Personnes handicapées : un simulateur pour redevenir un conducteur

Auteur /Etablissement :
Simulateur conçu sur la base d'un véhicule réel, une" Renault Modus".Désirant favoriser la reprise de la conduite automobile des patients en situation de handicap, le service de Médecine Physique et de Réadaptation (MPR) du CHU de Nîmes vient d'acquérir un simulateur de conduite. Les patients peuvent ainsi s'entraîner en toute sécurité sur des itinéraires virtuels avec un équipement pourvu d'aides à la conduite. Au cours des séances d'essai, l'équipe de Médecine Physique et de Réadaptation va apprécier les aptitudes des personnes à maîtriser à nouveau un véhicule et, en cas de difficulté, elle déterminera quelles aides techniques faciliteront la prise en main du véhicule.

Désirant favoriser la reprise de la conduite automobile des patients en situation de handicap, le service de Médecine Physique et de Réadaptation (MPR) du CHU de Nîmes vient d’acquérir un simulateur de conduite. Les patients peuvent ainsi s’entraîner en toute sécurité sur des itinéraires virtuels avec un équipement pourvu d’aides à la conduite. Au cours des séances d’essai, l’équipe de Médecine Physique et de Réadaptation va apprécier les aptitudes des personnes à maîtriser à nouveau un véhicule et, en cas de difficulté, elle déterminera quelles aides techniques faciliteront la prise en main du véhicule.

Synonyme d’autonomie et d’indépendance, la conduite automobile est un atout majeur pour la réinsertion : dans une voiture adaptée à son handicap, le conducteur pourra faire ses courses, voir des amis, développer des activités, travailler… en toute liberté.


Le simulateur a été conçu sur la base d’un véhicule réel, une « Renault Modus ».

Le simulateur de conduite contribue à renforcer la sécurité routière et prépare au passage devant la commission médicale du permis de conduire, seule habilitée à prononcer l’aptitude.

Evaluer les conséquences des différents handicaps sur la conduite automobile
La reprise de la conduite automobile est une interrogation constante des patients au terme de leur hospitalisation. Il existe des difficultés d’origine motrice à la reprise de la conduite tel le sujet paraplégique qui a perdu l’usage de ses jambes ; seule une adaptation du véhicule permettra la conduite. Il existe aussi des déficiences moins visibles mais plus sévères encore tels les troubles de l’attention, du jugement, de la planification des tâches qui peuvent être sources d’insécurité au volant et qui sont la conséquence de cérébrolésions. En l’absence de simulateur, l’évaluation est bien souvent uniquement clinique les essais sur route étant rares. Les reprises de conduite s’en trouvent certainement limitées, les conseils aux patients moins appropriés.

La population cible initiale correspond aux patients de l’hôpital du Grau du Roi à la frontière entre le Gard et l’Hérault, référent régional pour les Soins de Suite et de Réadaptation :
• Patients victimes d’accident vasculaire cérébral, de traumatisme crânien, présentant une sclérose en plaques…ou toute autre cérébrolésion. L’âge moyen de ces patients est de 56 ans. Ils sont originaires du Gard dans 51% des cas, de l’Hérault dans 37% des cas.
• Patients pris en charge dans le service de rééducation locomotrice et notamment les patients amputés ou victimes de traumatisme de la main.
• Patients pris en charge dans le service d’addictologie avec là un travail de sensibilisation qui peut être tout à fait bénéfique

Ce simulateur est également ouvert aux patients des autres unités de la Fédération Hospitalo-universitaire de MPR Montpellier- Nîmes c’est à dire provenant du service de Rééducation du CHU de Montpellier ; il est ouvert aux autres structures de rééducation neurologiques tel le centre Mutualiste Propara accueillant des blessés médullaires. Une extension de cette activité vers la population âgée porteuse de déficiences cognitives compatibles avec une certaine autonomie, mais pour laquelle la question du maintien de la conduite automobile se pose, pourra être proposée en collaboration avec les services de gériatrie et de gérontologie

Prise en charge
Le simulateur de conduite sera proposé en partenariat avec la préfecture et les associations de patients et fera l’objet d’une campagne d’information :
• Information des associations de patients et notamment de nos associations partenaires (APF, AFM, GAMH,…) qui pourront relayer cette information à partir de leur « journal d’information »
• Information sur France Bleu Gard le CHU étant partenaire dans le cadre de matinées d’information.

Le simulateur de conduite a été subventionné en totalité par :
– la Fondation Caisse d’Epargne Languedoc-Roussillon pour l’Autonomie à hauteur de 52 000 €,
– le Conseil Régional du Languedoc-Roussillon pour 15 000 €.

Les travaux d’installation ont été assurés par le CHU pour un budget de 15 000 €.

À lire également

Ce super microscope voit comment nous sommes contaminés par les substances chimiques présentes dans l’environnement 

Le CHU Grenoble Alpes et l’Université Grenoble Alpes (UGA) ont inauguré le 3 décembre la plateforme BioLIBS comprenant un prototype hospitalier unique de microscope d’imagerie élémentaire par spectroscopie de plasma induit par laser (LIBS). Ce dispositif a pour objectif d’accélérer la recherche translationnelle (santé respiratoire, dermatologie, maladies rares) et de préparer des usages diagnostiques cliniques pour les pathologies liées aux expositions professionnelles et environnementales.

Des prélèvements biologiques transportés par drones

En juin 2025, un marché public a été signé avec INNOV ATM / Drone Med pour créer trois
routes aériennes entre le site des hôpitaux de Brabois du CHRU de Nancy et les centres
hospitaliers de Pont-à-Mousson, Toul et Lunéville. Soutenu par France2030, ce projet vise à remplacer les trajets terrestres carbonés par des vols de drones électriques, rapides et sécurisés. L’ouverture du premier couloir aérien est prévue entre mars et août 2026.