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Préservation de la fertilité : 1ère mondiale à l’hôpital Antoine-Béclère AP-HP

Après maturation ovocytaire in vitro, une femme ayant préservé sa fertilité avant un traitement par chimiothérapie a pu mettre au monde un nouveau-né ! Les équipes du Pr Michaël Grynberg, chef du service de médecine de la reproduction et préservation de la fertilité, et du Pr Nelly Achour Frydman, responsable de la biologie de la reproduction, à l’hôpital Antoine-Béclère AP-HP, sont à l’origine de la première naissance d’un enfant conçu après maturation ovocytaire in vitro, dans un contexte de préservation de la fertilité, avant chimiothérapie pour le traitement d’un cancer. Il s'agit de la 130e première mondiale réalisée par un CHU de France.

Après maturation ovocytaire in vitro, une femme ayant préservé sa fertilité avant un traitement par chimiothérapie a pu mettre au monde un nouveau-né ! Les équipes du Pr Michaël Grynberg, chef du service de médecine de la reproduction et préservation de la fertilité, et du Pr Nelly Achour Frydman, responsable de la biologie de la reproduction, à l’hôpital Antoine-Béclère AP-HP, sont à l’origine de la première naissance d’un enfant conçu après maturation ovocytaire in vitro, dans un contexte de préservation de la fertilité, avant chimiothérapie pour le traitement d’un cancer. Il s’agit de la 130e première mondiale réalisée par un CHU de France. 

L’AP-HP est le premier centre de préservation de la fertilité en Ile-de-France

Les quatre hôpitaux, Cochin, Jean Verdier, Tenon et Antoine-Béclère/Bicêtre, proposent toutes les techniques actuellement disponibles de préservation, pour les femmes, les hommes et les enfants. La préservation de la fertilité féminine est un volet important de la médecine de la reproduction. L’autoconservation d’ovocytes et/ou d’embryons, voire la cryopréservation de tissu ovarien, représentent de réelles alternatives pour les femmes en âge de procréer, dont la fertilité pourrait-être altérée par une maladie et/ou des traitements. 
Classiquement, la vitrification d’ovocytes ou d’embryons nécessite l’obtention d’ovocytes matures suite à une stimulation hormonale des ovaires. Cependant, certaines pathologies hormono-dépendantes telles que le cancer du sein peuvent contre-indiquer l’administration de traitements hormonaux. Dans d’autres cas, la stimulation ovarienne ne peut être envisagée, notamment lorsque la chimiothérapie doit démarrer en urgence. C’est le cas de cette patiente prise en charge à l’hôpital Antoine-Béclère AP-HP qui, atteinte d’un cancer du sein hormono-dépendant, avait une contre-indication oncologique à la stimulation ovarienne. 

Maturation d’ovocytes in vitro 

Les équipes cliniques (Dr Gallot, Dr Sonigo et Mme Benoit) et biologiques (Dr Hesters et Dr  Mayeur) ont donc proposé d’utiliser la technique de maturation d’ovocytes in vitro (MIV) pour préserver les capacités de reproduction de la patiente considérant son risque de stérilité à l’issue des traitements anti-cancéreux. Cette technique a consisté en un prélèvement d’ovocytes immatures par ponction ovarienne à travers le vagin, sous contrôle échographique, sans aucune stimulation ovarienne préalable. Les ovocytes ont ensuite été maturés au laboratoire pendant 24 à 48 heures permettant, pour un certain nombre d’entre eux, d’atteindre la maturité et d’être congelés par vitrification. La patiente, en rémission de sa pathologie cancéreuse, présentait une infertilité. Après accord de l’équipe oncologique, il lui a été proposé de décongeler ses ovocytes pour les féconder in vitro avec les spermatozoïdes de son conjoint. Les embryons obtenus ont ensuite été replacés dans l’utérus de la patiente qui a finalement pu accoucher.  

Une première mondiale porteuse d’espoirs

« On sait que la compétence ovocytaire ou embryonnaire reste moindre qu’après une stimulation ovarienne. Cependant, ce succès prouve que la MIV constitue une réelle option pour préserver la fertilité féminine », rapporte le Pr. Michaël Grynberg.  « Plus de 650 patientes atteintes de cancer ont pu bénéficier d’une congélation d’ovocytes (4700 ovocytes conservés) au CECOS d’Antoine Béclère. Sept naissances ont déjà été obtenues. Cette première naissance après maturation d’ovocytes constitue un véritable espoir pour les patientes qui ne peuvent pas avoir de stimulation ovarienne » rapporte le Pr. Nelly Achour Frydman. Cette première mondiale est le fruit d’une étroite collaboration entre les cliniciens et biologistes impliqués dans la prise en charge de l’infertilité et de la préservation de la fertilité au sein de l’hôpital Antoine-Béclère AP-HP. La mère ainsi que le petit garçon né en juillet 2019 sont en parfaite santé. Cette première mondiale contribue à l’excellence de la prise en charge à l’AP-HP proposée en matière de préservation de la fertilité.

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