Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Prix Coup de Cœur pour le COMPAGNO’ AGE de Saint-Etienne

Le PRIX FHF-MNH « Stratégie ATTRACTIVITE MEDICALE » vient de décerner son Coup de Cœur au CHU Saint-Etienne pour son projet COMPAGNO’AGE qui comme son nom l’indique veut rapprocher les générations de médecins hospitaliers.
Le PRIX FHF-MNH «Stratégie ATTRACTIVITE MEDICALE» vient de décerner son Coup de Cœur au CHU Saint-Etienne pour son projet COMPAGNO’AGE qui comme son nom l’indique veut rapprocher les générations de médecins hospitaliers.
La remise des prix s’est déroulée ce jeudi 18 mai sur le village «Attractive Med» de la Paris Healthcare Week. Une belle reconnaissance pour cette démarche innovante afin d’attirer et fidéliser les internes sur le territoire de la métropole stéphanoise.
Dans un contexte de démographie tendue, le CHU de Saint-Etienne a lancé le projet COMPAGNO’ AGE pour renforcer l’attractivité de son CHU face à de nombreux départs à la retraite et un renouvellement insuffisant d’internes qui ont tendance à quitter la région après leur cursus universitaire. Le compagnonnage répond en effet à une forte demande des internes qui se trouvent trop souvent «largués» lors de leur prise de poste. L’idée est simple: les anciens accompagnent les jeunes. Un modèle qui fait ses preuves dans les pays anglo-saxons et notamment le Canada.
Double effet bénéfique.
D’une part, les praticiens volontaires peuvent profiter du cumul-emploi retraite pour aider et former un interne. Plutôt que de favoriser le prolongement d’activité, ce dispositif permet de libérer des postes et donc de financer la création de postes d’assistants pour pallier les besoins en post-internats qui augmentent avec le numerus clausus. C’est également une façon pour ces médecins de passer le cap de la cessation d’activité en douceur et de pourvoir transmettre leurs savoirs. D’autre part, les internes se voient accompagnés dans leur formation tant sur le plan médical qu’humain.
Ce projet porté par les équipes d’Aurélie Channet, directrice des Affaires Médicales et de la Recherche et celles de la Commission médicalem d’Etablissement a unanimement séduit praticiens et futurs médecins qui ont été interrogés sur leurs attentes. A ce jour le CHUSE compte 544 ETP seniors et 416 ETP juniors, ce qui montre bien la nécessité d’anticiper les départs à la retraite et la reconquête de nouveaux internes sur la métropole stéphanoise.
Depuis une décennie seulement, les hospitaliers comprennent l’urgence de manager autrement afin de convaincre les talents de rejoindre leurs équipes. Or les mentalités, les profils et choix de vie des futurs médecins ont considérablement évolué. L’exercice médical n’est plus un sacerdoce et le rôle du médecin à l’hôpital a beaucoup changé. Les directeurs d’établissement doivent prendre en compte ces différentes composantes et proposer des conditions d’exercice et de la qualité de vie conformes aux nouvelles attentes des internes.
Plusieurs binômes jeunes retraités et futurs médecins sont déjà constitués. En outre pour veiller à cet accompagnement et aide intergénérationnels, «Inter-Med» est d’ors est déjà dédié à l’entraide entre confrères qu’ils soient en difficulté personnelle ou collective dans l’établissement. Il est indépendant de la hiérarchie de l’hôpital.
Nul doute que ce type d’initiative devrait vite faire des émules car il est fondé sur les valeurs essentielles de la médecine: le soin et l’écoute. L’humanité.
Connaître et participer aux prochains prix de mécénat de la FHF ou de MNH dans vos régions.
Anne Marie DE RUBIANA (Remede.org)

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dossier : La maladie de Parkinson 

Décrite pour la première fois dans An Essay on the Shaking Palsy (1817) par James Parkinson, un médecin anglais, la maladie de Parkinson, mentionnée souvent en abrégé « Parkinson », est une maladie neurodégénérative irréversible d’évolution lente. La maladie s’installe ainsi au cours d’une longue phase asymptomatique de plusieurs années. Les premiers symptômes ne se font en effet ressentir que lorsque 50 à 70% des neurones dopaminergiques du cerveau sont détruits. Ils se déclarent essentiellement progressivement sous la forme d’un tremblement de repos, d’un ralentissement des mouvements et d’une raideur musculaire. Néanmoins, de nombreux troubles moteurs et non moteurs peuvent s’ajouter à la liste, devenant de réels handicaps dans le quotidien de ceux qui la subissent.

Voici comment le CHU de Rennes agit pour contrer Parkinson

Ce jeudi 11 avril a lieu la Journée internationale de la maladie de Parkinson. L’occasion pour les CHU de valoriser leur implication sur ce sujet, notamment à travers les Centres Experts Parkinson (CEP) affiliés. Le Centre Hospitalier Universitaire de Rennes ne manque pas à l’appel, mettant en valeur des actions qui garantissent à la fois une offre diagnostique simplifiée et une prise en charge multidisciplinaire, adaptée au profil de chaque patient.

L’IHU toulousain dédié au vieillissement officiellement lancé

L’Institut Hospitalo-Universitaire HealthAge a officiellement été lancé le 2 avril à Toulouse. Porté par le CHU, l’Inserm et l’Université Toulouse III – Paul Sabatier, cet IHU, le seul exclusivement dédié au vieillissement en France, se donne pour ambition de contribuer au vieillissement en bonne santé des populations et de devenir le centre de référence européen en Géroscience.

Un patient Parkinsonien entreprend le tour du monde à la voile 

Le 10 septembre dernier a retenti le “top départ” des quatorze monocoques participant à l’Ocean Globe Race 2023, une course à voile en équipage autour du monde. A bord du voilier Neptune, deux personnages : le Dr Tanneguy Raffray, ophtalmologue à la retraite, et Bertrand Delhom, ancien moniteur de voile atteint de la maladie de Parkinson. Leur aventure, jalonnée de nombreux défis, est suivie de près par plusieurs professionnels de santé du CHU de Rennes, dont l’avis est à entendre dans le podcast “Qui ose vivra !”