Prothèses imprimées en 3D bientôt remboursées par l’assurance maladie ?

Lyon tente de répondre à cette question en conduisant une étude médico-économique sur une cohorte de 50 patients traités dans une dizaine de centres. Explications... Les prothèses imprimées en 3D bien plus chères que des prothèses classiques ont l’avantage d’être totalement personnalisées et d’éviter de nombreuses complications per et post opératoires. Aussi pour comparer le prix de revient de ces nouveaux dispositifs avec une chirurgie traditionnelle, il est important de tenir compte de toutes les dépenses survenues dans le parcours du patient et pas seulement du coût de l'implant. Telle est l'enjeu la recherche lyonnaise.
Lyon tente de répondre à cette question en conduisant une étude médico-économique sur une cohorte de 50 patients traités dans une dizaine de centres. Explications… 
Les prothèses imprimées en 3D bien plus chères que des prothèses classiques ont l’avantage d’être totalement personnalisées et d’éviter de nombreuses complications per et post opératoires. Aussi pour comparer le prix de revient de ces nouveaux dispositifs avec une chirurgie traditionnelle, il est important de tenir compte de toutes les dépenses survenues dans le parcours du patient et pas seulement du coût de l’implant. Telle est l’enjeu la recherche lyonnaise.
Les prothèses imprimées en 3D bouleversent la chirurgie. En chirurgie maxillo-faciale, elles permettent par exemple, de reconstruire une orbite oculaire au lieu de greffer le patient avec son propre os prélevé au niveau du crâne. C’est sur cette base que l’équipe de chirurgie maxillo-faciale du Pr Arnaud Gleizal de l’hôpital de la Croix Rousse-HCL a été retenue pour mener un Programme de Recherche en Médico-Economie (PRME) afin d’évaluer les coûts et les bénéfices cliniques liés à l’utilisation d’un implant en titane poreux imprimé en 3D à partie des images du patient. 
Si l’étude prouve sa supériorité par rapport à la greffe classique, ces prothèses pourraient être remboursées par l’assurance maladie. Pour le moment, c’est l’hôpital public qui s’acquitte de la facture pour le bien-être de ses patients.
Les HCL sont le premier établissement à coordonner un projet de recherche de cette envergure sur un produit de santé issu de l’impression 3D médicale. Dans le cadre de cette étude, une cinquantaine de patients dans une dizaine de centres en France pourront bénéficier de cette technologie coûteuse mais d’avenir.

De nombreux avantages plaident en faveur d’une prothèse 3D

« On constate une nette amélioration à la fois fonctionnelle et esthétique pour les patients avec une diminution des orbites enfoncées et de la vision double ». explique Dr Jean Thomas Bachelet, chirurgien maxillo-facial aux HCL, « et par rapport à la prise en charge actuelle par autogreffe » complète-t-il « la prothèse 3D permet une réduction du temps opératoire et des zones opérées ainsi que moins de handicaps durables liés aux traumatismes orbitaires ».

9 Programmes de Recherche médico-économiques nationaux ont été attribués fin 2017 par le ministère de la santé. 3 d’entre eux ont été remportés par les HCL.  

À lire également

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.

Au CHU de Saint-Etienne, on lutte contre la méningite par le jeu

Pour la troisième année consécutive, l’équipe d’Infectiologie du CHU de Saint-Étienne et la Chaire PréVAcCI de l’Institut Universitaire PRESAGE s’unissent pour une journée de sensibilisation face à la recrudescence des méningites à méningocoques. En partenariat avec l’association Petit Ange, cette initiative transforme l’apprentissage de la santé en une expérience immersive pour les adolescents du territoire.

Les Hospices Civils de Lyon se dotent d’un entrepôt de données de santé

Comme d’autres grands hôpitaux, le CHU lyonnais a annoncé rentrer dans une nouvelle ère en se dotant d’un entrepôt de données de santé. Ce dernier doit, entre autres, favoriser le permettre le développement d’études multicentriques, l’accélération de la recherche et de l’innovation, et le renforcement de la qualité des soins.