Illustration concrète du partenariat noué entre la région de Midi-Pyrénées, le Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse, le Centre Hospitalier de Bigore et les établissements publics et privés alentour, quinze étudiants ont fait leur rentrée au pied des Pyrénées, au sein de l’antenne tarbaise de l’Institut de Formation de Manipulateurs d’Electroradiologie Médicale (IFMEM) du CHU, le 6 septembre 2011. A l’origine de ce projet novateur, les diagnostics territoriaux conduits par le Conseil Régional qui ont révélé les difficultés de recrutement pour ce métier dit « en tension » notamment en Midi-Pyrénées.
Le Centre Hospitalier de Bigorre a pris l’engagement de répondre à ces besoins en matière de professionnels de santé par l’investissement de son Institut en Soins en Infirmiers (IFSI), d’une part, et de ses Services de Soins et d’imagerie, d’autre part. Le premier accueille les étudiants dans sa structure et les seconds encadreront les futurs stagiaires. Quant au CHU de Toulouse, soucieux d’apporter son expertise dans tous les projets liés aux formations sanitaires et sociales, a accepté de relever ce défi avec l’ensemble de l’équipe de son IFMEM.
Eloignée de 155 km de Toulouse mais totalement « connectée », cette promotion bénéficiera non seulement d’un suivi quasi-personnalisé d’une formatrice mais aussi des moyens les plus modernes de l’e-formation : télé-enseignement par visio-conférences, plate-forme de e-learning…
Le Conseil Régional a financé la transformation d’une partie des locaux de IFSI Henri Dunant de Tarbes à la spécificité des apprentissages en Imagerie. Les apprenants disposeront d’une salle de radiologie dédiée aux séances de travaux pratiques. Le coût du fonctionnement de cette antenne ainsi que travaux et matériel sont financés par la Région Midi-Pyrénées pour un montant de 140 000 euros pour cette année scolaire.

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage
Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.



