Le CHU de Martinique a trois bonnes raisons de se réjouir. D’abord parce qu’il a conduit la 1ère étude au monde décrivant l’aspect morphologique en IRM de cerveaux de nourrissons sains dont la mère a contracté le virus du Zika durant sa grossesse. Ensuite parce que les résultats vont rassurer les millions de femmes qui ont eu une grossesse avec une infection au Zika puisque dans la plupart des situations ce virus ne va pas empêcher le cerveau du foetus de grandir. Enfin parce que cette recherche est reconnue au plus haut niveau en étant publiée dans la prestigieuse revue le New England Journal of Medicine (basée à Boston, USA), édition du 5 octobre 2017.
Les conclusions de l’étude s’orientent vers une conséquence binaire lors d’une infection à Zika d’une femme enceinte : soit le virus provoque (très rarement) un syndrome microcéphalique (alors décelable en échographie pré-natale), soit le virus n’a pas de conséquence macroscopique sur le cerveau du foetus dans l’écrasante majorité des cas.
L’étude coordonnée par le Pr Mehdi Mejdoubi porte sur 103 nourrissons ayant eu des échographies pré-natales normales puis ayant passé une IRM cérébrale dans les 6 mois après leur naissance. Les IRM cérébrales se révèlent sans anomalies significatives malgré une infection biologiquement prouvée de la mère pendant la grossesse. Ces résultats présagent d’un développement cérébral normal. "La confirmation de ces résultats d’imagerie nécessite un suivi clinique à long terme des enfants concernés" ajoute le Pr Mejdoubi.
La pandémie mondiale, qui se propage par le biais du moustique tigre, a conduit à retarder des projets de grossesse voire à interrompre des grossesses. Cette étude vient en soutien aux programmes de dépistage gratuit, systématique et obligatoire par des échographies pré-natales (tel que celui existant en France).
Références de la publication
N° de DOI : 10.1056/NEJMc1612813.
www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMc1612813

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Comme d’autres grands hôpitaux, le CHU lyonnais a annoncé rentrer dans une nouvelle ère en se dotant d’un entrepôt de données de santé. Ce dernier doit, entre autres, favoriser le permettre le développement d’études multicentriques, l’accélération de la recherche et de l’innovation, et le renforcement de la qualité des soins.



