Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Restauration collective responsable : l’Anjou donne l’exemple !

77 sites de restaurants collectifs du territoire d’Anjou dont celui du CHU d’Angers s’engagent à changer leurs pratiques pour améliorer la qualité des repas (bio, locaux...), le bien-être sur le lieu de restauration, les bonnes pratiques (gaspillage, économies d’eau et d’énergie, produits d’entretien…) ou encore leur participation au dynamisme social et territorial de l’Anjou.
77 sites de restaurants collectifs du territoire d’Anjou dont celui du CHU d’Angers s’engagent à changer leurs pratiques pour améliorer la qualité des repas (bio, locaux…), le bien-être sur le lieu de restauration, les bonnes pratiques (gaspillage, économies d’eau et d’énergie, produits d’entretien…) ou encore leur participation au dynamisme social et territorial de l’Anjou.
14 structures de tous horizons, représentant 77 restaurants de collectivité et servant près de 16 000 repas par jour rejoignent conjointement la garantie Mon Restau Responsable®, créée il y a 2 ans par la Fondation pour la Nature et l’Homme et le réseau Restau’Co. Tous ces restaurants ont présenté au fil de la journée du 5 juin les changements qu’ils comptent apporter.
Une première en France. Alors que la Loi Agriculture et Alimentation, débattue fin mai à l’Assemblée nationale, pose un objectif de 50% d’alimentation de qualité dont 20% de produits bio en restauration collective publique et privée d’ici 2022, l’Anjou donne l’exemple. Des restaurants dépendant du siège de l’Ademe, de la Caisse des Dépôts et Consignations, de l’Association Petite Enfance, du Conseil départemental du Maine-et-Loire, du CHU d’Angers, du CROUS d’Angers, de la mairie d’Angers via l’EPARC et de l’Institut Montéclair réalisent ensemble une première en s’engageant le même jour à faire évoluer leurs pratiques. Une manière de marquer fortement leur volonté de répondre à une demande citoyenne de plus en plus importante pour une alimentation de qualité et une agriculture respectueuse de ceux qui en vivent.
Pour la directrice générale du CHU d’Angers, Cécile Jaglin-Grimonprez, cet engagement « concrétise l’incarnation de cette démarche volontariste déployée dans l’intérêt premier des patients mais également des personnels. Accueil, approvisionnement plus responsable et respectueux de l’environnement, réduction des déchets et engagement social par l’insertion professionnelle, c’est une approche qui s’inscrit dans la démarche citoyenne globale qui est la nôtre. »
Le CHU d’Angers, qui devient le deuxième CHU de France à rejoindre le réseau Mon Restau Responsable®, souhaite par ailleurs relever un défi de taille en passant aux emballages compostables d’ici 4 ans.

Les engagements de l’UPC du CHU d’Angers
Bien-être
1. A la demande des hospitaliers fréquentant le self, améliorer la présentation des menus aux selfs et aux patients.
2. Développer, selon les possibilités des services de soins, les petits déjeuners en libre-service pour les patients (ex. : depuis 2017, la maternité propose aux jeunes mamans des petits déjeuners sous forme de buffet).
3. Pour favoriser la convivialité, prévoir des salles à manger dans le plan d’architecture du nouveau bâtiment qui accueillera des patients en soins de suite en 2020.
Assiette responsable
4. Développer les recettes en barquette unique « mono-portion », ce qui facilite la proposition de recettes traditionnelles et améliore la présentation des plats. Cette évolution par rapport au système classique (une barquette pour la protéine, une pour le légume) permettra également de réduire l’utilisation de barquettes en plastique. 
5. Relance du marché « poissons surgelés » pour l’ensemble de notre groupement UNIHA, pour garantir un approvisionnement respectueux des quotas de pêche, en imposant la simple congélation sans additifs afin de favoriser la transformation près des lieux de pêche et stopper les transferts via la Chine, augmenter le nombre de références pour éviter la pression sur certaines espèces et diversifier les menus.
Eco-gestes
6. S’engager sur la filière bio-déchets, en commençant par les selfs (en collaboration avec la conseillère hôtelière du CHU), et à échéance de 4 ans pour tous les services, en lien avec la mise en place de la barquette compostable.
7. Relancer l’appel d’offres pour les produits d’entretien en incluant des produits avec écolabel.
Engagement social et territorial
8. Poursuivre l’accueil de stagiaires de l’association de réinsertion Resto Troc, et les intégrer de façon durable à l’équipe (4 années de partenariat, une embauche réalisée).
9. Respecter nos engagements collectivement au sein de l’unité de production culinaire du CHU, et motiver nos collègues de la restauration sociale hospitalière à travers l’association UDIHR.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dossier : La maladie de Crohn

A l’occasion de la journée mondiale des Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), la rédaction de CHU Média publie un dossier consacré à la maladie de Crohn.

Le rôle d’un centre antipoison : tout ce qu’il faut savoir 

Dans le cadre de notre série de reportages au CHU d’Angers, nous avons rencontré le responsable du Centre Antipoison et Toxicovigilance du Grand Ouest, le Pr Alexis Descatha. Intoxications, serpents exotiques, veille national champignons… ce dernier a accepté de nous parler des différentes missions de son service.

HAVISAINES : Le CHU d’Angers vise la bonne santé de ses agents

Depuis l’an dernier, le CHU d’Angers déploie HAVISAINES, un dispositif de promotion de la santé à destination de ses professionnels. Au micro de CHU Média, le Pr Alexis Descatha, médecin porteur du programme, revient notamment sur les quatre piliers sur lesquels ce dispositif repose : sport, alimentation, alcool, tabac.

Violences : fin de l’omerta à l’hôpital

La semaine dernière, la Conférence des Doyens de facultés de médecine a publié un communiqué de presse co-signé avec l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris (APHP), annonçant un engagement commun dans la lutte contre les violences au travail. Une déclaration qui fait suite aux récentes accusations de violences morales et sexuelles de Karine Lacombe à l’encontre du médecin urgentiste Patrick Pelloux.

L’ICI, nouveau temple de la cancérologie

Le CHU de Brest vient d’inaugurer son nouvel Institut de Cancérologie et d’Imagerie, surnommé ICI. Ce centre, promesse d’un hôpital centré sur l’humain et doté d’une technologie de pointe, est amené à devenir l’un des fers de lance européens dans le traitement du cancer, avec une capacité de 50 000 patients par an.