Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Sept leviers pour améliorer les parcours de soins non programmés en Hauts-de-France

Trois mois après le lancement de sa feuille de route «7 leviers pour améliorer le parcours de soins non programmés en Hauts-de-France», déclinaison régionale du Pacte de refondation des urgences, l’ARS fait un point d’étape sur les premières mesures déployées.

Trois mois après le lancement de sa feuille de route «7 leviers pour améliorer le parcours de soins non programmés en Hauts-de-France», déclinaison régionale du Pacte de refondation des urgences, l’ARS fait un point d’étape sur les premières mesures déployées.

Étienne Champion, Directeur général de l’ARS Hauts-de-France, a réuni le 11 février le comité régional de suivi du Pacte de refondation des urgences. Il a permis à l’Agence de faire avec les partenaires un point d’étape 3 mois après le lancement de la feuille de route « 7 leviers pour améliorer le parcours de soins non programmés en Hauts-de-France ».

Des tablettes embarquées dans les SMUR

Plus fluides et sécurisées que les transmissions papier, des tablettes numériques connectées sont en cours d’installation dans les véhicules de SMUR et de transport infirmier inter-hospitalier. Grâce à elles, le SAMU pourra transmettre en direct à l’équipe d’urgence toutes les informations recueillies pendant l’échange téléphonique, et cette dernière renseignera pendant l’intervention les informations relatives à la prise en charge avant l’arrivée dans le service d’urgences. Ces tablettes permettront donc un meilleur partage de l’information entre les différents acteurs, au bénéfice de la prise en charge du patient. L’ARS a d’ores et déjà engagé 340 000 € pour financer le matériel et les licences dans toute la région.

Formation des professionnels des EHPAD à la gestion des urgences

Les services d’urgences sont trop souvent le point d’entrée principal de l’hospitalisation des personnes âgées – avec potentiellement pour conséquences un parcours plus complexe et une dégradation de leur état de santé. Parmi les alternatives possibles pour limiter les recours évitables aux urgences, la formation des professionnels des EHPAD à la gestion des urgences leur permet de mieux évaluer les situations et d’améliorer la pertinence des recours aux services d’urgences. Le programme ASSURE a déjà permis de sensibiliser 790 professionnels, dans 83% des EHPAD de la région. De nouvelles sessions seront organisées en 2020 avec pour objectif une couverture de l’ensemble des 584 EHPAD de la région à la fin de l’année.

Des agents d’accueil et de bienveillance dans les services d’urgences

L’amélioration des conditions de travail des professionnels des urgences et de la qualité des prises en charge passe par un climat apaisé dans les services d’urgences. Pour cela, l’ARS soutient la formation d’agents d’accueil et de bienveillance. Leur mission sera de renseigner les patients et leurs accompagnants sur le déroulement de la prise en charge, en intervenant comme des médiateurs.
L’ARS finance la formation de ces agents dans les établissements publics et privés. Une première enveloppe de 214 000 € a été déléguée par l’Agence à cet effet.

Une feuille de route régionale pour des mesures adaptées aux enjeux locaux
Dès l’annonce par la ministre des solidarités et de la santé du Pacte de refondation des urgences le 9 septembre dernier, l’Agence régionale de santé Hauts-de-France a travaillé en concertation avec les acteurs des soins non programmés à une feuille de route régionale. Ces travaux avaient pour objectif d’identifier, dans le parcours de soins non programmés des patients, les points de rupture successifs et d’y apporter des mesures correctrices adaptées et concrètes.
« 7 leviers pour améliorer le parcours de soins non programmés en Hauts-de-France » ont été identifiés et regroupés dans un plan du même nom :
Levier 1: Communiquer auprès des usagers
Levier 2 : Optimiser l’orientation et la régulation des demandes de soins non programmés
Levier 3 : Rapprocher la ville et l’hôpital
Levier 4 : Améliorer les parcours dédiés aux personnes âgées
Levier 5 : Améliorer les conditions de travail et de prise en charge dans les structures d’urgence
Levier 6 : Faciliter la sortie des patients des services d’urgence
Levier 7 : Accompagner la transition numérique des urgences

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dossier : La maladie de Crohn

A l’occasion de la journée mondiale des Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), la rédaction de CHU Média publie un dossier consacré à la maladie de Crohn.

Le rôle d’un centre antipoison : tout ce qu’il faut savoir 

Dans le cadre de notre série de reportages au CHU d’Angers, nous avons rencontré le responsable du Centre Antipoison et Toxicovigilance du Grand Ouest, le Pr Alexis Descatha. Intoxications, serpents exotiques, veille national champignons… ce dernier a accepté de nous parler des différentes missions de son service.

HAVISAINES : Le CHU d’Angers vise la bonne santé de ses agents

Depuis l’an dernier, le CHU d’Angers déploie HAVISAINES, un dispositif de promotion de la santé à destination de ses professionnels. Au micro de CHU Média, le Pr Alexis Descatha, médecin porteur du programme, revient notamment sur les quatre piliers sur lesquels ce dispositif repose : sport, alimentation, alcool, tabac.

Violences : fin de l’omerta à l’hôpital

La semaine dernière, la Conférence des Doyens de facultés de médecine a publié un communiqué de presse co-signé avec l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris (APHP), annonçant un engagement commun dans la lutte contre les violences au travail. Une déclaration qui fait suite aux récentes accusations de violences morales et sexuelles de Karine Lacombe à l’encontre du médecin urgentiste Patrick Pelloux.

L’ICI, nouveau temple de la cancérologie

Le CHU de Brest vient d’inaugurer son nouvel Institut de Cancérologie et d’Imagerie, surnommé ICI. Ce centre, promesse d’un hôpital centré sur l’humain et doté d’une technologie de pointe, est amené à devenir l’un des fers de lance européens dans le traitement du cancer, avec une capacité de 50 000 patients par an.