Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Syncopes : le premier centre français spécialisé est lyonnais

Parce que 40% des syncopes restent inexpliquées les Hospices Civils de Lyon ont ouvert en août 2006 le premier centre français spécialisé à l'hôpital de la Croix Rousse. Que propose cette unité spécialisée ?

Parce que 40% des syncopes restent inexpliquées les Hospices Civils de Lyon ont ouvert en août 2006 le premier centre français spécialisé à l’hôpital de la Croix Rousse. Que propose cette unité spécialisée ?

Adressé au centre de prise en charge des syncopes par son médecin traitant ou par des spécialistes, le patient bénéficiera d’un bilan très spécifique : une consultation de deux heures, avec interrogatoire approfondi et différents examens dont le tilt-test : Pour comprendre l’origine de la syncope, il est nécessaire d’en déclencher une. Allongé durant 45 minutes sur une des deux tables d’inclinaison(à 60%)équipées d’appareils informatisés qui enregistrent en continu divers paramètres hémodynamiques, le patient subira le « tilt-test » destiné à reproduire les conditions propices au développement d’une syncope. Au terme de ce bilan, le pourcentage de syncopes restées inexpliquées n’est plus que de 10 ou 15%…

D’autres examens cardiologiques plus « classiques » sont parfois prescrits avant la consultation, lors de la prise de rendez-vous (un Holter et un électrocardiogramme, par exemple).

Le centre fonctionne comme un hôpital de jour, du lundi au vendredi de 9h à 17h.

Depuis son ouverture en août 2006, le service accueille 3 à 4 patients par semaine*, d’âge variable et dont la syncope est jusque là restée inexpliquée. Dans chaque cas, une proposition thérapeutique est faite et surveillée au cours des semaines suivantes par un examen de contrôle.
En 2007, le centre recevra 100 patients. La montée en charge se poursuivra avec une prévision de 400 patients en 2008….

40% des syncopes restent inexpliquées
Bon nombre de syncopes sont dues à une dérégulation du système nerveux autonome (système qui gère nos activités non volontaires), et notamment à un excès d’activité du système nerveux parasympathique (ou vague) sur le coeur et les vaisseaux. Ce système vague est, dans certaines circonstances, responsable d’un ralentissement brutal du rythme cardiaque et d’une chute de la tension artérielle, provoquant une diminution de l’oxygénation cérébrale. C’est la syncope, qui se définit comme une perte de connaissance brève et soudaine, avec chute le plus souvent.

Ce phénomène peut survenir à tout âge. Chez la personne âgée, le risque est augmenté par la moins bonne qualité de son système vasculaire : plus fréquemment sujette aux syncopes, elle peut faire une mauvaise chute, dont les conséquences aggraveront le tableau clinique. Chez nos aînés, la syncope serait responsable de 3 à 6% des hospitalisations, le plus souvent répétées. Dès lors, elle coûte cher et représente un vrai problème de santé publique.

Si les causes sont multiples, et bien souvent d’origine cardiaque ou vasculaire, 40% des syncopes restent néanmoins inexpliquées. C’est pour cette raison que des centres spécialisés ont vu le jour en Europe, notamment à Newcastle depuis 1991. Il était urgent qu’une ville comme Lyon puisse bénéficier d’une telle unité. Le centre lyonnais est le premier centre français uniquement dédié à la syncope.

Pour les rendez-vous : 04 72 07 16 80

Pour plus d’informations : Dr Daniel Flammang 04 72 07 16 67

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dossier : La maladie de Parkinson 

Décrite pour la première fois dans An Essay on the Shaking Palsy (1817) par James Parkinson, un médecin anglais, la maladie de Parkinson, mentionnée souvent en abrégé « Parkinson », est une maladie neurodégénérative irréversible d’évolution lente. La maladie s’installe ainsi au cours d’une longue phase asymptomatique de plusieurs années. Les premiers symptômes ne se font en effet ressentir que lorsque 50 à 70% des neurones dopaminergiques du cerveau sont détruits. Ils se déclarent essentiellement progressivement sous la forme d’un tremblement de repos, d’un ralentissement des mouvements et d’une raideur musculaire. Néanmoins, de nombreux troubles moteurs et non moteurs peuvent s’ajouter à la liste, devenant de réels handicaps dans le quotidien de ceux qui la subissent.

Voici comment le CHU de Rennes agit pour contrer Parkinson

Ce jeudi 11 avril a lieu la Journée internationale de la maladie de Parkinson. L’occasion pour les CHU de valoriser leur implication sur ce sujet, notamment à travers les Centres Experts Parkinson (CEP) affiliés. Le Centre Hospitalier Universitaire de Rennes ne manque pas à l’appel, mettant en valeur des actions qui garantissent à la fois une offre diagnostique simplifiée et une prise en charge multidisciplinaire, adaptée au profil de chaque patient.

L’IHU toulousain dédié au vieillissement officiellement lancé

L’Institut Hospitalo-Universitaire HealthAge a officiellement été lancé le 2 avril à Toulouse. Porté par le CHU, l’Inserm et l’Université Toulouse III – Paul Sabatier, cet IHU, le seul exclusivement dédié au vieillissement en France, se donne pour ambition de contribuer au vieillissement en bonne santé des populations et de devenir le centre de référence européen en Géroscience.

Un patient Parkinsonien entreprend le tour du monde à la voile 

Le 10 septembre dernier a retenti le “top départ” des quatorze monocoques participant à l’Ocean Globe Race 2023, une course à voile en équipage autour du monde. A bord du voilier Neptune, deux personnages : le Dr Tanneguy Raffray, ophtalmologue à la retraite, et Bertrand Delhom, ancien moniteur de voile atteint de la maladie de Parkinson. Leur aventure, jalonnée de nombreux défis, est suivie de près par plusieurs professionnels de santé du CHU de Rennes, dont l’avis est à entendre dans le podcast “Qui ose vivra !”