Un nouveau robot chirurgical au CHU de Poitiers

Auteur / Etablissement : ,
Le mois dernier, le CHU de Poitiers s’est doté du nouveau robot chirurgical Da Vinci X. Une technologie qui permet à plusieurs de ses services de multiplier le nombre d’opérations mais également de développer de nouvelles perspectives pour certaines spécialités.

C’est le deuxième robot chirurgical qui débarque en Poitou-Charentes. L’acquisition récente de Da Vinci X par le CHU de Poitiers apparaît comme une ouverture à de nouvelles perspectives, notamment pour les chirurgies pancréatique et bariatrique (éventrations). 

Ces interventions peuvent désormais être réalisées de façon mini-invasive. Elles permettent aussi d’alléger les prises en charge post opératoires et de réduire ainsi la durée des hospitalisations. Des avantages non négligeables que soulignent d’une même voix le Pr Jean-Pierre Faure et le Dr David Soussi Berjonval, chirurgiens viscéraux spécialisés en chirurgie bariatrique et pariétale : « La chirurgie robotique est devenue un élément technique et technologique incontournable au CHU de Poitiers. Ce deuxième robot représente une opportunité exceptionnelle pour les chirurgiens au bénéfice des patients. »

Crédit : CHU de Poitiers

Plus précis, plus accessible 

Le robot Da Vinci X rejoint donc celui qui avait pris place au CHU en 2015, le Da Vinci XI. 

D’extérieur, ce nouvel appareil semble en tout point similaire à son prédécesseur, à la différence que celui-ci est composé d’une console de commandes à distance. Une nouveauté technique améliorant la précision des gestes lors des interventions. Le CHU ne s’est d’ailleurs pas contenté d’une seule console mais de deux, afin de faciliter la formation de ses nouveaux professionnels. « Ce robot peut être un élément d’attractivité pour les jeunes chirurgiens, il va également augmenter le rayonnement du CHU », explique le Dr Simon Bernardeau, urologue et chef du service de chirurgie urologique et transplantation. 

Précis oui, mais également accessible. Pouvant être utilisé dans divers services (urologie, gynécologie, chirurgie viscérale, ORL, chirurgie thoracique et pédiatrie), le Da Vinci X a été stratégiquement installé au carrefour des blocs. Ainsi, quelque soit leur spécialité, les divers professionnels de santé y ont un accès direct.

La rédaction avec le CHU de Poitiers 

À lire également

Au CHU d’Angers, la prévention comme boussole

Enjeu de santé publique incontournable, la prévention peine encore, malgré un financement et une volonté partagée des acteurs, à montrer toute son efficacité en France. Pour réduire les inégalités de santé, la communauté scientifique internationale promeut la stratégie du Making Every Contact Count (MECC), c’est-à-dire un accès à de la prévention à chaque contact qu’un individu peut avoir avec le système de santé. Comme d’autres hôpitaux, le CHU d’Angers a décidé de l’expérimenter. Pas étonnant de la part d’un établissement qui, depuis cinq ans, fait de la prévention une valeur cardinale.

Les HCL ouvrent le premier hôpital dédié à la ménopause 

Intégré au service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Femme Mère Enfant (HFME), le dispositif propose une prise en charge globale, pluridisciplinaire et personnalisée des femmes en transition ménopausique ou ménopausées. Après une phase de déploiement progressif, l’hôpital de jour est désormais pleinement opérationnel, afin de permettre à toutes les femmes concernées d’accéder à ce parcours de soins dédié.