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Un projet de pharmacie clinique porté par le CHU de Nîmes récompensé par la DGOS

Le CHU de Nîmes (CHUN), promoteur du projet « Mise en oeuvre et impact du Bilan partagé de médication (BPM) en services de chirurgies sur la prise en charge médicamenteuse des patients âgés en ville » et les CHU de Montpellier et de Toulouse, établissements associés, sont retenus pour un financement de 245 000€ dans le cadre de l’appel à projets "Pharmacie clinique".

Le CHU de Nîmes (CHUN), promoteur du projet « Mise en oeuvre et impact du Bilan partagé de médication (BPM) en services de chirurgies sur la prise en charge médicamenteuse des patients âgés en ville » et les CHU de Montpellier et de Toulouse, établissements associés, sont retenus pour un financement de 245 000 € dans le cadre de l’appel à projets "Pharmacie clinique". 
Les personnes âgées de 65 ans et plus représentent une population à haut risque d’évènement indésirable médicamenteux (EIM). De récentes études estiment que les EIM concernent 31,9 % des personnes âgées hospitalisées et que 28 % de ces EIM sont évitables. La morbidité, en particulier post opératoire, est majorée avec l’âge. Dans les CHU de la région Occitanie, la part des personnes âgées représente plus de 50 % des hospitalisations en chirurgie.

Réduire la iatrogénie médicamenteuse

Pour réduire les EIM, les pharmaciens hospitaliers des CHU de Montpellier, Nîmes et Toulouse ont déployé, dans leurs établissements, des activités de conciliation médicamenteuse (CM) et d’analyse pharmaceutique (AP) afin de réduire les troubles ou maladies liées à la prise d’un médicament (iatrogénie médicamenteuse). Ainsi, pendant le séjour, le pharmacien clinicien en service de chirurgie peut détecter, via la conciliation médicamenteuse, les ordonnances de ville à fort potentiel iatrogène, pour lesquelles un Bilan partagé de médication (BPM) doit être engagé.
Cependant, le temps de l’hospitalisation en service de chirurgie ne prévoit pas de révision systématique du traitement médicamenteux habituel du patient. Ainsi, une part importante de l’iatrogénie détectée à l’entrée du patient par le pharmacien clinicien, parfois directement responsable de l’hospitalisation (par exemple, les chutes liées aux EIM), n’est pas suffisamment prise en charge et peut perdurer à la sortie d’hospitalisation. À la sortie du patient, l’étude REPHVIM a déjà démontré, en 2014, que la conciliation médicamenteuse, associée à une communication au pharmacien d’officine, permettait de diminuer la prévalence des dysfonctionnements médicamenteux, particulièrement en chirurgie.

Associer un médecin somaticien et un pharmacien clinicien

Le Dr Jean-Marie Kinowski, chef du pôle Pharmacie – Santé publique – Évaluation (PSPE) du CHU de Nîmes (CHUN), porteur du projet de « Mise en oeuvre et impact du BPM en services de chirurgies sur la prise en charge médicamenteuse des patients âgés en ville » explique : « Un bilan partagé de médication en service de chirurgie, associé à une transmission et un suivi des modifications thérapeutiques par le médecin traitant et le pharmacien d’officine, constitue une perspective d’avenir dans la prise en charge médicamenteuse de ces patients. »
Le projet, porté par le CHUN, et associant les CHU de Montpellier et de Toulouse, a pour objectif de déployer des BPM chez le patient âgé hospitalisé en chirurgie, bilan qui sera réalisé par un binôme associant un médecin somaticien (par exemple un médecin généraliste ou un gériatre) et un pharmacien clinicien. Le bilan sera ensuite transmis au médecin traitant et accompagné d’un contact téléphonique, la même procédure sera appliquée au pharmacien d’officine. « Le critère principal d’évaluation du projet sera la proportion de patients qui passeront d’un risque iatrogénique dit "intermédiaire" ou élevé à un risque faible, entre le début de l’hospitalisation et trois mois après l’hospitalisation » complète le Dr Jean-Marie Kinowski.

Financement de la DGOS 

La Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a décidé de soutenir ce projet à hauteur de 245 000 €. Ce financement permettra d’évaluer la faisabilité et de mesurer les impacts cliniques et médico-économiques de la mise en oeuvre de BPM en chirurgie. Au-delà de la pertinence scientifique du projet, c’est bel et bien l’étroite collaboration et le travail en réseau entre les trois CHU d’Occitanie qui ont été récompensés.
La Fédération pharmaceutique hospitalo-universitaire (FPHU) Occitanie a ainsi pour but de structurer la filière pharmaceutique, permettant de créer un réseau opérationnel entre les équipes pharmaceutiques des trois CHU de la région.

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