Hôtel-Dieu : plus d’urgences mais des consultations 24h/24 sans rendez-vous

Consultations sans rendez-vous 24h/24 assurées par une maison de santé pluridisciplinaire vouée aux soins primaires de proximité, consultations spécialisées sur rendez-vous, service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) 24h/24, centre de prévention, de dépistage et d’information en santé, maintien des activités médico-judiciaires mais plus de service d’urgences … Ainsi se présente la nouvelle offre de soins de l’Hôtel-Dieu – un "hôpital debout" sans lit d’hospitalisation. Un choix assumé par la direction générale et par la commission médicale d'établissement.

Consultations sans rendez-vous 24h/24 assurées par une maison de santé pluridisciplinaire vouée aux soins primaires de proximité, consultations spécialisées sur rendez-vous, service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) 24h/24, centre de prévention, de dépistage et d’information en santé, maintien des activités médico-judiciaires mais plus de service d’urgences … Ainsi se présente la nouvelle offre de soins de l’Hôtel-Dieu – un « hôpital debout » sans lit d’hospitalisation. Un choix assumé par la direction générale dans un communiqué le 14 mai 2013 et par la commission médicale d’établissement (CME) qui expliquait le 16 mai les motifs de son vote en faveur de la fermeture (55 voix pour, 2 contre, 3 blancs et 1 nul).
Constatant que les services d’hospitalisation de l’Hôtel-Dieu, et notamment la chirurgie générale, la réanimation et la médecine interne seront transférés d’ici à la fin de l’année 2013, la CME – par la voix de son président, le Pr Pr Loïc Capron– reconnait que l’établissement ne pourra plus assurer la sécurité continue de tous les soins sur place. C’est pourquoi elle préconise la fermeture progressive du service d’accueil des urgences (SAU) de l’Hôtel-Dieu. Celui-ci doit cesser son activité le 4 novembre 2013 ; une décision qui s’accompagne d’un renforcement des moyens des services d’urgence parisiens les plus proches (Cochin, Pitié-Salpêtrière, Saint-Antoine, Saint-Louis et Lariboisière).
Cette décision a soulevé une forte mobilisation des personnels.
L’Hôtel-Dieu reconverti en hôpital de santé publique
Une équipe médico-administrative accompagnée par un représentant des universités et un représentant des usagers va être constituée autour de Sophie Albert, directrice du projet Hôtel-Dieu, et des Prs Fagon et Lombrail, chefs de projets des volets soin et recherche. Sa mission : donner corps au projet d’hôpital universitaire de santé publique proposé dans le rapport de préfiguration. Sa mise en œuvre intégrera également le volet recherche en santé publique du rapport de préfiguration.
L’équipe projet est chargée de :
– la description des activités et de leur volumétrie prévisionnelle, prenant en compte la permanence des soins ;
– l’organisation des activités ;
– la composition des équipes médicales et non médicales ;
– la proposition d’un modèle de fonctionnement économique et juridique ;
– l’intégration systématique des aspects recherche, sécurité des soins, optimisation des parcours de santé, partenariat avec les usagers.
L’objectif principal est de répondre aux besoins de la population du centre de Paris. Cette offre de soins au tarif de la sécurité sociale a été pensée en lien avec la médecine de ville dans une logique de parcours de soins. Les parisiens pourront ainsi bénéficier de consultations sans rendez-vous 24h/24, de consultations spécialisées sur rendez-vous ainsi que d’un grand centre de prévention, de dépistage et d’information en santé.
Un dispositif d’accompagnement des personnels travaillant actuellement à l’Hôtel-Dieu, sera également présenté aux instances locales et centrales. Ce dispositif d’accompagnement des mobilités permet à chaque professionnel de poursuivre son activité en fonction de ses compétences et de ses aspirations. Un  point essentiel pour la CME qui insiste sur la nécessité absolue d’informer les personnels de l’Hôtel-Dieu des options en débat, en engageant avec chacun une concertation sur son avenir professionnel.
L’instance sollicite également des décisions rapides sur l’avenir des structures qui ne sont pas incluses dans le programme de transfert des activités de l’Hôtel-Dieu, à savoir l’unité médico-judiciaire, le service de psychiatrie et la salle Cusco (hospitalisation de patients gardés à vue), en garantissant la continuité de leurs missions dans des conditions de sécurité optimales.

À lire également

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.

Au CHU de Saint-Etienne, on lutte contre la méningite par le jeu

Pour la troisième année consécutive, l’équipe d’Infectiologie du CHU de Saint-Étienne et la Chaire PréVAcCI de l’Institut Universitaire PRESAGE s’unissent pour une journée de sensibilisation face à la recrudescence des méningites à méningocoques. En partenariat avec l’association Petit Ange, cette initiative transforme l’apprentissage de la santé en une expérience immersive pour les adolescents du territoire.

Les Hospices Civils de Lyon se dotent d’un entrepôt de données de santé

Comme d’autres grands hôpitaux, le CHU lyonnais a annoncé rentrer dans une nouvelle ère en se dotant d’un entrepôt de données de santé. Ce dernier doit, entre autres, favoriser le permettre le développement d’études multicentriques, l’accélération de la recherche et de l’innovation, et le renforcement de la qualité des soins.