Cancer des enfants : 5 CHU conjuguent leurs énergies

Auteur /Etablissement :
Les centres de référence d'oncohématologie pédiatrique des CHU de Besançon, Dijon, Nancy, Reims et Strasbourg se sont rapprochés pour organiser une filière de soins opérationnelle dès le mois de septembre 2010 baptisé « GE-HOPE » (Grand Est - Hémato Oncologie Pédiatrique). Objectifs de cette initiative placée sous l'égide de l'Institut National du Cancer : répondre avec une plus grande efficacité et une meilleure réactivité aux demandes de soins face aux cancers chez l'enfant et l'adolescent de 0 à 18 ans.

Les centres de référence d’oncohématologie pédiatrique des CHU de Besançon (Pr Pierre Simon Rohrlich), Dijon (Dr Gérard Couillault), Nancy (Pr Pascal Chastagner), Reims (Dr Martine Munzer) et Strasbourg (Pr Patrick Lutz) se sont rapprochés pour organiser une filière de soins opérationnelle dès le mois de septembre 2010 baptisé « GE-HOPE » (Grand Est – Hémato Oncologie Pédiatrique). Objectifs de cette initiative placée sous l’égide de l’Institut National du Cancer : répondre avec une plus grande efficacité et une meilleure réactivité aux demandes de soins face aux cancers chez l’enfant et l’adolescent de 0 à 18 ans.

Concrètement la mise en place de cette nouvelle filière de soins va permettre chaque année
– de décider du traitement d’environ 250 patients
– de réaliser 30 autogreffes et 25 allogreffes de Cellules Souches Hématopoïétiques
– d’offrir des possibilités supplémentaires de faire participer les patients à des thérapeutiques innovantes (essais de phase I-II).
La pierre angulaire de cette organisation est l’organisation de Réunions de Concertation Pluridisciplinaires interrégionales hebdomadaires par le biais de webconférences. Grâce à l’échange d’informations, la mise en commun des compétences et la décision thérapeutique prise de façon exhaustive pour tous les patients, par tous les spécialistes rassemblés au cours de ces rencontres, c’est l’ensemble de la prise en charge de ces pathologies qui sera amélioré dans le Grand Est.

Chaque centre hospitalier conserve la prise en charge diagnostique. Les traitements de chimiothérapie sont administrés là où sont hospitalisés les jeunes patients sauf en cas d’indications de thérapeutiques innovantes où ils seront réorientés vers des établissements habilités à en faire. De la même façon pour la radiothérapie à moins que la spécialité requise ne soit accessible que dans un autre centre du Grand Est. La chirurgie reste également pratiquée dans chaque CHU avec cependant des domaines spécialisés :
– la neurochirurgie à Nancy et Strasbourg
– l’orthopédie à Besançon, Nancy et Strasbourg
Les allogreffes seront réalisées à Besançon, Nancy et Strasbourg.

La gestion de cette filière interrégionale relève du Groupement de Coopération Sanitaire Grand Est actuellement administré par la direction du CHU de Dijon et chaque année un bilan du fonctionnement de « GE-HOPE » sera adressé à l’Institut National du Cancer.

À lire également

Les Hospices Civils de Lyon se dotent d’un entrepôt de données de santé

Comme d’autres grands hôpitaux, le CHU lyonnais a annoncé rentrer dans une nouvelle ère en se dotant d’un entrepôt de données de santé. Ce dernier doit, entre autres, favoriser le permettre le développement d’études multicentriques, l’accélération de la recherche et de l’innovation, et le renforcement de la qualité des soins.

Martinique : une maison d’accueil pour les enfants hospitalisés de la Caraïbe

L’association ESA Caraïbes a présenté le 28 mars dernier son projet de « Maison d’Accueil Hospitalière Enfants de la Caraïbe – Dr. Serge Châlons » qui vise à accueillir les enfants et adolescents hospitalisés à la Maison de la Femme de la Mère et de l’Enfant du CHUM en amont et en aval de leur séjour, ainsi que leurs familles, pour de courte ou longue durée.