Cardiologie : une étude de l’AP-HP démontre l’efficacité des stents actifs chez les plus de 75 ans

Auteur /Etablissement :
La pose de stents de dernière génération chez les patients de plus de 75 ans limite les saignements et réduit de façon significative les incidents cardiovasculaires à un an. Tels sont les résultats concluants d'une étude clinique menée par l'AP-HP sur 1200 patients. Des travaux publiés dans The Lancet.
La pose de stents de dernière génération chez les patients de plus de 75 ans limite les saignements et réduit de façon significative les incidents cardiovasculaires à un an. Tels sont les résultats concluants d’une étude clinique menée par l’AP-HP sur 1200 patients. Des travaux publiés dans The Lancet
Le Pr Olivier Varenne, du service de cardiologie de l’hôpital Cochin, AP-HP et de l’université Paris Descartes, ainsi que ses collaborateurs des hôpitaux Ambroise-Paré, HEGP, Henri-Mondor, Lariboisière et Pitié-Salpêtrière, AP-HP ont évalué une nouvelle stratégie d’angioplastie coronaire chez les patients de plus de 75 ans. L’étude SENIOR a porté sur les stents actifs de dernière génération avec une durée courte de double antiagrégation plaquettaire: soit 1 mois chez les patients stables et 6 mois chez les patients instables. Un procédé qui présente l’avantage de réduire les saignements qui peuvent conduire à une réhospitalisation. 

Un essai multicentrique sur 1200 patients

L’utilisation de ces stents actifs a été comparée, dans le cadre d’un essai randomisé multicentrique international, à celle de stents nus chez 1 200 patients coronariens. Les résultats sont probants: l’utilisation de stents actifs induit une diminution significative du taux d’événements cardiovasculaires à un an, principalement par une forte réduction du risque de réintervention.

Cette étude,  publiée en novembre 2017, dans The Lancet, ouvre la voie à une stratégie associant stent actif de dernière génération et avec une durée courte de double antiagrégation plaquettaire chez les sujets de plus de 75 ans.

À lire également

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.

Au CHU de Saint-Etienne, on lutte contre la méningite par le jeu

Pour la troisième année consécutive, l’équipe d’Infectiologie du CHU de Saint-Étienne et la Chaire PréVAcCI de l’Institut Universitaire PRESAGE s’unissent pour une journée de sensibilisation face à la recrudescence des méningites à méningocoques. En partenariat avec l’association Petit Ange, cette initiative transforme l’apprentissage de la santé en une expérience immersive pour les adolescents du territoire.

Les Hospices Civils de Lyon se dotent d’un entrepôt de données de santé

Comme d’autres grands hôpitaux, le CHU lyonnais a annoncé rentrer dans une nouvelle ère en se dotant d’un entrepôt de données de santé. Ce dernier doit, entre autres, favoriser le permettre le développement d’études multicentriques, l’accélération de la recherche et de l’innovation, et le renforcement de la qualité des soins.