Disparue depuis plus de dix ans après avoir été dispensée au CHU de Cologne, une formation en soins d’urgence pour les missions dans l’espace renaît aujourd’hui à Toulouse. Son implantation au CHU s’appuie sur plusieurs atouts majeurs : une offre de soins reconnue et couvrant l’ensemble des spécialités médicales et chirurgicales, la présence de l’Institut Toulousain de Simulation en Santé (ITSIMS), une expertise en matière de médecine spatiale et un écosystème exceptionnel avec la proximité du CNES et de MEDES (Institut de médecine et de physiologie spatiales), structure unique créée il y a plus de 35 ans par le CNES et le CHU de Toulouse pour favoriser ces synergies entre spatial et santé.
« Au-delà des compétences techniques, cette formation transforme la façon d’aborder une mission spatiale par un véritable travail d’acculturation. Initialement formés surtout de manière théorique en matière de prise en charge médicale, les astronautes sont ici confrontés à des situations médicales réelles et à des scénarios simulés en haute-fidélité, ce qui leur permet de mieux appréhender la complexité des urgences, de comprendre l’organisation du travail en équipe autour du patient, qui reste au centre des préoccupations, et de saisir la dimension globale et humaine de la prise en charge.« explique le Dr Stephen Alamo, urgentiste au CHU de Toulouse et coordonnateur du module de formation dédié aux gestes médicaux de terrain pour les astronautes de l’ESA.
Des astronautes formés aux situations médicales critiques
Le programme associe simulations immersives à l’Institut toulousain de simulation en santé (ITSIMS), stages en conditions réelles aux urgences et au bloc opératoire, ainsi que des immersions en ophtalmologie, ORL et chirurgie dentaire. Les astronautes y acquièrent des gestes médicaux concrets, parmi lesquels la réanimation cardio-pulmonaire, l’intubation, les sutures, l’extraction dentaire et la prise en charge des traumatismes graves.
Cette formation a vocation à être reconduite et adaptée aux besoins de futures missions spatiales. De nouvelles formations devraient être organisées en fonction des calendriers de vol.
La rédaction avec le CHU de Toulouse




