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Accès aux soins: Agnès Buzyn salue les premiers effets positifs de «Ma santé 2022»

La ministre des Solidarités et de la Santé, en déplacement dans la Manche début mai, est revenue sur trois grandes priorités en termes d’accès aux soins: le cumul emploi-retraite des médecins en zone sous-dense, le recrutement de 400 médecins généralistes et les aides à l’installation.
La ministre des Solidarités et de la Santé, en déplacement dans la Manche début mai, est revenue sur trois grandes priorités en termes d’accès aux soins: le cumul emploi-retraite des médecins en zone sous-dense, le recrutement de 400 médecins généralistes et les aides à l’installation.
Pour développer ces aides, Agnès Buzyn a expliqué avoir confié au Dr Sophie Augros, une des 3 délégués pour l’accès aux soins, une mission spécifique d’évaluation et de simplification de ces dispositifs afin de les rendre encore plus efficaces.
Pour encourager certains professionnels à exercer à temps partiel en zone sous-dense, le seuil d’exonération du cumul emploi-retraite sera relevé de 40 000 à 80 000 € pour inciter les médecins à poursuivre leur activité dans les territoires les plus en difficulté. Le plafond d’exonération aura ainsi été multiplié par plus de 7 depuis 2017.

400 médecins salariés en cours de recrutement dans les territoires désertifiés

Conformément aux engagements du Président de la République le recrutement, d’ici la fin de l’année, de 400 médecins généralistes salariés a débuté pour bénéficier à certains territoires désertifiés. Ces postes sont soit à exercice partagé entre la ville et l’hôpital, soit salariés de centres de santé, d’associations ou de collectivités territoriales.
Par ailleurs, la multiplication des stages en cabinet de ville est destinée à susciter des vocations au profit des zones les plus fragiles. Actuellement, 10 800 médecins sont agréés maîtres de stage, soit 17% de plus qu’en 2017. Parce que ces stages sont propices à la découverte d’autres modes d’exercice, d’autres territoires, le recrutement de nouveaux maîtres de stage est soutenu par une augmentation de l’indemnité de 300€ mensuels pour les praticiens installés en zone sous-dense. De même, une indemnité d’hébergement de 200€ mensuels est attribuée aux internes pour améliorer leurs conditions matérielles de stage.
Enfin, «Ma santé 2022» repose sur le principe de libérer du temps médical utile pour permettre aux médecins d’accueillir de nouveaux patients. Cet objectif sera notamment rempli par la création de la fonction d’assistant médical et l’arrivée des 300 premiers infirmiers en pratique avancée. Ces derniers, de niveau Bac+5, disposeront de compétences plus étendues pour se voir confier le suivi de patients atteints de maladies chroniques stabilisées.
"Cette transformation profonde de la manière de soigner et d’organiser les soins repose sur la confiance faite aux acteurs pour imaginer des solutions nouvelles, adaptées à leur territoire et aux besoins de leur population, à l’instar des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), souligne le communiqué du ministère. Elle s’opère en mutualisant les bonnes pratiques, en soutenant les initiatives et en encourageant les coopérations rapprochées entre professionnels".

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