ADN : 1ers patients diagnostiqués par séquençage haut-débit au CHU de Nîmes

Auteur /Etablissement :
Le syndrome de Marfan (et syndromes apparentés), maladie génétique rare touchant 1 personne sur 5 000 et exposant au risque de mort subite par anévrisme ou dissection de l’aorte, est la première pathologie diagnostiquée à l'aide d'un séquenceur performant NGS (Next Generation Sequencing) nouvellement acquis par le CHU de Nîmes. Avec cette technique, le CHU de Nîmes vient d'accomplir un pas de plus vers la médecine des 4P: Préventive, Personnalisée, Participative et Prédictive.

Le syndrome de Marfan (et syndromes apparentés), maladie génétique rare touchant 1 personne sur 5 000 et exposant au risque de mort subite par anévrisme ou dissection de l’aorte, est la première pathologie diagnostiquée à l’aide d’un séquenceur performant NGS (Next Generation Sequencing) nouvellement acquis par le CHU de Nîmes. Avec cette technique, le CHU de Nîmes vient d’accomplir un pas de plus vers la médecine des 4P: Préventive, Personnalisée, Participative et Prédictive.

Ce nouveau séquenceur NGS délivre jusqu’à 2 milliards de paires de bases de séquences d’ADN en une seule analyse alors que le séquençage conventionnel (SANGER) ne permettait d’en obtenir que 40 000. L’analyse des caractéristiques génétiques par séquençage de l’ADN est utilisée pour le diagnostic moléculaire et le conseil génétique de maladies rares monogéniques (dont la survenue est en rapport avec le défaut d’un seul gène), de certains cancers, la thérapie ciblée et la pharmacogénétique.
 
Au CHU de Nîmes, les premiers résultats ont été obtenus quelques mois après l’installation du matériel et le réaménagement du plateau technique. Les premiers patients ont pu être analysés fin novembre avec les premiers comptes rendus adressés aux prescripteurs courant décembre (CHU de Lyon, CHU de Nîmes, CHU de Toulouse).  A terme, une offre élargie de diagnostic sera proposée dans de nombreux domaines dont la génétique constitutionnelle, la génétique somatique des cancers et hémopathies malignes, la pharmacogénétique.
L’activité de séquençage de l’ADN pour le syndrome de Marfan et les syndromes apparentés, encadrée par le Dr Philippe Khau Van Kien et réalisée par Mme Plancke (ingénieure) et M. Roland (technicien supérieur hospitalier), s’inscrit au niveau national en réponse aux demandes d’analyses provenant de différents CHU de France. Elle est dite de niveau II, c’est-à-dire considérée comme particulièrement complexe tant dans la réalisation des analyses que dans leur interprétation.
Cette activité est soutenue par le Plan national Maladies rares, la DHOS (Direction de l’hospitalisation et de l’offre de soins) et l’ARS du Languedoc-Roussillon
 

À lire également

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.

Au CHU de Saint-Etienne, on lutte contre la méningite par le jeu

Pour la troisième année consécutive, l’équipe d’Infectiologie du CHU de Saint-Étienne et la Chaire PréVAcCI de l’Institut Universitaire PRESAGE s’unissent pour une journée de sensibilisation face à la recrudescence des méningites à méningocoques. En partenariat avec l’association Petit Ange, cette initiative transforme l’apprentissage de la santé en une expérience immersive pour les adolescents du territoire.

Les Hospices Civils de Lyon se dotent d’un entrepôt de données de santé

Comme d’autres grands hôpitaux, le CHU lyonnais a annoncé rentrer dans une nouvelle ère en se dotant d’un entrepôt de données de santé. Ce dernier doit, entre autres, favoriser le permettre le développement d’études multicentriques, l’accélération de la recherche et de l’innovation, et le renforcement de la qualité des soins.