AP-HP : état de santé des victimes et personnes impliquées lors des attaques de Paris

Pour accueillir et soigner les 415 victimes et personnes impliquées lors attentats du 13 novembre 2015, les personnels de 10 hôpitaux, notamment l’hôpital Saint-Louis, l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, l’hôpital Européen Georges Pompidou, l’hôpital Henri-Mondor, l’hôpital Lariboisière, l’hôpital Saint-Antoine et l’hôpital Beaujon... - de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont été réquisitionnés. L'institution fait régulièrement le point sur les personnes accueillies

Pour accueillir et soigner les 415 victimes et personnes impliquées lors  attentats du 13 novembre 2015, les personnels de 10 hôpitaux, notamment l’hôpital Saint-Louis, l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, l’hôpital Européen Georges Pompidou, l’hôpital Henri-Mondor, l’hôpital Lariboisière, l’hôpital Saint-Antoine et l’hôpital Beaujon – de  l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont été réquisitionnés. Dans un communiqué l’AP-HP salue la mobilisation immédiate et constante des équipes "notamment des SAMU, des services d’accueil des urgences, des services de chirurgie et de réanimation". Les 14 et 15 novembre, l’institution a fait le point sur les personnes accueillies.

Point au 16 novembre à 17h00

433 personnes ont été prises en charge à l’AP-HP dans le cadre des attaques terroristes. Les 15 personnes supplémentaires vues le lundi 16 novembre sont pour la plupart des « personnes impliquées » – en état de choc psychologique – qui se sont présentées spontanément dans les hôpitaux de l’AP-HP.
 Sur les 80 personnes admises le 13 novembre 2015 en situation d’urgence absolue :
> 48 personnes ne relèvent pas ou plus aujourd’hui d’une surveillance intensive en service de réanimation,
> 29 personnes sont toujours en service de réanimation,
> 3 personnes sont décédées

– 268 personnes sont déjà sorties des hôpitaux de l’AP-HP.
A noter que d’autres victimes ont été prises en charge par les hôpitaux inter-armées et d’autres hôpitaux franciliens.
Sur la ligne 01 40 27 40 27 dédiée aux informations sur l’identité des victimes éventuellement hospitalisées dans un de ses hôpitaux, l’AP-HP a reçu plus de 4 000 appels depuis samedi matin.
L’AP-HP prend en ce moment contact avec les proches des personnes hospitalisées, pour leur permettre d’être reconnues comme victimes.
Depuis 17h, compte tenu de la confirmation de la bonne prise en charge des patients, le Directeur général a levé le plan blanc déclenché le 13 novembre à 22h30 dans les 39 établissements de l’AP-HP.
Soutien aux personnels de l’AP-HP
L’AP-HP met en place une offre de prise en charge psychologique pour tous ses personnels. Une équipe de psychologues cliniciens et de psychiatres assure depuis aujourd’hui des débriefings d’équipe (prise en charge collective) dans les services directement impactés.
Les prises en charge individuelles sont assurées de manière complémentaire par les services de la médecine du travail et par les équipes dédiées des cellules d’urgence médico-psychologique, celle de l’Hôtel-Dieu pouvant intervenir pour tous les sites.  

Point au 15 novembre 2015 à 17h

Depuis vendredi 13 novembre, les hôpitaux de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris ont pris en charge 415 personnes. Il s’agit d’une centaine de personnes de plus qu’hier. Ces personnes sont pour la plupart des «personnes impliquées» – en état de choc psychologique – qui se sont présentées spontanément dans les hôpitaux.

Sur les 80 personnes admises le 13 novembre 2015 en situation d’urgence absolue,
> 35 personnes ne relèvent pas ou plus d’une surveillance intensive en service de réanimation.
> 42 personnes sont toujours en service de réanimation
> 3 personnes sont décédées
10 hôpitaux de l’AP-HP ont accueilli ces urgences absolues, principalement les hôpitaux Pitié Salpetrière, HEGP, Saint-Antoine, Lariboisière, Henri Mondor.
Sur les 415 personnes prises en charge depuis vendredi soir dans les hôpitaux de l’AP-HP, 218 personnes sont déjà sorties.

Point au 14 novembre 2015 à 13h00

300 personnes prises en charge dans les hôpitaux de l’AP-HP dont :
80 personnes en situation d’urgence absolue,
177 personnes en situation d’urgence relative,
43 personnes impliquées (témoins ou proches) ont également  été prises en charge.
53 personnes sont déjà sorties.

En état de choc, la majorité des personnes sont atteintes de traumatismes divers et parfois multiples qui pourront nécessiter une prise en charge médicale dans la durée. L’AP-HP dispose des capacités nécessaires pour assurer la prise en charge.
Infos pratiques :
Pour les personnes qui  souhaitent des informations sur l’identité des victimes éventuellement hospitalisées à l’AP-HP : 01 40 27 40 27.
Les familles des victimes, blessées ou décédées, peuvent se rendre à l’Ecole militaire.
La Ville de Paris a mis en place un accueil dans les Mairies des 10e et 11e arrondissements.
Les ressources en sang sont à ce stade suffisantes (voir le site internet de l’EFS) : la mobilisation des donneurs doit s’effectuer dans la durée dans les jours qui viennent.
Les personnels de renfort nécessaires sont appelés directement par les hôpitaux.

À lire également

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.

Au CHU de Saint-Etienne, on lutte contre la méningite par le jeu

Pour la troisième année consécutive, l’équipe d’Infectiologie du CHU de Saint-Étienne et la Chaire PréVAcCI de l’Institut Universitaire PRESAGE s’unissent pour une journée de sensibilisation face à la recrudescence des méningites à méningocoques. En partenariat avec l’association Petit Ange, cette initiative transforme l’apprentissage de la santé en une expérience immersive pour les adolescents du territoire.

Les Hospices Civils de Lyon se dotent d’un entrepôt de données de santé

Comme d’autres grands hôpitaux, le CHU lyonnais a annoncé rentrer dans une nouvelle ère en se dotant d’un entrepôt de données de santé. Ce dernier doit, entre autres, favoriser le permettre le développement d’études multicentriques, l’accélération de la recherche et de l’innovation, et le renforcement de la qualité des soins.