Arthrose des doigts : la piste prometteuse du méthotrexate explorée à Nice

Auteur /Etablissement :
Déformations irréversibles au niveau des articulations de la main, douleurs importantes, enraidissement, difficultés à réaliser les gestes de la vie quotidienne, l'arthrose des doigts est une maladie articulaire très fréquente. Dans sa forme la plus grave, elle peut entraîner des destructions osseuses : l’arthrose érosive. Jusqu'à présent les avancées de la recherche ont permis de mieux comprendre cette affection mais aucun traitement n’a apporté la preuve de sa capacité à stopper la détérioration progressive des articulations digitales. Porteurs d'espoir, les travaux prometteurs du professeur Christian Roux et du docteur Stéphanie Ferrero du service de rhumatologie du CHU de Nice ont montré que le traitement par méthotrexate ralentit l’évolution invalidante de la maladie.
Déformations irréversibles au niveau des articulations de la main, douleurs importantes, enraidissement, difficultés à réaliser les gestes de la vie quotidienne, l’arthrose des doigts est une maladie articulaire très fréquente. Dans sa forme la plus grave, elle peut entraîner des destructions osseuses : l’arthrose érosive. Jusqu’à présent les avancées de la recherche ont permis de mieux comprendre cette affection mais aucun traitement n’a apporté la preuve de sa capacité à stopper la détérioration progressive des articulations digitales. Porteurs d’espoir, les travaux prometteurs du professeur Christian Roux et du docteur Stéphanie Ferrero du service de rhumatologie du CHU de Nice ont montré que le traitement par méthotrexate ralentit l’évolution invalidante de la maladie.
L’efficacité parait maximum lorsque le traitement est précoce particulièrement dans les formes très inflammatoires. C’est le premier travail contrôlé, réalisé avec une méthodologie rigoureuse, visant à tester l’efficacité de la molécule dans cette indication. Ses résultats prometteurs à terme, pourront changer la vie des millions de personnes concernées et malheureusement trop souvent délaissées, faute de traitement efficace.  
La recherche niçoise vient d’être primée par l’American College of Rheumatology. Lors du congrès d’Atlanta (USA) de novembre 2019, les auteurs ont été invités à présenter leurs résultats en séance plénière. Cette reconnaissance de la profession récompense plusieurs années de recherche des équipes du CHU de Nice. Leur travaux vont cependant nécessiter une confirmation par une étude plus large. Les auteurs ont déjà entrepris la recherche d’un financement nécessaire à l’organisation et à la réalisation d’une étude internationale de plus grande ampleur.

Mieux connaître l’arthrose

Première cause de handicap après 40 ans, l’arthrose est la maladie articulaire la plus répandue. Elle touche 65% des personnes de plus de 65 ans et plus de 10 millions de personnes en France. Principalement localisée aux genoux et aux doigts, le diagnostic clinique est confirmé par des radiographies. Sur les doigts, les radios permettent d’évaluer le pincement articulaire, les érosions, les nouvelles excroissances osseuses (ostéophytes) les condensations osseuses.
Les femmes sont les plus touchées par l’arthrose digitale, très invalidante. Plusieurs études parues dans des revues internationales ont montré que son impact sur la qualité de vie est au moins égal, sinon plus important, que celui de la polyarthrite rhumatoïde, pourtant beaucoup moins fréquente. La polyarthrite rhumatoïde a bénéficié de réelles avancées thérapeutiques alors que l’arthrose digitale ne dispose pas à ce jour de traitement efficace.
L’arthrose digitale, s’observe surtout sur la dernière articulation entre 2° et 3° phalanges. Une cause mécanique est fréquente, les mouvements et gestes répétés dans un cadre de loisir ou professionnel. Une surcharge pondérale est souvent associée : les personnes obèses ont deux fois plus de risques de développer une arthrose digitale. Ce qui nécessairement doit faire envisager la nécessaire intervention de facteurs métaboliques à côté du facteur mécanique.

À lire également

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.

Au CHU de Saint-Etienne, on lutte contre la méningite par le jeu

Pour la troisième année consécutive, l’équipe d’Infectiologie du CHU de Saint-Étienne et la Chaire PréVAcCI de l’Institut Universitaire PRESAGE s’unissent pour une journée de sensibilisation face à la recrudescence des méningites à méningocoques. En partenariat avec l’association Petit Ange, cette initiative transforme l’apprentissage de la santé en une expérience immersive pour les adolescents du territoire.

Les Hospices Civils de Lyon se dotent d’un entrepôt de données de santé

Comme d’autres grands hôpitaux, le CHU lyonnais a annoncé rentrer dans une nouvelle ère en se dotant d’un entrepôt de données de santé. Ce dernier doit, entre autres, favoriser le permettre le développement d’études multicentriques, l’accélération de la recherche et de l’innovation, et le renforcement de la qualité des soins.