Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Bébé à l’hôpital : Bordeaux lance le « cordon numérique » pour garder le lien parental

Grâce au "cordon numérique", les parents peuvent désormais voir à distance leur enfant hospitalisé au service de néonatologie du CHU de Bordeaux. Une initiative unique qui emprunte à la télémédecine pour épargner des jours ou des heures de stress, de peur et de souffrance psychologique aux familles.

Grâce au "cordon numérique", les parents peuvent désormais voir à distance leur enfant hospitalisé au service de néonatologie du CHU de Bordeaux. Une initiative unique qui emprunte à la télémédecine pour épargner des jours ou des heures de stress, de peur et de souffrance psychologique aux familles.
"N’ayant pu voir ma fille que deux heures par jour durant les 2 premiers mois de sa vie je vous remercie très sincèrement de cette initiative." Le message adressé par cette maman au CHU de Bordeaux raconte l’histoire de nombreux autres parents. 
Pallier une séparation de plusieurs jours à plusieurs mois
Chaque année la maternité du CHU de Bordeaux accueille en moyenne 5300 naissances. A l’unité de néonatologie de l’hôpital des Enfants, 2/3 des enfants sont prématurés et 1/3 sont nés à terme et hospitalisés pour une prise en charge médicale et/ou chirurgicale. Or la moitié des familles de ces enfants sont domiciliées hors Bordeaux Métropole, à plus de 50km, voire même en dehors de la Gironde. Et la séparation peut durer de plusieurs jours à plusieurs mois. Un temps révolu aujourd’hui. Grâce au "cordon numérique", les parents peuvent désormais voir à distance leur bébé hospitalisé. 
Rassembler par l’image 
Le principe est simple: une caméra installée dans la chambre de l’enfant, un système d’enregistrement du côté de l’équipe soignante et un accès pour la famille aux vidéos enregistrées. Aujourd’hui, 16 lits sur 27 sont équipés de caméras reliées à l’application au sein de l’unité de néonatologie. Le moyen de rassembler par l’image parents, frères, sœurs… afin que tous ensemble partagent les premiers jours de vie du bébé.

Des caméras dans les chambres des nouveaux-nés diffusent les images sur un écran de contrôle dans le bureau des cadres de santé. Des enregistrements sont régulièrement envoyés aux familles (Crédit CHU de Bordeaux)
Le cordon numérique se veut ainsi un espace de partage via lequel familles, proches et professionnels de santé peuvent échanger en direct et en toute sécurité. La plateforme a été conçue à cet effet pour garantir la protection des données et leur accès.
Un partenariat associatif et industrie
"Le cordon numérique permet aux parents de ne pas "louper le début du film" de la vie de leur enfant lorsque, après la coupure du cordon ombilical, les soins médicaux nécessitent une séparation souvent brutale, parfois prolongée et toujours douloureuse", souligne le Dr Jean Sarlangue, responsable de l’Unité de néonatologie et instigateur de ce projet. 
Depuis près de 10 ans, le pédiatre et son équipe se préoccupent de l’éloignement des familles, de cette absence de contact entre enfants et parents et de son impact. C’est dans ce contexte, qu’en lien étroit avec l’association Aquitaine Destination et grâce à l’expertise de l’entreprise bordelaise Hopen Project, spécialisée dans l’innovation d’usages, est née la solution "cordon numérique".
Un magnifique service aux familles
"Le cordon numérique est une solution innovante pour les équipes soignantes qui soutiennent la création du lien d’attachement que le nouveau-né et sa famille doivent nouer dans les premiers jours de sa vie. Ce lien, dont il a été démontré qu’il est primordial pour le développement du bébé", explique Philippe Vigouroux. Et le directeur général du CHU de Bordeaux se félicite que son établissement ait accompagné ce projet "depuis sa conception jusqu’à la mise en production de ce magnifique service aux familles".

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

L’ICI, nouveau temple de la cancérologie

Le CHU de Brest vient d’inaugurer son nouvel Institut de Cancérologie et d’Imagerie, surnommé ICI. Ce centre, promesse d’un hôpital centré sur l’humain et doté d’une technologie de pointe, est amené à devenir l’un des fers de lance européens dans le traitement du cancer, avec une capacité de 50 000 patients par an.

Dossier : La maladie de Parkinson 

Décrite pour la première fois dans An Essay on the Shaking Palsy (1817) par James Parkinson, un médecin anglais, la maladie de Parkinson, mentionnée souvent en abrégé « Parkinson », est une maladie neurodégénérative irréversible d’évolution lente. La maladie s’installe ainsi au cours d’une longue phase asymptomatique de plusieurs années. Les premiers symptômes ne se font en effet ressentir que lorsque 50 à 70% des neurones dopaminergiques du cerveau sont détruits. Ils se déclarent essentiellement progressivement sous la forme d’un tremblement de repos, d’un ralentissement des mouvements et d’une raideur musculaire. Néanmoins, de nombreux troubles moteurs et non moteurs peuvent s’ajouter à la liste, devenant de réels handicaps dans le quotidien de ceux qui la subissent.

Voici comment le CHU de Rennes agit pour contrer Parkinson

Ce jeudi 11 avril a lieu la Journée internationale de la maladie de Parkinson. L’occasion pour les CHU de valoriser leur implication sur ce sujet, notamment à travers les Centres Experts Parkinson (CEP) affiliés. Le Centre Hospitalier Universitaire de Rennes ne manque pas à l’appel, mettant en valeur des actions qui garantissent à la fois une offre diagnostique simplifiée et une prise en charge multidisciplinaire, adaptée au profil de chaque patient.

L’IHU toulousain dédié au vieillissement officiellement lancé

L’Institut Hospitalo-Universitaire HealthAge a officiellement été lancé le 2 avril à Toulouse. Porté par le CHU, l’Inserm et l’Université Toulouse III – Paul Sabatier, cet IHU, le seul exclusivement dédié au vieillissement en France, se donne pour ambition de contribuer au vieillissement en bonne santé des populations et de devenir le centre de référence européen en Géroscience.

Un patient Parkinsonien entreprend le tour du monde à la voile 

Le 10 septembre dernier a retenti le “top départ” des quatorze monocoques participant à l’Ocean Globe Race 2023, une course à voile en équipage autour du monde. A bord du voilier Neptune, deux personnages : le Dr Tanneguy Raffray, ophtalmologue à la retraite, et Bertrand Delhom, ancien moniteur de voile atteint de la maladie de Parkinson. Leur aventure, jalonnée de nombreux défis, est suivie de près par plusieurs professionnels de santé du CHU de Rennes, dont l’avis est à entendre dans le podcast “Qui ose vivra !”