L’organisation, représentative des patients et usagers du système de santé a exprimé plusieurs craintes concernant la campagne vaccinale. Entre le risque d’une reprise de l’épidémie et l’arrivée de variants plus contagieux, l’association considère qu’une nouvelle stratégie est nécessaire, plus simple et plus juste.
Alors que la stratégie de la campagne vaccinale semble trouver ses marques, «Après le brouillon, la copie pour de bon?», se questionne France Assos Santé.La campagne actuelle se concentrait sur les patients âgés de 75 ans et plus, étant les plus «à haut risque». Désormais, les patients considérés comme les plus fragiles, peuvent se faire vacciner, quel que soit leur âge. Une décision saluée par France Assos Santé.
850 000 personnes sont concernées, une sélection établie sur des bases scientifiques, puisque ce nombre ne représente pas l’ensemble des patients chroniques. Une décision «raisonnable et responsable», estime l’association car elle permet de prendre en compte les approvisionnements de vaccins et le potentiel risque de pénurie.
La logistique a été adaptée en conséquence: ouverture de près de 700 centres de vaccination et déploiement d’unités mobiles pour les personnes isolées. France Assos Santé relance son appel auprès des infirmiers et pharmaciens, l’organisation estime que «toutes les forces vives» doivent être mobilisées pour assurer la «couverture vaccinale la plus large».
De son côté, l’association a également déployé ses représentants sur tout le territoire afin d’accompagner le processus et mieux repérer et signaler les potentiels obstacles et difficultés des dispositifs. Pour France Assos Santé, cette «bataille engagée contre la Covid-19» ne peut être remportée qu’avec la responsabilité de tous.

Endométriose : les 3 CHU du Grand Est au cœur d’un nouveau dispositif régional
Pathologie chronique encore insuffisamment diagnostiquée, l’endométriose touche près de 10 % des femmes en France, soit entre 1,5 et 2,5 millions de patientes. Elle se manifeste par des douleurs parfois invalidantes, peut impacter la fertilité et reste marquée par un délai de diagnostic moyen estimé à sept ans. Face à cet enjeu majeur de santé publique, le ministère de la Santé a lancé en 2022 une stratégie nationale visant à structurer la prise en charge, renforcer la recherche et réduire les délais diagnostiques. C’est dans ce cadre que s’inscrit la création du dispositif régional EndoGrandEst, porté par les CHU de Strasbourg, Nancy et Reims.



