Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Cancérologie : Rouen remporte un appel à projets de recherche

L'équipe de Santé Publique du CHU-Hôpitaux de Rouen a remporté l'appel à projets de recherche en cancérologie portant sur la surveillance des complications sur chambre implantable. Une dotation de 87.000 € lui sera allouée pour l'étude menée en partenariat avec le Centre de Lutte Contre le Cancer Henri Becquerel et une équipe de chercheurs en sociologie de la santé (E Legrand - GRIS). Ce programme de recherche en qualité hospitalière (PREQHOS 2009) est organisé par la DHOS.

L’équipe de Santé Publique du CHU-Hôpitaux de Rouen a remporté l’appel à projets de recherche en cancérologie portant sur la surveillance des complications sur chambre implantable. Une dotation de 87.000 € lui sera allouée pour l’étude menée en partenariat avec le Centre de Lutte Contre le Cancer Henri Becquerel et une équipe de chercheurs en sociologie de la santé (E Legrand – GRIS). Ce programme de recherche en qualité hospitalière (PREQHOS 2009) est organisé par la DHOS.

Les cathéters veineux à chambres implantables sont utilisés pour les perfusions veineuses répétées, en particulier pour les chimiothérapies anticancéreuses. Elles sont de plus en plus fréquemment utilisées en France. Ces chambres implantables sont le plus souvent bien tolérées (mieux qu’un cathéter classique) mais sont parfois associées à des complications, dont certaines sévères, qui peuvent altérer la qualité de vie du patient et compliquer sa prise en charge.

Le projet de recherche propose de mesurer en routine, dans les secteurs de soins concernés, la fréquence des complications associées à ces chambres implantables, et d’analyser régulièrement ces complications avec les équipes soignantes pour comprendre leurs causes et les prévenir.

Un projet innovant
La surveillance « multirisques » concerne tous les types de complications : infectieuses et mécaniques (par exemple un cathéter qui se déplace lors de la pose ou de l’utilisation…). Bien que « multirisques », la surveillance s’appuie toutefois particulièrement sur les compétences des équipes d’hygiène en matière de surveillance des complications infectieuses, domaine dans lequel elles ont une expérience déjà ancienne.

La surveillance est réalisée à partir de la pose de la chambre implantable puis tout au long de son utilisation pour la chimiothérapie. La surveillance ne se fait pas sur un séjour mais suit le patient sur différents séjours et dans différents services. Elle associe les différentes équipes de soins à l’analyse des complications en vue de leur prévention.

La surveillance s’appuie largement sur des données recueillies en routine
Ces données (codage des actes et des séjours dans le PMSI, traçabilité des dispositifs médicaux, logiciel de prescription de chimiothérapie,…) sont utilisées pour recenser les patients porteurs d’une chambre implantable : ce recensement se fait donc sans charge de travail supplémentaire pour les équipes soignantes, déjà très sollicitées par les soins. En revanche, les compétences des soignants sont nécessaires pour repérer les complications possibles, qui sont ensuite validées et analysées avec l’équipe.

Intérêts potentiels de cette surveillance
– pour le patient : lui assurer une qualité de soins
– pour le service : préserver l’activité du programmé
– pour les personnels : éviter le stress dû à la fois à l’augmentation de travail impliquée par une complication et par le sentiment de perte de contrôle de la situation.
Le projet est mené en collaboration avec l’équipe de sociologie de la santé de l’Université de Rouen afin de déterminer la perception des patients concernant les complications, ainsi que la perception des équipes concernant la procédure de surveillance. Le sentiment de perte de contrôle concernant les complications des soins est un facteur de stress très important pour les professionnels. L’hypothèse formulée dans le projet est que si l’équipe s’organise pour prévenir les complications sur chambre implantable, le stress ressenti pourrait être moindre.

Le projet, testé depuis mai 2008 dans le Pôle Thorax-vaisseaux du CHU de Rouen, a prouvé sa faisabilité et remporte l’adhésion des professionnels. La question est de savoir si cette évaluation est applicable à d’autres services ou établissements.

Grâce à cet appel d’offres, le CHU-Hôpitaux de Rouen peut désormais étendre l’évaluation et de travailler en collaborant avec le centre régional de lutte contre le cancer Henri Becquerel.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Reims, des Logisti-soins libèrent du temps aux soignants

A l’écoute de ses soignants, le CHU de Reims mise sur le déploiement d’un nouveau métier au cœur de son Nouvel Hôpital : le logisti-soins. Gestionnaire des activités de restauration, des consommables et de la maintenance du matériel biomédical, celui-ci vise une amélioration nette de la répartition du travail. Entièrement adoptée par les équipes soignantes, cette réorganisation optimise le soin et dégage ainsi un temps indispensable tant aux soignants qu’aux patients.

L’APHM élabore un kit d’urgence pour les missions spatiales 

Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital de la Timone (AP-HM) s’implique dans le partenariat entre le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut de Médecine et Physiologie Spatiale (MEDES) et la Société Française de Radiologie (SFR). Afin d’améliorer la sécurité des astronautes lors des missions spatiales, douze équipes de radiologues ont travaillé sur la conception d’un kit médical d’urgence prenant en charge plus d’une dizaine de pathologies différentes.

A Nantes, un vers marin contribue à sauver un grand brûlé

L’été dernier, le CHU de Nantes a accueilli un patient brûlé sur 85% de son corps. Face à un pronostic vital engagé et à une absence d’alternative, les médecins ont alors demandé l’accord de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour utiliser un pansement oxygénant à base de ver marin (Arenicola Marina) et tenter de le sauver. Si ce produit est encore en phase expérimentale, les résultats semblent prometteurs. Nous avons interrogé le Pr Pierre Perrot, Chef de service du Centre des brûlés du CHU de Nantes, sur cette première.