Inauguration du cytomètre trieur de cellules haute performance

Auteur /Etablissement :
La plateforme de cytométrie en flux du CHU de Clermont‐Ferrand vient d’acquérir un automate analyseur/trieur de dernière génération* pour un montant de 550 000 euros grâce à un soutien financier réunissant le CHU de Clermont‐Ferrand, la Région Auvergne, la Fondation ARC et le FEDER. Le nouvel équipement est installé service d’Hématologie biologique du CHU Estaing.

La plateforme de cytométrie en flux du CHU de Clermont‐Ferrand vient d’acquérir un automate analyseur/trieur de dernière génération*  pour un montant de 550 000 euros grâce à un soutien financier réunissant le CHU de Clermont‐Ferrand, la Région Auvergne, la Fondation ARC et le FEDER. Le nouvel équipement est installé service d’Hématologie biologique du CHU Estaing.
 
La cytométrie en flux
Dans tous les organes, plusieurs populations de cellules assurent chacune une fonction particulière. Analyser comment ces cellules remplissent leur rôle, comment elles interagissent entre elles, et quels sont les mécanismes de régulation, est indispensable pour comprendre la physiopathologie des maladies affectant un organe (leucémies, pathologies de la neurologie, de le reproduction humaine, maladies rares comme la maladie de Gaucher). Reste que l’identification d’une sous‐population de cellules s’avère délicate. Elle peut-être effectuée à partir des molécules exprimées à leur surface, sorte de de carte d’identité : la cytométrie en flux. Cette technique consiste à faire défilier les cellules une à unedevant un ou plusieurs lasers, drainées par un flux liquidien (analyse en flux).
Dans la plupart des tissus, les cellules d’intérêt sont étroitement mêlées à d’autres cellules. Aussi, l’étude des caractéristiques d’une sous‐population particulière nécessite-t-elle d’isoler les cellules de façon à obtenir une population pure. Là encore, la cytométrie en flux permet, grâce aux dernières générations d’automates, de trier les cellules avec une grande pureté (> 99 %).

Cette capacité à effectuer une double opération, l’analyse multiparamétrique et le tri d’un nombre important de cellules vivantes, fait de cet automate un équipement d’exception. 
 
La mise à disposition de cette expertise facilitera les activités de recherche dans le domaine de la santé en Auvergne.
 
* de marque FACSAria SORP 5 lasers, Becton Dickinson

À lire également

Ce super microscope voit comment nous sommes contaminés par les substances chimiques présentes dans l’environnement 

Le CHU Grenoble Alpes et l’Université Grenoble Alpes (UGA) ont inauguré le 3 décembre la plateforme BioLIBS comprenant un prototype hospitalier unique de microscope d’imagerie élémentaire par spectroscopie de plasma induit par laser (LIBS). Ce dispositif a pour objectif d’accélérer la recherche translationnelle (santé respiratoire, dermatologie, maladies rares) et de préparer des usages diagnostiques cliniques pour les pathologies liées aux expositions professionnelles et environnementales.

Des prélèvements biologiques transportés par drones

En juin 2025, un marché public a été signé avec INNOV ATM / Drone Med pour créer trois
routes aériennes entre le site des hôpitaux de Brabois du CHRU de Nancy et les centres
hospitaliers de Pont-à-Mousson, Toul et Lunéville. Soutenu par France2030, ce projet vise à remplacer les trajets terrestres carbonés par des vols de drones électriques, rapides et sécurisés. L’ouverture du premier couloir aérien est prévue entre mars et août 2026.