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Journée contre les violences faites aux femmes : Bordeaux met l’accent sur la formation

Dans le cadre de la journée contre les violences faites aux femmes, ce 25 novembre 2016, le CHU de Bordeaux propose un programme de formation dédié aux professionnels.
Dans le cadre de la journée contre les violences faites aux femmes, ce 25 novembre 2016, le CHU de Bordeaux propose un programme de formation dédié aux professionnels.
Chaque année en France, 223 000 femmes âgées de 18 à 75 ans sont victimes de violences conjugales, 84 000 sont victimes de viols ou de tentatives de viols. La journée contre les violences faites aux femmes, ce 25 novembre 2016, est l’occasion de sensibiliser aux moyens de la prise en charge de ces victimes. Le service de médecine légale du CHU de Bordeaux organise dans cette idée une formation destinée à un large public de professionnels, afin d’échanger sur le thème des "violences faites aux femmes à travers les âges de la vie".
Interventions pluridisciplinaires au programme
Plusieurs intervenants de corps de métiers variés ont accepté de participer à cette journée. Ainsi magistrats, sages-femmes, psychologues, médecins, partenaires sociaux, juristes et enquêteurs viendront apporter leur éclairage sur ce thème. Entre autres sujets au programme : le devenir des enfants témoins des violences, le dépistage des victimes de violences, leur protection tant sanitaire que judiciaire. Des propositions d’aide et de soutien seront également évoquées avec la mise en place du "téléphone grand danger" ainsi que des réponses pénales apportées par les magistrats pour lutter contre ces violences.
Le CAUVA en première ligne
Au CHU de Bordeaux, ces femmes sont prises en charge par le Centre d’accueil en urgence de victimes d’agression (CAUVA) au sein du service de médecine légale. Ce centre, ouvert en 1999, à l’initiative du Pr Sophie Gromb-Monnoyeur, résulte d’une volonté pluri-institutionnelle qui s’est concrétisée par la signature d’une convention, le 30 novembre 1999, liant les ministères de la Santé, de la Justice, de l’Intérieur et de la Défense. Ces quatre instances se sont engagées dans des procédures, uniques à ce jour sur le territoire national, afin d’éviter aux victimes un parcours médical et judiciaire fastidieux.
Des chiffres en perpétuelle augmentation
Depuis 2001, les chiffres sont malheureusement en perpétuelle augmentation, avec une hausse d’activité de 56% et de 21% entre 2014 et 2015. Parmi les 2550 femmes reçues en 2015, la majorité a bénéficié d’une prise en charge pour des faits de violences physiques voire psychiques. La tranche d’âge prédominante est celle des 30-39 ans suivie des 20-29 ans puis des 40-49 ans.
Les principales missions du CAUVA sont d’offrir un accueil et un accompagnement pluridisciplinaire au plus près de l’événement traumatique pour les victimes, de faciliter les procédures judiciaires, d’orienter et de travailler en relais direct avec les professionnels de la santé, de la justice et de l’action sociale. En octobre 2014, le CAUVA a été mandaté par la Mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF) pour effectuer une étude rétrospective sur les violences faites aux femmes à partir du recueil de données statistiques du CAUVA sur la période 2003-2013.

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