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Le CHU de Limoges associé à un pôle de compétitivité

Le niveau de performance des équipes du Centre hospitalier universitaire de Limoges a été reconnu, au travers de l'association de l'établissement au projet de pôle cancer-bio-santé qui vient d'être labellisé « pôle de compétitivité » par le Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire.

Le niveau de performance des équipes du Centre hospitalier universitaire de Limoges a été reconnu, au travers de l’association de l’établissement au projet de pôle cancer-bio-santé qui vient d’être labellisé « pôle de compétitivité » par le Comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire.

Le pôle cancer-bio-santé fait partie des 67 pôles de compétitivité sélectionnés, sur les 105 appels à projets remis au gouvernement.

Les trois projets du pôle cancer-bio-santé, présentés par le CHU de Limoges et la Faculté de médecine et associant les équipes médicales et l’industrie, sont les suivants :
· Radiopharmaceutiques pour tomographie d’émission à positons utilisables en cancérologie – Pr Jean-Claude VANDROUX, chef du service de médecine nucléaire du CHU de Limoges – (partenariat industriel : Cyclopharma)
· Anticorps humanisés à ciblage muqueux et à vocation anti-tumorale –
Pr Michel COGNE, chef de service du laboratoire d’immunologie et d’immunogénétique du CHU de Limoges – (partenariat industriel : ANVAR)
· Création d’une unité de transfert applications diagnostic cancer –
Pr Jean FEUILLARD, chef de service du laboratoire d’hématologie du CHU de Limoges – (partenariat industriel : Beckman Coulter International.

Déjà depuis juillet 2003, le CHU de Limoges était intégré dans le Cancéropôle du Grand Sud-Ouest (GSO), en association avec les CHU de Toulouse, Bordeaux, Montpellier et Nîmes dans le cadre de l’appel d’offres «émergence des cancéropôles» (plan cancer).
Certaines équipes médicales se sont investies parallèlement dans le projet cancer-bio-santé crée à Toulouse sur le site AZF – Langlade, avec le soutien actif du Conseil régional, de l’Agence régionale de l’hospitalisation du Limousin et du préfet de région.

Un pôle de compétitivité permet la mise en réseau d’équipes qui mènent de concert des recherches associant l’industrie, les laboratoires pharmaceutiques et la formation, dans un cadre inter régional.

Le projet de coopération porté par le pôle cancer-bio-santé, qui vient d’obtenir la labellisation «pôle de compétitivité», devait comporter une partie industrielle et poursuivre un double objectif :
– créer un potentiel de développement économique durable,
– apporter au pôle une visibilité nationale voire internationale.

Le pôle cancer-bio-santé organise ainsi le fonctionnement en synergie de la recherche publique (INSERM, CNRS, Institut d’innovations technologiques…), de l’enseignement supérieur, des soins cliniques (laboratoires publics, centre de lutte contre le cancer, services cliniques hospitaliers, réseaux de soins…), des industries pharmaceutiques (Pierre FABRE, Aventis-Sanofi, Siemens, Glaxo Smith Kline?), des entreprises de bio-technologie.
Ce pôle fédère les moyens publics et parapublics hospitaliers consacrés au traitement du cancer, regroupe les équipes de recherche publique et privée et favorise l’implantation d’une pépinière dédiée aux sciences du vivant.

Il envisage d’associer les collectivités territoriales et les Agences régionales de l’hospitalisation des régions constituant déjà le Cancéropôle GSO (Aquitaine, Languedoc Roussillon, Limousin, Midi-Pyrénées.

Il y a en effet un intérêt majeur, pour le rayonnement des équipes de recherche limousines, à avoir obtenu le label «pôle de compétitivité» grâce à leur activité dans le réseau inter régional.

Les projets labellisés sont susceptibles de faire émerger «de jeunes pousses» industrielles en Limousin, en particulier celui porté par l’équipe du Professeur VANDROUX consacré à l’étude de nouveaux travaux radioactifs utilisés dans l’imagerie médicale (tomographie par émission de positons). En effet, la fabrication de molécules isotopiques pourrait déboucher sur l’implantation d’un cyclotron en Limousin et générer la création d’un établissement pharmaceutique pouvant commercialiser ces traceurs auprès de structures de soins comme des entreprises industrielles.

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