Transplantation d’utérus : le projet de recherche clinique du CHU Limoges accepté

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Le 5 novembre 2015, l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé) a officiellement accepté l’essai clinique sur la greffe d’utérus porté par l’équipe de gynécologie obstétrique du CHU de Limoges (Dr Tristan Gauthier, Dr Pascal Piver et Pr Yves Aubard). L’établissement est le premier en France à obtenir cette autorisation.
Le 5 novembre 2015, l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé) a officiellement accepté l’essai clinique sur la greffe d’utérus porté par l’équipe de gynécologie obstétrique du CHU de Limoges (Dr Tristan Gauthier, Dr Pascal Piver et Pr Yves Aubard). L’établissement est le premier en France à obtenir cette autorisation.
Grâce au feu vert accordé au CHU de Limoges, des femmes nées sans utérus ou ayant subi une hystérectomie (ablation de l’utérus) pour une pathologie bénigne, pourront donner naissance après avoir reçu un utérus prélevé sur une donneuses en état de mort encéphalique. L’autorisation donnée par l’ANSM va permettre au CHU de Limoges de démarrer un essai clinique. Cet essai va porter sur 8 femmes volontaires, recrutées au niveau national, avec des critères de sélection très stricts. Les patientes devront avoir entre 25 et 35 ans, ne jamais avoir eu d’enfants et être en bonne santé.
La période d’inclusion de ces patientes devrait démarrer d’ici la fin de l’année. La première greffe pourrait donc avoir lieu fin 2016, et la première naissance fin 2018, à l’issue d’une période d’un an de surveillance du greffon.
L’acceptation par l’ANSM ne représente qu’une des étapes de la réalisation de ce projet qui a débuté dès 2007. Ce projet n’a pu voir le jour que par la collaboration de nombreux services du CHU de Limoges : gynécologie-obstétrique, AMP et biologie de la reproduction, chirurgie vasculaire, néphrologie, anesthésie, réanimation, radiologie, pharmacologie, unité INSERM S 850, anatomopathologie, psychiatrie, biologie et la recherche clinique.
Actuellement, seule la Suède a obtenu des naissances après greffe d’utérus, à partir de donneuses vivantes. L’équipe pluridisciplinaire limougeaude se distingue toutefois en ayant choisi de pratiquer des greffes d’utérus à partir de donneuses décédées. Ceci pour éviter d’exposer des donneuses vivantes à des complications chirurgicales, dans la mesure où il s’agit d’un organe non vital pour la patiente receveuse.
Cette nouvelle confirme le dynamisme des équipes de gynécologie-obstétrique du CHU de Limoges en termes de recherche médicale contre l’infertilité. Déjà en 2009, le Dr Piver et l’équipe de Limoges, avaient permis les premières naissances en France après autogreffe de tissus ovariens cryopréservés.
Contact presse : Maïté Belacel – 05 55 05 63 51

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