Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Médecine personnalisée : scientifiques et mécènes rennais solidaires

Développer des thérapeutiques plus efficaces parce que mieux adaptées aux caractéristiques génétiques du malade et de sa maladie tel est l’enjeu de la médecine personnalisée et du projet biobanque de Rennes opérationnel à horizon 2016. Sa particularité : un financement par mécénat.
Développer des thérapeutiques plus efficaces parce que mieux adaptées aux caractéristiques génétiques du malade et de sa maladie tel est l’enjeu de la médecine personnalisée et du projet biobanque de Rennes opérationnel à horizon 2016. Sa particularité : un financement par mécénat.
1,4 million d’euros sont nécessaires à la construction et à l’équipement d’une infrastructure destinée à collecter et analyser les échantillons sanguins et tissulaires prélevés sur les patients. Etiquetés et conservés, ces échantillons constituent la biobanque ou ressources biologiques. Ils seront libérés à des fins d’analyse ou de recherche. L’analyse parallèle de la pathologie et du génome de la personne aidera à comprendre les déterminants de sa maladie, cancers, les maladies cardiovasculaires, métaboliques, neurodégénératives… ainsi que les maladies rares dites orphelines.
Cette connaissance, combinée à d’autres études scientifiques, donne aux chercheurs et praticiens la possibilité d’adapter le traitement aux caractéristiques physiologiques propres à chaque patient. Grâce à la biobanque les scientifiques pourront aussi mieux saisir pourquoi une tumeur progresse lentement alors qu’une autre est fulgurante, pourquoi un cancer récidive chez certains mais pas chez d’autres. La biobanque servira également aux chercheurs du monde entier pour des études à grande échelle afin de déterminer les facteurs de risque génétiques, environnementaux ou à établir une relation entre un cancer et les modes de vie.
La médecine de demain se décline en 4 P pour Prévention, Prédiction, Personnalisation et Participation.
 « L’objectif est qu’un jour, le plus tôt possible, les personnes atteintes d’un cancer, d’une maladie dégénérative ou rare reçoivent un traitement encore plus efficient au moment le plus opportun. Cette capacité d’agir en liant les facteurs individuels et les types de maladies, c’est la médecine personnalisée que nous souhaitons proposer aux malades que nous soignons à Rennes. » explique le Pr Karim Boudjema, Président du Comité scientifique du Fonds Nominoë-CHU de Rennes.

La biobanque rennaise est financée par de grands mécènes réunis au sein du Fonds Nominoë : Jean-Paul Legendre, Groupe Legendre ; Pierre Le Duff ; Jean-Marc Trihan, Groupe Lamotte ; Alain Le Roch, Kreizig (en cours) ; Christian Guillemot, AMA Studio ; les Notaires de la Cour d’appel de Rennes (en cours), le Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine (en cours). 
Le Comité scientifique du Fonds Nominoë-CHU de Renne réunit les professeurs
– Karim BOUDJEMA, chef du service de chirurgie hépatobiliaire et digestive 
– Jean-Yves GAUVRIT, chef du service de l’imagerie neurofaciale et de radiologie
– Philippe MABO, chef de service de cardiologie et maladies vasculaires 
– Sylvie ODENT, chef du service de génétique 
– Nathalie RIOUX-LECLERCQ, chef du service d’anatomie et cytologie pathologiques 
– Karin TARTE, chef du service de l’immunologie thérapie cellulaire.  
Budget
Le coût de la biobanque est estimé à 1,4 Million d’€ qui comprend
– La construction et l’aménagement d’un espace dédié sur le site de Pontchaillou : 900 k € 
– L’achat et l’installation des armoires de congélation très basse température, des systèmes informatisés de surveillance, de gestion et de traçabilité : 470 k €. 
Les délais de réalisation sont estimés à 3 ans. Par conséquent, les décaissements pour Nominoë seront de l’ordre de 470 k € /an. Seul l’investissement est à la charge de Nominoë. Le fonctionnement sera assuré par le CHU.  

En savoir plus sur du Fonds Nominoë-CHU de Rennes
Fonds de dotation régi par la loi de modernisation de l’économie (JO du 5 août 2008), le Fonds Nominoë-CHU de Rennes rassemble des mécènes et donateurs, pour financer le développement de nouvelles thérapeutiques à forte valeur ajoutée pour les patients. Utiles à de nombreuses pathologies (cancer, maladies dégénératives, maladies génétiques,…), ces projets permettront au CHU de Rennes d’offrir l’excellence médicale et le confort à ses patients. Son président est André Fritz, Directeur général du CHU de Rennes.
Les généreux donateurs peuvent se renseigner et régler en ligne sur www.fonds-nominoe.fr

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dossier : La maladie de Crohn

A l’occasion de la journée mondiale des Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), la rédaction de CHU Média publie un dossier consacré à la maladie de Crohn.

Le rôle d’un centre antipoison : tout ce qu’il faut savoir 

Dans le cadre de notre série de reportages au CHU d’Angers, nous avons rencontré le responsable du Centre Antipoison et Toxicovigilance du Grand Ouest, le Pr Alexis Descatha. Intoxications, serpents exotiques, veille national champignons… ce dernier a accepté de nous parler des différentes missions de son service.

HAVISAINES : Le CHU d’Angers vise la bonne santé de ses agents

Depuis l’an dernier, le CHU d’Angers déploie HAVISAINES, un dispositif de promotion de la santé à destination de ses professionnels. Au micro de CHU Média, le Pr Alexis Descatha, médecin porteur du programme, revient notamment sur les quatre piliers sur lesquels ce dispositif repose : sport, alimentation, alcool, tabac.

Violences : fin de l’omerta à l’hôpital

La semaine dernière, la Conférence des Doyens de facultés de médecine a publié un communiqué de presse co-signé avec l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris (APHP), annonçant un engagement commun dans la lutte contre les violences au travail. Une déclaration qui fait suite aux récentes accusations de violences morales et sexuelles de Karine Lacombe à l’encontre du médecin urgentiste Patrick Pelloux.

L’ICI, nouveau temple de la cancérologie

Le CHU de Brest vient d’inaugurer son nouvel Institut de Cancérologie et d’Imagerie, surnommé ICI. Ce centre, promesse d’un hôpital centré sur l’humain et doté d’une technologie de pointe, est amené à devenir l’un des fers de lance européens dans le traitement du cancer, avec une capacité de 50 000 patients par an.