Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Première en France : implantation d’un coeur artificiel

Pour la première fois en France, un coeur artificiel "Jarvik 2000" a été implanté avec succès, les mardi 6 et mercredi 7 décembre 2005, chez deux patients du CHU de Caen par l'équipe du service de Chirurgie Thoracique et Cardio-Vasculaire.

Pour la première fois en France, un coeur artificiel « Jarvik 2000 » a été implanté avec succès, les mardi 6 et mercredi 7 décembre 2005, chez deux patients du CHU de Caen par l’équipe du service de Chirurgie Thoracique et Cardio-Vasculaire.

Les Prs André Khayat, Gilles Grollier et les Drs Gérard Babatasi, Olivier Le Page et Massimo Massetti ont été assistés en bloc opératoire par le Dr Robert Jarvik, cardiologue chirurgien à New York, pionnier du coeur artificiel et par ses confrères le Dr Stephen Westaby de l’hôpital John Radcliffe d’Oxford et le Dr Chris Bowles de l’hôpital d’Harefield.

Le système Jarvik 2000, pas plus grand qu’un bâton de rouge à lèvres s’insère à l’intérieur du coeur affaibli et déficient pour intensifier le flux de sang dans le corps. Cette nouvelle approche de l’assistance cardiaque avec des  » turbines  » intra cardiaques apparaît comme révolutionnaire. Elle ouvre des perspectives extrêmement prometteuses dans un certain nombre d’indications cardiologiques en évitant le recours à la greffe cardiaque.

Un système Jarvik 2000 -qui coûte environ 85 000 euros- peut être proposé suivant des indications extrêmement précises, à des patients en attente d’une greffe, d’une récupération de la fonction cardiaque dans certaines maladies aiguës (myocardite, inflammation du tissu cardiaque) ou à des malades qui ne peuvent être greffés. Cent cinquante patients dans le monde ont bénéficié de cette implantation ; le premier opéré vit avec ce type de prothèse
depuis 6 ans.

Cette première en France conforte la position CHU de Caen parmi les centres français les plus innovants en matière d’assistance circulatoire.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Reims, des Logisti-soins libèrent du temps aux soignants

A l’écoute de ses soignants, le CHU de Reims mise sur le déploiement d’un nouveau métier au cœur de son Nouvel Hôpital : le logisti-soins. Gestionnaire des activités de restauration, des consommables et de la maintenance du matériel biomédical, celui-ci vise une amélioration nette de la répartition du travail. Entièrement adoptée par les équipes soignantes, cette réorganisation optimise le soin et dégage ainsi un temps indispensable tant aux soignants qu’aux patients.

L’APHM élabore un kit d’urgence pour les missions spatiales 

Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital de la Timone (AP-HM) s’implique dans le partenariat entre le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut de Médecine et Physiologie Spatiale (MEDES) et la Société Française de Radiologie (SFR). Afin d’améliorer la sécurité des astronautes lors des missions spatiales, douze équipes de radiologues ont travaillé sur la conception d’un kit médical d’urgence prenant en charge plus d’une dizaine de pathologies différentes.

A Nantes, un vers marin contribue à sauver un grand brûlé

L’été dernier, le CHU de Nantes a accueilli un patient brûlé sur 85% de son corps. Face à un pronostic vital engagé et à une absence d’alternative, les médecins ont alors demandé l’accord de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour utiliser un pansement oxygénant à base de ver marin (Arenicola Marina) et tenter de le sauver. Si ce produit est encore en phase expérimentale, les résultats semblent prometteurs. Nous avons interrogé le Pr Pierre Perrot, Chef de service du Centre des brûlés du CHU de Nantes, sur cette première.