Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Saint-Etienne : Centre national de référence pour l’AVC de l’enfant

Le CHU de Saint-Etienne a été retenu comme coordonnateur du centre national de référence pour l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) de l’enfant. L’enjeu : prévenir et traiter l’AVC de l’enfant, le rééduquer quand il souffre des séquelles et faire progresser la connaissance sur cette pathologie. En collaboration avec une dizaine d’établissements spécialisés partenaires*, Saint-Etienne animera les dispositifs et études autour de l’AVC de l’enfant

Le CHU de Saint-Etienne a été retenu comme coordonnateur du centre national de référence pour l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) de l’enfant. L’enjeu : prévenir et traiter l’AVC de l’enfant, le rééduquer quand il souffre des séquelles et faire progresser la connaissance sur cette pathologie. En collaboration avec une dizaine d’établissements spécialisés partenaires*, Saint-Etienne animera les dispositifs et études autour de l’AVC de l’enfant : filières de soins, d’expertise et de recueil de données, d’information et formation, de recherche et de recours à distance ou sur place pour les cas complexes, à l’échelon national et international.
L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) chez l’enfant, une pathologie invalidante L’incidence de l’AVC chez l’enfant est heureusement beaucoup plus faible que chez l’adulte. Mais le nombre de personnes ayant des séquelles d’un AVC survenu dans l’enfance représenterait 10 % de
l’ensemble des personnes touchées par un AVC.

Un enfant ayant eu un AVC vit avec des séquelles plus ou moins invalidantes toute sa vie.
Les causes des AVC de l’enfant sont diverses (malformations des vaisseaux sanguins, artère affaiblie ou certaines maladies rares) et ne s’apparente pas de celles de l’adulte (un caillot sanguin, soit par la rupture d’un vaisseau sanguin). Le diagnostic peut être initialement méconnu et donc tardif. L’examen de référence, l’IRM en urgence s’avère parfois peu accessible surtout si l’enfant est jeune. Autre difficulté : le traitement immédiat ne fait pas encore l’objet d’un consensus chez les spécialistes et nécessite la mise en oeuvre d’études. Il implique un programme de rééducation pluridisciplinaire (traitement de la spasticité, des troubles des apprentissages, psychologie, insertion scolaire et sociale) dès les premiers jours suivant l’accident et jusqu’à la transition enfant/adulte.

*AVC de l’enfant : les partenaires du CHU de Saint-Etienne

Une coopération est instituée au niveau national et régional entre des établissements spécialisés et le CHU de Saint‐Etienne portant sur des aspects précis : l’imagerie au Kremlin‐Bicêtre (AP‐HP), la prise en charge aigüe à l’hôpital Necker‐Enfants Malades (AP‐HP), la néonatalogie au CHU de Grenoble, les soins de suite à Lyon et Saint‐Maurice (94).
Au niveau interrégional, le Centre National de Référence coordonné par le CHU de Saint‐Etienne va s’appuyer, en plus de ses propres capacités, sur des réseaux d’urgence, services courts séjours et plateaux techniques neurovasculaires des CHU de Grenoble, Clermont‐Ferrand et Lyon. Il a également établi des coopérations avec les CHU de Montpellier et d’Angers et avec d’autres établissements de la région concernant les soins de suite pédiatriques, l’organisation régionale de la rééducation pédiatrique et la médecine périnatale. Il prendra également contact avec le CHU de Dijon afin de l’associer à ce réseau.

Le Docteur Stéphane Chabrier, praticien du CHU de Saint‐ Etienne, est le coordonnateur et le garant du fonctionnement du Centre National de Référence.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Reims, des Logisti-soins libèrent du temps aux soignants

A l’écoute de ses soignants, le CHU de Reims mise sur le déploiement d’un nouveau métier au cœur de son Nouvel Hôpital : le logisti-soins. Gestionnaire des activités de restauration, des consommables et de la maintenance du matériel biomédical, celui-ci vise une amélioration nette de la répartition du travail. Entièrement adoptée par les équipes soignantes, cette réorganisation optimise le soin et dégage ainsi un temps indispensable tant aux soignants qu’aux patients.

L’APHM élabore un kit d’urgence pour les missions spatiales 

Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital de la Timone (AP-HM) s’implique dans le partenariat entre le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut de Médecine et Physiologie Spatiale (MEDES) et la Société Française de Radiologie (SFR). Afin d’améliorer la sécurité des astronautes lors des missions spatiales, douze équipes de radiologues ont travaillé sur la conception d’un kit médical d’urgence prenant en charge plus d’une dizaine de pathologies différentes.

A Nantes, un vers marin contribue à sauver un grand brûlé

L’été dernier, le CHU de Nantes a accueilli un patient brûlé sur 85% de son corps. Face à un pronostic vital engagé et à une absence d’alternative, les médecins ont alors demandé l’accord de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour utiliser un pansement oxygénant à base de ver marin (Arenicola Marina) et tenter de le sauver. Si ce produit est encore en phase expérimentale, les résultats semblent prometteurs. Nous avons interrogé le Pr Pierre Perrot, Chef de service du Centre des brûlés du CHU de Nantes, sur cette première.