Sepsis, un programme de lutte contre les infections sévères

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Depuis 2010, le CHU de Saint-Etienne a intégré le programme Sepsis, rejoignant ainsi le réseau clinique composé des CHU de Grenoble et de Lyon et du pôle de compétitivité, Lyonbiopôle.

Depuis 2010, le CHU de Saint-Etienne a intégré le programme Sepsis, rejoignant ainsi le réseau clinique composé des CHU de Grenoble et de Lyon et du pôle de compétitivité, Lyonbiopôle, pôle mondial spécialisé dans la lutte contre les maladies infectieuses humaines et animales et les cancers.
En avril 2010 Lyonbiopôle débutait un nouveau programme de recherche et développement autour des états infectieux sévères, sous le nom de programme Sepsis en fédérant les acteurs de la région Rhône-Alpes. Objectif : améliorer la prise en charge du sepsis (qui regroupe septicémie, pneumopathie, pyélonéphrite, méningite…) et ainsi en diminuer la mortalité. Le programme Sepsis s’appuie sur un réseau clinique rhônalpin de 60 lits accueillant 3 000 patients par an dont 1 300 présentant un sepsis sévère.
La septicémie est une infection généralisée à tout l’organisme qui peut être fatale si elle n’est pas traitée. Elle est souvent due à un germe qui s’est développé dans une zone précise puis s’est propagé via la circulation sanguine.
Aujourd’hui, le sepsis est une cause de mortalité plus importante que le cancer du sein, les accidents de la route ou les suicides. Il est la première cause de mortalité en service de réanimation et l’une des premières causes de mortalité intra-hospitalière.

Un programme unique

Signée en avril 2011, la convention s’appuie sur un réseau clinique formé par les unités de réanimation des CHU de Grenoble (Pr Jean-François Timsit), de Lyon (Dr Alain Lepape) et de Saint-Etienne (Pr Fabrice Zéni et Pr Christian Auboyer).
Soutenue par la région Rhône-Alpes, cette structure unique en France associant un réseau clinique à un pôle de compétitivité rassemble :
 – les données d’hospitalisation des patients de réanimation
 –  les prélèvements biologiques associés (biobanque).
Cet outil permet d’explorer cette pathologie, d’en améliorer son diagnostic, sa prise en charge thérapeutique et de tester des mesures préventives.
Un premier projet relatif à la thématique « Pathogènes » a été retenu suite à l’appel à projets de PHRC interrégional 2011. L’étude qui vient de débuter et qui durera 24 mois s’intéresse à« l’impact des colonisations bronchiques à levures dans la survenue des Pneumopathies Associées à la Ventilation Mécanique Tardives (PAVM) ».
Les PAVM sont, parmi les infections liées aux soins, celles les plus fréquemment retrouvées au sein des unités de réanimation. Elles peuvent être responsables d’une surmortalité et sont associées à une prolongation de la ventilation artificielle, une augmentation de la durée d’hospitalisation et une augmentation des coûts de prise en charge.
D’autres projets spécifiques et axes de recherche devraient voir le jour dans le futur proche pour permettre de répondre aux enjeux de lutte contre le sepsis.

La gouvernance du programme est assurée par deux comités :

–         un comité médical qui assure l’expertise médicale et présélectionne les projets, composé de :
Pr Philippe Berthelot, Dr Pauline Cottin, Pr P.Faure, Dr Alain Lepape, Pr B.Mandrand, Dr G.Monneret, Pr Jean-François Timsit, Pr Fabrice Zéni .
–         un comité de pilotage qui est en charge du suivi du programme et de l’intégration des projets spécifiques.
Quelques chiffres sur le sepsis
·          20 000 morts par an en France
·          80 000 cas de sepsis en France
·          3 cas pour 1 000 habitants
·          Mortalité hospitalière : 28,6%
·          Durée moyenne d’hospitalisation : 19,6 jours
·          Coût moyen : 15 000 €/patients

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