Télé-AVC entre les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg et le Centre Hospitalier de Saverne

Auteur /Etablissement :
Illustration concrète du projet médical partagé du groupement hospitalier de territoire (GHT) Basse Alsace Sud Moselle, une télé-consultation entre les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg et le Centre Hospitalier de Saverne permet une prise en charge équitable des AVC en termes d’accès à la thrombolyse.
Illustration concrète du projet médical partagé du groupement hospitalier de territoire (GHT) Basse Alsace Sud Moselle, une télé-consultation entre les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg et le Centre Hospitalier de Saverne permet une prise en charge équitable des AVC en termes d’accès à la thrombolyse.
Première cause de handicap, l’accident vasculaire cérébral (AVC) produit des effets dont la gravité va dépendre de la localisation et de l’étendue des zones cérébrales touchées, mais aussi de la précocité du diagnostic, de la rapidité de la prise en charge et du traitement instauré. De plus, la prise en charge en unité neurovasculaire (UNV) améliore le pronostic de ces patients.
C’est dans cette perspective que les établissements de santé alsaciens ont pris  l’initiative de se coordonner au travers notamment des GHT pour organiser le plus efficacement possible cette prise en charge. Jusqu’à présent, tous les patients sujets à un AVC dans les délais d’éligibilité à la thrombolyse (moins de 4H30) du GHT étaient acheminés en urgence jusqu’aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS) pour confirmer ou non l’indication d’une thrombolyse et/ou d’une thrombectomie mécanique. Néanmoins pour des distances excédant les 30 min de trajet, la prise en charge ne pouvait être optimale du fait du délai occasionné par le transport des patients de leur domicile jusqu’aux HUS.

Plus de 80 professionnels formés

Pour pallier cette problématique, une solution technologique innovante mise à disposition par Pulsy (groupement régional d’appui au développement de la e-santé du Grand Est) et financée par l’ARS Grand Est a été développée : il s’agit du télé-AVC. Une téléconsultation permet au neurologue senior des HUS en concertation avec le senior urgentiste de Saverne d’examiner le patient à distance, de visualiser en direct l’examen IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) réalisé à Saverne et de décider de l’administration du traitement par thrombolyse sans perte de temps. Le patient sera acheminé dans un deuxième temps vers l’UNV des HUS.
Le Centre Hospitalier (CH) de Saverne est le premier centre requérant à mettre en place cette solution en partenariat avec les HUS. Les autres CH alsaciens devraient suivre prochainement. Plus de quatre-vingt personnels de Saverne (médecins, cadre, infirmiers et aide-soignants) ont pu bénéficier d’une formation préalable sur la prise en charge de l’AVC dispensée sur le site de l’UNISIMES (Unité de Simulation Européenne en Santé) par l’équipe médicale et paramédicale de l’UNV des HUS dirigée par le Pr Valérie Wolff les préparant à cette nouvelle forme de coopération. Une simulation « in situ » a également vu le jour avec le soutien de l’UNISIMES au cours du mois de février avant le lancement officiel de cette nouvelle prise en charge le 23 avril dernier. Depuis cette date, 12 patients ont déjà intégré cette filière.

À lire également

Les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux lancent un centre d’excellence en cancérologie pédiatrique

Chaque année en France, plus de 2 200 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer. Si les taux de survie dépassent aujourd’hui 80 %, les rechutes et les séquelles à long terme restent un défi majeur pour la recherche médicale. Dans ce contexte, les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux, aux côtés de l’Oncopole Claudius Regaud et de leurs partenaires, lancent CIRCLE, un centre de recherche d’excellence dédié aux cancers pédiatriques.

Le CHU de Poitiers s’équipe du Biograph Vision Quadra, une innovation majeure en imagerie médicale

Le CHU de Poitiers et Siemens Healthineers France ont signé le 25 juin une convention historique pour l’acquisition du Biograph Vision Quadra, TEP/TDM de dernière génération. Cet équipement sera fonctionnel début 2027 au sein de l’extension du pôle régional de cancérologie du CHU, marquant une étape clé dans l’excellence clinique et scientifique de l’établissement. Ce projet représente un investissement de 9,5 millions d’euros pour l’acquisition et l’installation de l’équipement au cœur même du pôle régional de cancérologie.

Don d’organes : opération sensibilisation au CHU de Nîmes 

À l’occasion de la Journée nationale du don d’organes, le CHU de Nîmes, centre reconnu pour les prélèvements d’organes et de tissus, poursuit son engagement en faveur de cet enjeu majeur de santé publique. Comme dans d’autres grands établissements hospitaliers, les équipes de la Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus (CHPOT) se sont mobilisées pour informer, sensibiliser et rappeler l’importance d’un geste solidaire qui permet chaque année de sauver des milliers de vies.

Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques

Le 28 mai dernier, les Hospices Civils de Lyon ont reçu de la part de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé, l’autorisation de fabrication de Matière Première à Usage Pharmaceutique (MPUP) pour la production de phages thérapeutiques. Cette autorisation est la première délivrée à un établissement de santé. Validant un savoir-faire conforme aux « bonnes pratiques de fabrication », elle va permettre au CHU de Lyon, pionnier dans le domaine, de produire et distribuer des phages de manière sécurisée et à un coût maîtrisé. Historique, cette reconnaissance ouvre la voie à l’instauration, en France, d’une véritable filière publique de phagothérapie, approche thérapeutique considérée comme l’une des plus prometteuses pour lutter contre la progression mondiale de la résistance aux antibiotiques.