Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Toulouse lance son Centre de réponse à la catastrophe, une structure unique en Europe

Les Rencontres internationales de réponse à la catastrophe qui se sont déroulées à Toulouse ont été l’occasion, le 25 septembre 2019, du lancement officiel du Centre de réponse à la catastrophe (CRC). Une structure unique en France et en Europe, témoignant de la longue expertise du territoire en la matière. Centre de référence international, le CRC a vocation à participer à un réseau mondial en lien avec les plus grands experts internationaux de réponse à la catastrophe.Toulouse en sera le centre pivot en Europe.

Les Rencontres internationales de réponse à la catastrophe qui se sont déroulées à Toulouse ont été l’occasion, le 25 septembre 2019, du lancement officiel du Centre de réponse à la catastrophe (CRC). Une structure unique en France et en Europe, témoignant de la longue expertise du territoire en la matière. Centre de référence international, le CRC a vocation à participer à un réseau mondial en lien avec les plus grands experts internationaux de réponse à la catastrophe.Toulouse en sera le centre pivot en Europe.
Sous l’égide de la Préfecture de Haute-Garonne et de l’Agence régionale de santé, le CHU de Toulouse et le SDIS 31 se sont imposés depuis de nombreuses années comme précurseurs pour répondre à la catastrophe, par leur organisation extra-hospitalière et hospitalière. «Le CHU de Toulouse a une longue expérience dans la prise en charge des situations de crise. C’est à Toulouse que le professeur Lareng a inventé le modèle du SAMU, rappelle Marc Penaud, directeur général du CHU. C’est aussi à Toulouse qu’ont eu lieu des événements de grande am¬pleur (AZF en 2001, attaque terroriste en 2012) qui ont forgé l’expertise du CHU de Toulouse et du SAMU 31 dans la réponse médicale aux situations de catastrophe.» 
Le CRC implique l’expertise et la coopération de nombreux acteurs: la préfecture de la Région Occitanie et de la Haute-Garonne, l’Agence régionale de santé, le CHU de Toulouse (en particulier le SAMU 31), le Service départemental d’incendie et de secours de la Haute-Garonne (SDIS 31), l’Université Toulouse III- Paul Sabatier et l’Institut toulousain de Simulation en santé (ItSims) 

Le centre expert européen de réponse à la catastrophe

Centre pionnier en France et en Europe, le CRC s’inscrit dans un partenariat de grands centres internationaux piloté par la faculté de médecine de Harvard aux États-Unis, référence mondiale dans ce domaine. «Nous sommes en train de mettre en place un réseau mondial et nous voulons faire de Toulouse le centre expert européen de réponse à la catastrophe», se félicite le Pr Vincent Bounes, chef de service du SAMU 31 du CHU de Toulouse.  
Le CRC constitue un projet transversal et partenarial, fondé sur la recherche, la publication, la formation, la simulation dans les domaines de la réponse à la catastrophe. À ce titre, il sera impliqué dans les actions de préparation et de gestion des catastrophes et des crises sanitaires, les formations universitaires, professionnelles et de management de gestion des crises sanitaires et des catastrophes, les programmes de recherche dans cette thématique, les réponses aux situations de crise sous l’égide de la Préfecture et de l’Agence régionale de santé (ARS).   

Former et se former pour être prêts à réagir 

 Le CRC va mettre en œuvre un programme de formation et d’entraînement interservices. Les publics cibles de cette mission sont nombreux. Ce sont d’abord les professionnels de la réponse à la catastrophe (services de secours et de santé, forces de sécurité). Ces programmes peuvent aussi concerner les élus, les décideurs des agences et services publics ainsi que des grands groupes privés. Ils ont également vocation à sensibiliser le « grand public ». 
Environ 5000 personnes seront formées chaque année, sous différentes formes (ateliers, séminaires, web-conférences.

Une formation en immersion


Le SAMU 31 utilise les nouvelles technologies et se base notamment sur un univers immersif basse fidélité porté par le système «Second Life», qui s’appuie sur des scénarios 3D et reproduit des situations déjà vécues (caméra 360°) en cohérence avec l’actualité. Cette solution sera prochainement complétée par un univers immersif permettant aux équipes de se rapprocher des conditions réelles de déploiement (inondations, incendies, carambolages, attentats). 

Optimiser et structurer la réponse à la catastrophe 

Le CRC a également pour mission d’apporter son aide dans la préparation aux crises, de formuler des propositions d’amélioration et de structuration de la réponse à la catastrophe (procédures, protocoles, formations, etc.) et peut être amené à accompagner ses homologues en France et dans le monde: structures hospitalières, institutions, services de sécurité, forces de l’ordre… 

Recherche, innovation et publications  

Développer des projets de recherche scientifiques et d’innovation technique et technologique, publier dans les domaines de la réponse à la catastrophe sera aussi un objectif prioritaire du CRC, qui va s’appuyer sur des partenariats internationaux, à commencer par la collaboration du CHU de Toulouse avec le Beth Israel Deaconess Medical Center (BDIMC)-Harvard Medical School autour des enjeux de la médecine de catastrophe.   
« Le CRC va renforcer l’expertise dans le domaine des catastrophes pour l’ensemble des partenaires y compris pour les acteurs du secteur sanitaire. Comment mieux se préparer? Mieux se former? Comment réfléchir aussi à de nouvelles pratiques de gestion de la catastrophe? L’aspect recherche est très important, souligne Pierre Ricordeau, directeur général ARS Occitanie. Partager avec d’autres acteurs au-delà même de la région et comment être plus efficace, plus pertinent dans la gestion de situations exceptionnelles»
Pour en savoir plus: Lancement du Centre de réponse à la catastrophe

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Reims, des Logisti-soins libèrent du temps aux soignants

A l’écoute de ses soignants, le CHU de Reims mise sur le déploiement d’un nouveau métier au cœur de son Nouvel Hôpital : le logisti-soins. Gestionnaire des activités de restauration, des consommables et de la maintenance du matériel biomédical, celui-ci vise une amélioration nette de la répartition du travail. Entièrement adoptée par les équipes soignantes, cette réorganisation optimise le soin et dégage ainsi un temps indispensable tant aux soignants qu’aux patients.

L’APHM élabore un kit d’urgence pour les missions spatiales 

Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital de la Timone (AP-HM) s’implique dans le partenariat entre le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut de Médecine et Physiologie Spatiale (MEDES) et la Société Française de Radiologie (SFR). Afin d’améliorer la sécurité des astronautes lors des missions spatiales, douze équipes de radiologues ont travaillé sur la conception d’un kit médical d’urgence prenant en charge plus d’une dizaine de pathologies différentes.

A Nantes, un vers marin contribue à sauver un grand brûlé

L’été dernier, le CHU de Nantes a accueilli un patient brûlé sur 85% de son corps. Face à un pronostic vital engagé et à une absence d’alternative, les médecins ont alors demandé l’accord de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour utiliser un pansement oxygénant à base de ver marin (Arenicola Marina) et tenter de le sauver. Si ce produit est encore en phase expérimentale, les résultats semblent prometteurs. Nous avons interrogé le Pr Pierre Perrot, Chef de service du Centre des brûlés du CHU de Nantes, sur cette première.