Robot chirurgical : 1000 patients opérés et 9 ans d’expérience

Auteur /Etablissement :
Le cap du 1000e patient opéré avec robot e été franchi en janvier 2009 par le CHU de Nancy qui est ainsi leader dans le domaine en France. En moyenne, 5 interventions sont réalisées chaque semaine au CHU toutes spécialités confondues. Centre expert reconnu en matière de robotique en Europe, l'établissement assoit son implication forte dans la recherche et dans l'enseignement à travers l'École de Chirurgie et le diplôme inter-universitaire en robotique créé en décembre 2008.

Le cap du 1000e patient opéré avec robot e été franchi en janvier 2009 par le CHU de Nancy qui est ainsi leader dans le domaine en France. En moyenne, 5 interventions sont réalisées chaque semaine au CHU toutes spécialités confondues. Centre expert reconnu en matière de robotique en Europe, l’établissement assoit son implication forte dans la recherche et dans l’enseignement à travers l’École de Chirurgie et le diplôme inter-universitaire en robotique créé en décembre 2008.

Dès 2000, le CHU de Nancy a été pionnier en chirurgie robotique. A l’initiative du Pr Jean-Pierre Villemot (chef du service de chirurgie vasculaire) secondé par les Prs Patrick Boissel (chirurgie digestive et générale) et Philippe Mangin (urologie), un projet innovant de chirurgie robotique multidisciplinaire a été mis en place autour de ces trois spécialités, puis autour de l’oncologie avec le Centre Régional de Lutte contre le Cancer Alexis Vautrin. En 2001, le premier pontage d’une artère coronaire sans thoracotomie en France est réalisé à Nancy. En 2002, c’est le premier prélèvement rénal de donneur vivant en coeliochirurgie assistée par robot en Europe qui est réalisé au CHU de Nancy (Pr Jacques Hubert, urologie).

En plus de la réalisation de gestes techniques plus complexes et des conditions de travail moins astreignantes physiquement pour le chirurgien, les avantages pour le patient sont importants : diminution de la douleur post-opératoire, meilleure cicatrisation, diminution du risque infectieux (notamment chez les patients obèses du fait de cicatrices réduites) et reprise d’activités personnelles et professionnelles plus rapide.

Le diplôme inter-universitaire en robotique créé à l’École de Chirurgie de Nancy a déjà attiré 12 chirurgiens français et étrangers accompagnés par leur équipe d’infirmier(e)s de bloc opératoire. Il propose une formation théorique et pratique à l’utilisation du robot Da Vinci dans différentes spécialités chirurgicales (chirurgie urologique, digestive et endocrinienne, gynécologique, cardiovasculaire, ORL). Le recul appréciable offert par la phase de développement et de recherche à l’École de Chirurgie de la Faculté de Médecine de Nancy et les années d’expérience clinique acquise depuis, ont permis aux équipes nancéiennes d’explorer tous les intérêts de cette nouvelle voie et de mettre en pratique des interventions de plus en plus complexes.

À lire également

Un quadruplet de dons croisés de reins entre 8 patients, une première en France 

Pour la première fois en France et en Suisse, quatre paires donneur/receveur ont été opérées de manière coordonnée dans le cadre d’un don croisé de reins avec donneurs vivants. Pilotée par l’Agence de la biomédecine, ce « quadruplet » constitue un défi médical et logistique considérable, qui a impliqué les CHU de Toulouse, Montpellier, Reims et Genève.

Sport intense et canicule : le CHU d’Angers met en garde contre le coups de chaleur

La France connait actuellement un épisode caniculaire précoce. Les événements sportifs, dédiés notamment à la course à pied, sont nombreux en cette période. Les sportifs sont particulièrement exposés aux risques liés aux fortes chaleurs. Dans ces conditions, des coups de chaleur d’exercice peuvent survenir, entraînant des hospitalisations, voire des décès. Les médecins réanimateurs et du sport du CHU d’Angers rappellent quelques recommandations de base, face à ces épisodes de fortes chaleurs qui se multiplient.

Hôpital Henry Gabrielle : un accompagnement inédit après les cancers du sang 

Les Hospices Civils de Lyon ont ouvert, à l’hôpital Henry Gabrielle, une unité de soins médicaux et de réadaptation (SMR) dédiée à l’onco-hématologie. Première structure de ce type au sein d’un CHU en France, elle propose une prise en charge globale, spécialisée et coordonnée des patients atteints de cancers du sang après des traitements intensifs. Conçue comme un maillon du parcours de soins, elle constitue l’aval direct du service d’hématologie de l’hôpital Lyon Sud. Elle assure la continuité de la prise en charge après la phase aiguë, dans une logique de parcours sécurisé et gradué, au service de la récupération physique, psychologique et sociale de patients fragilisés par une leucémie, un lymphome, un myélome, une greffe de moelle ou une thérapie par CAR-T cells.

Cancer du pancréas : au CHU Grenoble Alpes, l’innovation thérapeutique à l’honneur

Le CHU Grenoble Alpes lance l’étude ACAPELLA, première en Europe, pour évaluer une technologie innovante de radiothérapie interne ciblée (DaRT) chez des patients atteints de cancer du pancréas non opérable. Portée par ses équipes expertes en oncologie digestive, en endoscopie digestive et en radiothérapie, cette étude vise à offrir une alternative plus efficace à la radiothérapie conventionnelle, avec l’espoir d’améliorer significativement le pronostic de patients aujourd’hui en impasse thérapeutique.

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.