Face à l’augmentation de la fréquence des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) dans la population, et plus particulièrement chez les jeunes, le CHU Grenoble Alpes a organisé un temps d’information et de sensibilisation en partenariat avec le Comité de coordination régionale de la lutte contre le VIH (Corevih).
C’est un fait. Les personnes contaminées par une Infections Sexuellement Transmissibles (IST) sont chaque année de plus en plus nombreuses en France. « Nous constatons une hausse significative du nombre d’infections au niveau de l’arc alpin comme sur l’ensemble du territoire français, et plus particulièrement chez les jeunes. Certaines IST comme la syphilis, qui semblait avoir plus ou moins disparu, sont malheureusement de retour. Le taux de contamination à la syphilis double même chaque année. D’autres IST comme la chlamydiose peut avoir des conséquences sur la fertilité chez les jeunes femmes » témoigne le Pr Olivier Epaulard, infectiologue au CHU Grenoble Alpes et président du Corevih Arc Alpin.
La prévention aux IST s’avère donc être un vrai enjeu de santé publique. A la veille du Sidaction 2017, le Corevih a sensibilisé les usagers de l’hôpital Michallon en installant l’exposition « L’irresISTible » – 10 panneaux pédagogiques réalisés par le CRIPS et l’IREPS Rhône Alpes– et en informant les patients comme les professionnels de santé de l’établissement sur la dangerosité des Infections Sexuellement Transmissibles.
« Les gens ont du mal à s’exprimer sur les IST. Ils n’osent en parler ni à leur médecin ni à leur partenaire. Cette journée nous permet d’être à leur disposition et de les inviter à venir se faire dépister en cas de doute » conclut le Pr Olivier Epaulard.

Au CHU d’Angers, la prévention comme boussole
Enjeu de santé publique incontournable, la prévention peine encore, malgré un financement et une volonté partagée des acteurs, à montrer toute son efficacité en France. Pour réduire les inégalités de santé, la communauté scientifique internationale promeut la stratégie du Making Every Contact Count (MECC), c’est-à-dire un accès à de la prévention à chaque contact qu’un individu peut avoir avec le système de santé. Comme d’autres hôpitaux, le CHU d’Angers a décidé de l’expérimenter. Pas étonnant de la part d’un établissement qui, depuis cinq ans, fait de la prévention une valeur cardinale.



