Imagerie médicale et art numérique

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Ouvrir les voies de la Science vers l'Art, telle est l'idée qui ne quitte plus le créateur numérique Christian Lavigne. De passage à l'Imagerie Guilloz du CHU de Nancy en juillet dernier, l'artiste s'est lancé dans la création d'une nouvelle cybersculpture faisant appel à la photographie, au scanner médical et à l'impression 3D couleur. « TETE À TETE / 2 - MNÉMOSYNE » sera dévoilée au public lors de la biennale « INTERSCULPT 2007 », du 10 au 17 octobre prochain à Nancy. Retour sur une démarche atypique. >>>

Ouvrir les voies de la Science vers l’Art, telle est l’idée qui ne quitte plus le créateur numérique Christian Lavigne. De passage à l’Imagerie Guilloz du CHU de Nancy en juillet dernier, l’artiste s’est lancé dans la création d’une nouvelle cybersculpture faisant appel à la photographie, au scanner médical et à l’impression 3D couleur.
« TETE À TETE / 2 – MNÉMOSYNE » sera dévoilée au public lors de la biennale « INTERSCULPT 2007 », du 10 au 17 octobre prochain à Nancy. Retour sur une démarche atypique. >>>

De formation scientifique (mathématiques et physique), Christian Lavigne se tourne vers les arts plastiques et la littérature ; rapidement, il décide de mettre à profit ses connaissances scientifiques pour développer une démarche artistique originale. Pionnier dans la sculpture numérique, il utilise l’informatique dans l’Art au tout début des années 1980. 12 ans plus tard, il fonde, avec Alexandre Vitkine, l’association Ars Mathematica et organise une 1ère exposition en 1993. 2 ans après, l’événement est reconnu sur la scène internationale de l’art numérique, et devient la biennale INTERSCULPT.

Avec l’accord du service d’imagerie médicale du Pr Alain Blum, Christian Lavigne a démarré la création de sa nouvelle oeuvre au CHU de Nancy. Quelques minutes ont suffi à l’équipe de l’hôpital pour scanner entièrement le crâne de l’artiste (en basse dose de rayons X pour limiter l’irradiation), et créer le fichier informatique utilisé dans le processus que le cybersculpteur résume ici : « La 3D de mon crâne, obtenue grâce aux images du scanner, est généré avec le concours de MATERIALISE, en Belgique, puis texturée avec des photos personnelles. Le crâne numérique « amélioré » est ensuite matérialisé par une imprimante 3D de chez AXIATEC, à Paris. Mon portrait grandeur nature est tiré sur plexiglas ; l’emplacement du crâne que je tiens en mains est découpé pour y insérer le crâne en 3D. »

Différentes inspirations ont guidé Christian Lavigne : les Vanités (natures mortes composées d’objets symboliques, tels que le crâne, le sablier, ou la fleur qui se fane, évoquant la fuite du temps), les Memento Mori (genre artistique ayant pour but de rappeler aux hommes qu’il sont mortels), ou bien encore Hamlet.
Au-delà de l’utilisation de technologies numériques, l’accès de l’Art au plus grand nombre est au coeur de la démarche de Christian Lavigne : « l’Art est de prime abord une affaire de ressenti et non pas de connaissances et de références culturelles. Pour exister, l’Art doit être visible, sans cela il est voué à disparaître. Mais après l’approche immédiate, sensitive, on peut être initié à d’autres niveaux d’interprétations. »

Résultat visible durant la manifestation « Sculpture numérique et Biomorphisme » du 10 au 17 octobre 2007, au Conseil Général de Meurthe-et-Moselle (48 rue Sergent Blandan, Nancy).
Organisation : association Ars Mathematica, dans le cadre de la biennale Intersculpt 2007 et lors de la Fête de la Science.

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