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Juin Vert : mois de la mobilisation contre le cancer du col de l’utérus

70 à 90% des 3 000 femmes qui contractent chaque année un cancer du col de l’utérus en France pourraient être sauvées par la combinaison d’un frottis associé à une vaccination préventive. Or, depuis 6 ans, le taux de couverture par frottis stagne à 57% - moins de 6 femmes sur 10 sont dépistées- alors que la loi de santé publique fixe un objectif de 80%. C’est donc pour sensibiliser les 7 millions de femmes de 25 à 65 ans qui ne suivent pas les recommandations que l’Institut National du Cancer et ses partenaires ont lancé en 2010 une campagne expérimentale sur 13 départements français dont l’Indre et Loire.

70 à 90% des 3 000 femmes qui contractent chaque année un cancer du col de l’utérus en France pourraient être sauvées par la combinaison d’un frottis associé à une vaccination préventive. Or  depuis 6 ans, le taux de couverture par frottis stagne à 57% – moins de 6 femmes sur 10 sont dépistées- alors que la loi de santé publique fixe un objectif de 80%. C’est donc pour sensibiliser les 7 millions de femmes de 25 à 65 ans qui ne suivent pas les recommandations que l’Institut National du Cancer et ses partenaires ont lancé en 2010 une campagne expérimentale sur 13 départements français dont l’Indre et Loire.  Une initiative désormais généralisée dans le cadre du 3ème Plan Cancer 2014-2019 du fait des résultats encourageants recueillis depuis 4 ans.  
 
L’Indre-et-Loire : département pilote d’un programme intégré de lutte contre le cancer du col de l’utérus
Depuis quatre ans, l’Indre-et Loire expérimente un processus complémentaire au dépistage individuel ou spontané.  Seules les femmes n’ayant pas réalisé de frottis cervico-utérin depuis 3 ans sont invitées par le Centre de Coordination des Dépistages des Cancers (CCDC) à prendre rendez-vous chez leur médecin traitant, gynécologue ou sage-femme pour se faire dépister. Les professionnels de santé sont largement engagés dans cette démarche.
Le CCDC participe également à des projets de recherche sur les auto-prélèvements vaginaux avec recherche HPV, une alternative pour les femmes ne réalisant pas de frottis.
En complément du dépistage organisé, le CCDC mène une étude sur le renforcement de l’observance de la vaccination anti-HPV. En effet, en Indre-et-Loire, 30% des jeunes filles ayant débuté une vaccination ne terminent pas leur schéma vaccinal. Pour améliorer ce taux de vaccination, le CCDC envoie des courriers d’information à ce public féminin et insiste  sur l’importance du dépistage par frottis à partir de 25 ans. L’équipe du CCDC tiendra un stand d’information le jeudi 19 juin 2014 à la Caisse d’Allocations Familiales de Tours.
 
Le dépistage par frottis pour agir précocement
La Haute Autorité de Santé (HAS), préconise aux femmes de 25 à 65 ans de réaliser un frottis cervicoutérin tous les 3 ans, après 2 frottis normaux à un an d’intervalle. Le frottis permet de détecter précocement les lésions précancéreuses. Traiter ces lésions le plus tôt possible permet d’éviter l’apparition de la maladie.

Les nouvelles recommandations pour la vaccination anti-HPV (prévention complémentaire du dépistage) La vaccination permet de se protéger contre les infections à papillomavirus humain (HPV) 16 et 18 qui sont à l’origine de 70% des cancers invasifs du col.

En France, le Haut Conseil de la Santé Publique recommande cette vaccination préventive aux jeunes filles âgées de 11 à 14 ans mais également, en rattrapage, jusqu’à l’âge de 19 ans révolus. Au premier trimestre 2014, les Autorisations de Mise sur le Marché des 2 vaccins anti-HPV ont été modifiées avec un nouveau schéma vaccinal pour les plus jeunes (diminution du nombre de doses et modification des délais). Cette vaccination ne protège pas à 100% contre le cancer du col de l’utérus, le dépistage reste indispensable dès 25 ans.
 
Prévenir le cancer du col de l’utérus, un enjeu du 3ème Plan Cancer 2014-2019
Le nouveau Plan Cancer prévoit plusieurs actions afin de faire reculer les inégalités face au cancer du col utérin et réduire son incidence :
• Permettre à chaque femme de 25 à 65 ans l’accès à un dépistage régulier du cancer du col utérin via un programme national de dépistage organisé
• Améliorer le taux de couverture de la vaccination anti-papillomavirus
• Assurer une prise en charge adaptée aux femmes chez lesquelles une anomalie a été détectée
• Mettre en place une évaluation de la stratégie de lutte contre le cancer du col de l’utérus pour guider et réajuster les dispositifs
L’objectif du Plan est de réduire l’incidence et le nombre de décès par cancer du col de l’utérus de 30% en 10 ans.

A l’occasion de la 5ème édition de Juin Vert, l’Institut de Veille Sanitaire publie dans le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire un numéro spécial consacré à la généralisation du dépistage organisé.
Pour en savoir plus, contactez le 02 47 47 98 94 – www.ccdc37.fr
 

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