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La coopération : arme contre les maladies du calcium et du phosphore

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La coopération entre un centre de référence et un centre de compétence a donné lieu à une journée originale consacrée aux maladies rares du métabolisme du calcium et du phosphore, jeudi 26 mars 2009. Organisée par l'équipe d'endocrinologie pédiatrique (Pédiatrie 1) - centre de compétence du CHU de Besançon - en collaboration avec le Dr Agnès Linglart, coordinateur du Centre de Référence des Maladies Rares du Métabolisme du Calcium et du Phosphore (Paris - Hôpital Saint-Vincent-de-Paul), cette rencontre a réuni plusieurs familles concernées par ces pathologies.

La coopération entre un centre de référence et un centre de compétence a donné lieu à une journée originale consacrée aux maladies rares du métabolisme du calcium et du phosphore, jeudi 26 mars 2009. Organisée par l’équipe d’endocrinologie pédiatrique (Pédiatrie 1) – centre de compétence du CHU de Besançon – en collaboration avec le Dr Agnès Linglart, coordinateur du Centre de Référence des Maladies Rares du Métabolisme du Calcium et du Phosphore (Paris – Hôpital Saint-Vincent-de-Paul), cette rencontre a réuni plusieurs familles concernées par ces pathologies.

Examinés en consultation par des pédiatres endocrinologues : Drs Anne-Marie Bertrand et Brigitte Mignot (CHU de Besançon), Dr Murielle François (CH de Montbéliard) et Dr Agnès Linglart, les patients ont pu évoquer les différents symptômes de leur maladie. Les experts ont évoqué avec eux les causes génétiques découvertes au cours des 10 dernières années. Ensemble ils ont dresser un bilan d’étape de la recherche et des traitements.

Au coeur de toutes les préoccupations : la pseudo-hypoparathyroïdie et le rachitisme hypophosphatémique ont été au coeur de cette journée.
La pseudo-hypoparathyroïdie de type 1a est une maladie rare, causée par une mutation dans le gène de la protéine GS. Cette protéine joue un rôle très important dans le fonctionnement hormonal, le développement du tissu adipeux, la croissance osseuse et le développement psychomoteur et mutation entraîne une altération de toutes ces fonctions. Les patients présentent plusieurs symtômes :
– une hypocalcémie due à l’absence de fonctionnement de la parathormone (le traitement est un dérivé actif de la vitamine D) ;
– une hypothyroïdie par anomalie du fonctionnement de la TSH (traitée par des hormones thyroïdiennes) ;
– une obésité particulièrement sévère au cours des premières années de vie nécessitant une prise en charge diététique et une activité physique rigoureuse ;
-des anomalies osseuses avec une fermeture prématurée des cartilages de croissance. Le seul traitement actuellement disponible pour améliorer la croissance de ces enfants est l’hormone de croissance ;
-parfois, des calcifications sous la peau ;
-un retard des acquisitions psychomotrices.
L’objectif actuel de la recherche est d’essayer de mieux comprendre cette maladie et en particulier pourquoi le dysfonctionnement de la protéine GS est à l’origine de cette obésité et de ces calcifications parfois extrêmement invalidantes.

Le rachitisme hypophosphatémique est une maladie rare due à une fuite urinaire de phosphore. Les patients atteints ont un taux de phosphore très abaissé dans le sang, élevé dans les urines, un taux abaissé de la forme active de la vitamine D sanguin et un défaut de la calcification des cartilages de croissance ; cela aboutit à des déformations des membres inférieurs, parfois extrêmement sévères (genu varum ou genu valgum), un retard de croissance et des anomalies de la minéralisation dentaire générant des caries très fréquentes et des abcès dentaires. Le traitement proposé vise la correction complète des déformations des membres inférieurs et une reprise de la croissance.
Les deux médicaments utilisés sont :
– le phosphore pris en plusieurs prises par jour afin de maintenir un taux de phosphore sanguin le plus constant possible au cours de la journée ;
– les dérivés actifs de la vitamine D, type Un-Alpha ou Rocaltrol pour minéraliser les cartilages de croissance et accélérer la vitesse de croissance.
L’équilibre entre ces deux traitements est délicat et doit être surveillé par des analyses sanguines semestrielles et urinaires trimestrielles.

Aujourd’hui, le diagnostic génétique de cette maladie est possible. L’objectif actuel de la recherche est de mieux comprendre comment une mutation du gène PHEX peut conduire à une anomalie de la minéralisation des cartilages de croissance.

Une collaboration active entre le Centre de Référence parisien et le Centre de Compétence franc-comtois existe depuis plusieurs années pour la prise en charge très spécifique de ces patients. Ce partenariat a permis la réalisation d’un nouveau protocole par hormone de croissance pour les enfants accusant un retard de croissance sévère malgré un premier traitement. Dans un avenir proche, de nouvelles molécules pourront leur être proposées.

A l’issue de cette journée, le Dr Linglart a animé la réunion du club d’endocrinologie pédiatrique de Franche-Comté avec pédiatres libéraux et hospitaliers, endocrinologues, biologistes et diététiciens : conférence sur les nouveautés dans le domaine du calcium et du phosphore et discussion autour de cas cliniques de Franche-Comté.

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