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Le modèle de porc dans la transplantation d’organes

En 1991, le CHU de Poitiers, l'Université de Poitiers, l'INRA et la région Poitou-Charentes se sont associés pour la création d'un laboratoire de chirurgie expérimentale sous l'autorité du le Pr Michel Carretier. Seul site spécialisé, le laboratoire utilise le porc comme modèle de recherche et conduit des programmes originaux à un stade préclinique. Il est notamment référent pour les tests précliniques d'évaluation et l'adaptation de moyens de conservation des organes d'organes, principalement reins et foie.

En 1991, le CHU de Poitiers, l’Université de Poitiers, l’INRA et la région Poitou-Charentes se sont associés pour la création d’un laboratoire de chirurgie expérimentale sous l’autorité du le Pr Michel Carretier. Seul site spécialisé, le laboratoire utilise le porc comme modèle de recherche et conduit des programmes originaux à un stade préclinique. Il est notamment référent pour les tests précliniques d’évaluation et l’adaptation de moyens de conservation des organes d’organes, principalement reins et foie.

Une question de santé publique majeure ayant pour enjeu l’élargissement du nombre d’organes disponibles en utilisant ceux de donneurs marginaux ou des donneurs à coeur arrêté comme l’autorise la loi depuis 2005. Selon les résultats d’études européennes, on peut envisager une évolution d’un minimum de 40% d’organes disponibles. Au niveau national, onze CHU sont impliqués dans ce programme de recherche.

Le laboratoire développe ainsi de nouveaux protocoles pour utiliser les machines à perfusion qui seront utilisées dans la conservation de ce type de donneur. Un aspect finalisé des travaux menés est l’utilisation d’un prototype de solution de conservation utilisant le polyéthylène glycol développé dans ces unités et actuellement en évaluation chez l’homme.

Dans le cadre du prochain contrat Etat-Région, le laboratoire a obtenu une subvention de 800 000 euros pour agrandir ses locaux. A l’heure actuelle, ils comprennent quatre postes chirurgicaux, trois salles de réanimation et 20 stalles de suivi des animaux au long cours.

Le rayonnement scientifique de cette unité le conduit désormais à travailler dans une approche fondamentale pour l’étude de mécanismes impliqués dans la néphropathie du greffon ou les mécanismes de dysfonctions précoces des organes.

En interne, les médecins de cette plate-forme collaborent tous avec l’unité d’Ischémie-reperfusion en transplantation rénale (ERM 324 INSERM) dirigée par le Pr Gérard Mauco. Le laboratoire a d’ailleurs largement contribué à sa labellisation Inserm obtenue en 2003.

En réunissant autour de lui les équipes d’anesthésie réanimation, de biochimie, de chirurgie viscérale et vasculaire du CHU, le laboratoire affirme sa vocation pluridisciplinaire.

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