Maladies mitochondriales : l’AFM-Téléthon finance 2 projets de recherche à Angers

Auteur /Etablissement :
Les fonds recueillis par le Téléthon soutiennent deux études sur les maladies mitochondriales «Mitoscreen» et «MetaboMELAS» auxquelles participe le Pr. Vincent Procaccio du laboratoire de génétique de l’Institut de biologie en santé du CHU d’Angers.

Les fonds recueillis par le Téléthon soutiennent deux études sur les maladies mitochondriales «Mitoscreen» et «MetaboMELAS» auxquelles participe le Pr. Vincent Procaccio du laboratoire de génétique de l’Institut de biologie en santé du CHU d’Angers.

Etude des maladies mitochondriales : le projet «Mitoscreen»
Sélectionné il y a trois ans par l’association AFM-Téléthon, le projet «Mitoscreen» est porté par plusieurs équipes nationales dont le CHU d’Angers*. L’objectif est de mieux comprendre les maladies mitochondriales qui ne bénéficient à ce jour d’aucun traitement et de trouver des solutions thérapeutiques pour améliorer la vie des patients. Les chercheurs angevins ont entrepris d’identifier certains médicaments déjà mis sur le marché qui pourraient être bénéfiques aux patients touchés par les maladies mitochondriales. Ce «repositionnement thérapeutique» permettrait de lancer des essais cliniques.

Le CHU d’Angers, centre de référence des maladies neurodégénératives et mitochondriales, reçoitdes malades de tout le grand ouest avec des consultations de médecins experts. Le laboratoire de génétique hospitalier travaille à l’identification des anomalies génétiques et participent ainsi au diagnostic des pathologies. Intervient ensuite le laboratoire de recherche angevin qui développe des programmes pour mieux comprendre ces maladies. Le CHU d’Angers a déjà reçu un financement de 320 000 euros pour ce projet de recherche considéré comme hautement stratégique par l’AFM.

* Les partenaires de « Mitoscreen » sont le laboratoire MITOVASC INSERM1083-CNRS6015 qui comprend une équipe de plus de 30 chercheurs et professionnels de santé du CHU et de l’Université d’Angers.

Recherche sur le syndrome mitochondrial MELAS
« MetaboMELAS »
est un projet angevin placé sous la responsabilité du Pr. Procaccio etfinancé à hauteur de 155.000 euros pour deux ans. Les équipes angevines travaillent à l’analyse dusyndrome MELAS, pathologie mitochondriale rare responsable d’accidents vasculaires à répétition et d’épilepsie.

En savoir plus sur les mitochondries, ces centrales énergétiques des cellules
300 formes de maladies mitochondriales ont été identifiées. Leur point commun : un défaut deproduction d’énergie par les mitochondries dû à une anomalie génétique. Plusieurs organes peuvent ainsi être défaillants, les plus touchés étant ceux qui nécessitent le plus d’énergie – le cerveau, nos muscles, cœur, foie, œil mais tous les organes peuvent être atteints.

Les signes d’une maladie mitochondriale peuvent survenir à tout âge.
Elles se manifestent chez le nouveau-né dès la naissance et durant l’enfance mais aussi à l’âge adulte. Les mitochondries sont de petites structures présentes dans chaque cellule de l’organisme et sont comparables à de « petites centrales énergétiques » qui fournissent énergie et chaleur aux cellules et tissus : les muscles, le cerveau, les organes vitaux …
Ce sont de véritables usines qui utilisent les nutriments apportés par notre alimentation et l’oxygène que l’on respire pour produire l’énergie nécessaire à la cellule.Le rôle central de la mitochondrie dans la cellule explique pourquoi toute perturbation de son fonctionnement est susceptible d’avoir un retentissement grave. De fait, des anomalies génétiques vont être à l’origine de ces maladies mitochondriales, un ensemble hétérogène de maladies rares.

De la maladie génétique rare aux maladies communes
Améliorer la connaissance et identifier des traitements pour ces maladies génétiques mitochondriales rares pourraient considérablement aider à mieux comprendre mais aussi à mieuxtraiter les maladies communes qui ont pour symptôme principal un accident vasculaire cérébralou des troubles épileptiques, très fréquents dans la population.

L’AFM-Téléthon : un partenaire recherche de premier plan

73,1 M€ ont été investis dans la recherche et ledéveloppement des thérapies par l’AFM-Téléthon en 2016
Faire un don au Téléthon, c’est accélérer la découverte de nouveaux traitements contre les maladies rares.

À lire également

Déficit des CHU, le grand paradoxe

Dans un communiqué datant du 3 juillet dernier, les trois conférences CHU ont publié les résultats budgétaires 2025. Avec un niveau de déficit quatre fois plus important qu’en 2021 malgré une activité record, les CHU appellent à un redressement des tarifs de séjours.

Les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux lancent un centre d’excellence en cancérologie pédiatrique

Chaque année en France, plus de 2 200 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer. Si les taux de survie dépassent aujourd’hui 80 %, les rechutes et les séquelles à long terme restent un défi majeur pour la recherche médicale. Dans ce contexte, les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux, aux côtés de l’Oncopole Claudius Regaud et de leurs partenaires, lancent CIRCLE, un centre de recherche d’excellence dédié aux cancers pédiatriques.

Le CHU de Poitiers s’équipe du Biograph Vision Quadra, une innovation majeure en imagerie médicale

Le CHU de Poitiers et Siemens Healthineers France ont signé le 25 juin une convention historique pour l’acquisition du Biograph Vision Quadra, TEP/TDM de dernière génération. Cet équipement sera fonctionnel début 2027 au sein de l’extension du pôle régional de cancérologie du CHU, marquant une étape clé dans l’excellence clinique et scientifique de l’établissement. Ce projet représente un investissement de 9,5 millions d’euros pour l’acquisition et l’installation de l’équipement au cœur même du pôle régional de cancérologie.

Don d’organes : opération sensibilisation au CHU de Nîmes 

À l’occasion de la Journée nationale du don d’organes, le CHU de Nîmes, centre reconnu pour les prélèvements d’organes et de tissus, poursuit son engagement en faveur de cet enjeu majeur de santé publique. Comme dans d’autres grands établissements hospitaliers, les équipes de la Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus (CHPOT) se sont mobilisées pour informer, sensibiliser et rappeler l’importance d’un geste solidaire qui permet chaque année de sauver des milliers de vies.