Mucoviscidose : de nouveaux soins et une espérance de vie plus longue

Auteur /Etablissement :
Voici une quinzaine d'années, 30 enfants atteints de mucoviscidose étaient suivis en Aquitaine et ces jeunes n'atteignaient jamais l'âge adulte. Aujourd'hui, grâce aux nouvelles pratiques de soins tels que la kinésithérapie respiratoire, les nébulisations et l'apparition des enzymes pancréatiques, les 150 patients pris en charge au CHU de Bordeaux ont une espérance de vie bien plus longue.

Voici une quinzaine d’années, 30 enfants atteints de mucoviscidose étaient suivis en Aquitaine et ces jeunes n’atteignaient jamais l’âge adulte. Aujourd’hui, grâce aux nouvelles pratiques de soins tels que la kinésithérapie respiratoire, les nébulisations et l’apparition des enzymes pancréatiques, les 150 patients pris en charge au CHU de Bordeaux ont une espérance de vie bien plus longue.

Prise en charge de la maladie
La mucoviscidose peut toucher de nombreux organes, entraînant une atteinte pulmonaire responsable du pronostic vital, avec progressivement un encombrement par les sécrétions et des infections par des bactéries spécifiques. La prise en charge inclut :
– Une kinésithérapie respiratoire quotidienne à domicile, de préférence dès le dépistage,
– Des aérosols pluriquotidiens,
– Des règles d’hygiène strictes pour la prévention des infections, avec la nécessité d’une chaîne interprofessionnelle (domicile, lieu de garde, éducation nationale, milieu professionnel, etc.)
– Des cures d’antibiotiques intraveineuses, qui doivent être préférentiellement réalisées à domicile par une infirmière libérale.
– La nécessité d’une excellente réactivité des pédiatres et des médecins traitants lors des signes de décompensation (l’aggravation est souvent irréversible)

L’atteinte digestive est diagnostiquée dans plus de 80% des cas. Elle entraîne une malabsorption des graisses et de certaines vitamines et provoque des troubles de la croissance staturo-pondérale. Pour traiter ces affections une prise médicamenteuse pluriquotidienne au domicile et à l’école s’avère indispensable.

D’autres manifestations sont aussi associées à la mucoviscidose :
– Une atteinte hépatique pouvant évoluer vers la cirrhose,
– Un diabète insulinodépendant,
– Une atteinte ostéoarticulaire (arthropathies, ostéoporose, douleurs…),
– Des troubles de la fertilité,
– Un retentissement psychologique pour le patient et son entourage.

La mucoviscidose en Aquitaine et au CHU de Bordeaux
En 2010, environ 1 bébé par mois est dépisté en Aquitaine, ce qui représente 150 enfants suivis à l’Hôpital des Enfants de Bordeaux pour mucoviscidose.
Le Centre de Ressources et de Compétences de la Mucoviscidose (CRCM) pédiatrique du CHU de Bordeaux est composé d’une équipe de soins multidisciplinaire : pédiatres dont certains sont spécialisés en pneumologie, en gastro-entérologie ou en génétique, puéricultrices, kinésithérapeutes, psychologues, diététiciennes… A cette activité clinique s’ajoutent des études développées au Centre de Recherche de l’Hôpital des Enfants du CHU de Bordeaux (CEDRE), un des 5 centres français de référence européenne en matière de recherche sur la mucoviscidose.
Le relais au CRCM Adulte (Hôpital Haut-Lévêque) se fait vers l’âge de 18 ans. Un réseau ville-hôpital est en train de se constituer afin de faciliter l’intervention des professionnels de santé libéraux, d’assurer la continuité des soins et un meilleur partage de l’information.

La mucoviscidose
La mucoviscidose est une pathologie génétique grave de plus en plus fréquente en France. Le corps humain fabrique naturellement du mucus pour humidifier les organes, or, dans le cas de la mucoviscidose, cette substance est anormalement épaisse et collante, entrainant des difficultés au niveau respiratoire et digestif. Aujourd’hui, les enfants sont le plus souvent dépistés à la naissance. Dans chaque région, un ou plusieurs CRCM (Centre de Ressources et de Compétences de la Mucoviscidose) les prennent en charge avec un suivi mensuel la première année de vie et tous les 3 mois ensuite.

À lire également

Endométriose : les 3 CHU du Grand Est au cœur d’un nouveau dispositif régional

Pathologie chronique encore insuffisamment diagnostiquée, l’endométriose touche près de 10 % des femmes en France, soit entre 1,5 et 2,5 millions de patientes. Elle se manifeste par des douleurs parfois invalidantes, peut impacter la fertilité et reste marquée par un délai de diagnostic moyen estimé à sept ans. Face à cet enjeu majeur de santé publique, le ministère de la Santé a lancé en 2022 une stratégie nationale visant à structurer la prise en charge, renforcer la recherche et réduire les délais diagnostiques. C’est dans ce cadre que s’inscrit la création du dispositif régional EndoGrandEst, porté par les CHU de Strasbourg, Nancy et Reims.

Myélome multiple, le CHU de Nantes au cœur de la recherche clinique pour faire progresser les traitements

Publiés le 29 mai 2026 dans la prestigieuse revue scientifique The New England Journal of Medicine par le Pr Cyrille Touzeau, les résultats d’un essai clinique international impliquant 162 centres, démontrent l’intérêt d’une immunothérapie par Teclistamab1 dès la première récidive de la maladie chez les patients atteints de myélome multiple2. Egalement présentés à l’occasion du congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), les résultats d’une étude clinique ayant évalué un traitement précoce par Elranatamab chez des patients atteints d’un myélome multiple pas encore symptomatique3, soulignent l’intérêt de ces nouvelles immunothérapies par anticorps bispécifiques pour le traitement du myélome.

Orthopédie : prise en charge des pathologies au CHU de Clermont-Ferrand 

À l’occasion de la Journée mondiale de l’orthopédie, le CHU de Clermont-Ferrand a souhaité mettre en lumière son service de chirurgie orthopédique, capable de prendre en charge l’ensemble des pathologies de l’appareil locomoteur, des plus courantes aux plus complexes. Cette organisation permet de garantir à tous les patients un accès à une expertise médicale et technique de haut niveau, dans le cadre du service public hospitalier.