Nancy : les Russes à l’écoute de la Gériatrie « à la française »

Les statistiques le confirment : la population russe âgée augmente en même temps que sa moyenne d’âge. Même si, et les chiffres le montrent aussi, ces moyennes sont plus basses que celles des européens puisqu’à l’heure actuelle un homme russe vit en moyenne jusqu’à 64 ans et une femme 76 ans*. Confronté au vieillissement démographique, le gouvernement a lancé une large étude sur les prises en charge hospitalières et extra-hospitalières des personnes du 3e âge.

Les statistiques le confirment : la population russe âgée augmente en même temps que sa moyenne d’âge. Même si, et les chiffres le montrent aussi, ces moyennes sont plus basses que celles des européens puisqu’à l’heure actuelle un homme russe vit en moyenne jusqu’à 64 ans et une femme 76 ans*. Confronté au vieillissement démographique, le gouvernement a lancé une large étude sur les prises en charge hospitalières et extra-hospitalières des personnes du 3e âge. En effet, la Gériatrie étant encore très peu développée dans le pays, tout est donc à construire, aussi bien les filières hôpitaux/médecins de ville, que la formation de personnels qualifiés, jusqu’au lancement de programmes de recherche.
Ce besoin crucial de compétences et de structures spécialisées explique pourquoi une délégation composée de représentantes du Ministère russe de la santé et de médecins de l’Université moscovite Pirogov est venue découvrir le savoir-faire « à la française ». Ces visiteuses moscovites ont été reçues par l’Université de Lorraine à travers sa la Faculté de médecine et par le CHRU de Nancy, du 23 au 26 janvier 2017. 
Première rencontre hospitalo-universitaire de ce type, le séjour a permis aux professionnelles de santé russes de visiter le service de Gériatrie du CHRU dirigé par le Pr Bénétos, les Soins de Suite et Réadaptation, l’Unité Cognitivo-Comportementale, le Long séjour, ainsi que des structures d’aval nancéiennes (Office nationale des Personnes Agées, L’institut de Réadaptation et la Maison Hospitalière St Charles), de rencontrer leurs homologues lorrains et de s’informer sur les organisations, les formations et les politiques de santé. Autre visite d’importance, l’hôpital virtuel de la Faculté de Médecine, à travers son centre de simulation (CUESIM) et plus particulièrement sa branche « mannequins gériatriques » destinée à la formation des infirmier(e)s de la spécialité et, à travers, l’Ecole de chirurgie, centre international de référence dans le domaine de la formation sur robots.

Une convention officielle et inédite portant sur la Gériatrie a été signée entre les deux Universités. Elle sera concrétisée dès le mois de mars prochain par des cours de formation gériatrique, dispensés par Athanase Bénétos, aux enseignants de la Faculté de Médecine de l’Université Pirogov, cours portant sur les expertises et les pratiques lorraines, afin qu’elles soient diffusées à de jeunes médecins. Cette convention entérine également la création d’un master en Gériatrie, ainsi que l’ouverture à des échanges d’étudiants (1er et 2e cycle, doctorants et post doc) non seulement en médecine mais aussi des chercheurs.
Un partenariat gagnant gagnant
La convention hospitalo-universitaire sur les « silver knowledge » est un partage de richesses scientifiques à plusieurs strates : connaissances cliniques pour les Russes avec l’acquisition de savoirs gériatriques et recherche mutuellement boostée donnant ainsi l’opportunité de collaborer sur des projets internationaux.

*source : le monde.fr. 16.3.12

À lire également

Naître sans oreille : le CHU de Lille reconstruit désormais le pavillon des enfants

La reconstruction de pavillon d’oreille par implant synthétique est une technique innovante dans la chirurgie reconstructrice, destinée aux enfants comportant une anomalie du développement de l’oreille externe dès la naissance. Venue tout droit des Etats-Unis, cette technique est délicate et demande une grande expertise. En France, elle se réalise exclusivement au sein des hôpitaux publics de Necker- AP-HP et au sein des blocs opératoires de Jeanne de Flandre du CHU de Lille, en partie grâce à un financement interne de soutien à l’innovation.

Au CHRU de Nancy, de nouveaux équipements biomédicaux de pointe

Le CHRU de Nancy annonce poursuivre la modernisation de son plateau technique de neurochirurgie avec l’acquisition d’un robot d’implantation intracérébrale, d’un scanner peropératoire et d’un système de neuronavigation de dernière génération. Ces technologies de pointe viennent soutenir une expertise reconnue, particulièrement dans la prise en charge chirurgicale des épilepsies complexes.

Au CHU d’Angers, la prévention comme boussole

Enjeu de santé publique incontournable, la prévention peine encore, malgré un financement et une volonté partagée des acteurs, à montrer toute son efficacité en France. Pour réduire les inégalités de santé, la communauté scientifique internationale promeut la stratégie du Making Every Contact Count (MECC), c’est-à-dire un accès à de la prévention à chaque contact qu’un individu peut avoir avec le système de santé. Comme d’autres hôpitaux, le CHU d’Angers a décidé de l’expérimenter. Pas étonnant de la part d’un établissement qui, depuis cinq ans, fait de la prévention une valeur cardinale.