Depuis l’été 2018, le service d’ophtalmologie du CHU de Toulouse s’est doté d’un dispositif de visualisation 3D de l’intérieur de l’œil. Un progrès synonyme de qualité et de confort pour les patients et le chirurgien. L’innovation repose sur le port de lunettes polarisées 3D associées à un écran. Grâce à la profondeur du champ, les structures situées sur des plans différents apparaissent très nettement, ce qui évite de solliciter le focus du microscope. De plus, la gestion numérique des contrastes, des couleurs et de la luminosité de l’image limite l’énergie lumineuse délivrée à l’œil. La démarche est donc moins photo-toxique pour le patient, c’est-à-dire moins délétère pour les structures de l’œil, notamment la rétine.
Le dispositif est utilisé depuis le début de l’été 2018 par l’unité de rétine du service d’ophtalmologie, dirigée par le Pr Vincent Soler. Particulièrement indiquée dans la chirurgie vitréo-rétinienne, toute chirurgie se faisant sous microscope peut se pratiquer de la sorte. Ainsi tous les actes de microchirurgie oculaire mais aussi extra-oculaire sont concernés : chirurgie de la cataracte, greffes de cornée…
Le système présente des avantages pour le chirurgien sur le plan ergonomique puisqu’il permet une position plus confortable. Cela contraste avec les interventions nécessitant pour les praticiens de rester tête baissée et pouvant générer en fin de journée une fatigue visuelle conséquente.
Par ailleurs, le système permet une très bonne image de l’ensemble de l’intervention à toute l’équipe du bloc opératoire. Les images produites sur l’écran sont d’une grande netteté pour tous et pas seulement pour le chirurgien, facilitant ainsi les échanges et notamment la mission d’enseignement.
Le CHU de Toulouse se situe dans le trio de tête des établissements régionaux en chirurgie vitréo-rétinienne (environ 500 actes par an). Toutes les pathologies vitro-rétiniennes simples et complexes sont prises en charge, parmi lesquelles les pathologies d’origine traumatique, inflammatoire ou infectieuse, ou encore les complications chirurgicales du diabète.
A terme, l’usage des lunettes polarisées 3D associées à un écran pourrait être étendu à d’autres spécialités comme la microchirurgie de la main.

Endométriose : les 3 CHU du Grand Est au cœur d’un nouveau dispositif régional
Pathologie chronique encore insuffisamment diagnostiquée, l’endométriose touche près de 10 % des femmes en France, soit entre 1,5 et 2,5 millions de patientes. Elle se manifeste par des douleurs parfois invalidantes, peut impacter la fertilité et reste marquée par un délai de diagnostic moyen estimé à sept ans. Face à cet enjeu majeur de santé publique, le ministère de la Santé a lancé en 2022 une stratégie nationale visant à structurer la prise en charge, renforcer la recherche et réduire les délais diagnostiques. C’est dans ce cadre que s’inscrit la création du dispositif régional EndoGrandEst, porté par les CHU de Strasbourg, Nancy et Reims.



