Ophtalmologie : le laser femto-seconde appliqué à la chirurgie de la cataracte

Auteur /Etablissement :
Cataracte, correction de la myopie, hypermétropie, astigmatisme et presbytie… Le service d’Ophtalmologie du Pr. François Malecaze du CHU de Toulouse est un des tout premiers centres d’ophtalmologie de France à utiliser le laser femto-seconde et à décliner son usage à la chirurgie de la cataracte...

Cataracte, correction de la myopie, hypermétropie, astigmatisme et presbytie… Le service d’Ophtalmologie du Pr. François Malecaze du CHU de Toulouse est un des tout premiers centres d’ophtalmologie de France à utiliser le laser femto-seconde et à décliner son usage à la chirurgie de la cataracte. Un plus pour les patients qui bénéficient d’opérations plus sûres, de phase opératoires maîtrisées, d’une dose réduite d’énergie ultrasonique et d’un minimum de temps d’intervention globe ouvert. Ce protocole parfaitement rodé garantit la qualité et la reproductibilité du résultat réfractif post opératoire.

Un nouveau laser pour la correction des troubles réfractifs
Ce laser est un nouvel outil chirurgical destiné aux découpes cornéennes. La procédure lasik est donc effectuée par la méthode du « tout laser ». Cette innovation permet une grande sécurité, une grande précision et une qualité accrue des résultats post-opératoires. Le laser femto-seconde émet des ondes lumineuses ultra brèves de l’ordre de 10-15 secondes. Il crée des microbulles de gaz juxtaposées qui permettent la formation d’un volet cornéen de façon ultra précise. Il permet d’enlever la variabilité d’une découpe mécanique, qui nécessitait une grande expérience chirurgicale.

Un nouvel outil de pointe dans la chirurgie de la cataracte
La technologie au laser femto-seconde, d’abord utilisée en chirurgie de la myopie, a trouvé une nouvelle application dans la chirurgie de la cataracte. Depuis janvier 2014, une salle opératoire est entièrement dédiée à cette chirurgie nouvelle génération. Depuis plus de 20 ans, la chirurgie de la cataracte est basée sur une technologie qui utilise des ultrasons : la phacoémulsification. Ce nouveau laser, capable de découper des structures oculaires à distance avec une grande précision, permet maintenant de réaliser les premières étapes de la chirurgie de la cataracte. La femto-cataracte permet de passer d’une procédure manuelle opérateur dépendant à une procédure semi automatisée par le laser, plus sûre. 

En pratique, le patient est installé sous le laser. Le chirurgien reçoit toutes les informations opératoires sur un écran et ajuste les repères pré-opératoires. Une fois les repères pris, (étape la plus longue), la procédure laser est très rapide, quelques secondes.
Le laser ne réalise que les premières étapes de la chirurgie. Le phacoémulsificateur demeure indispensable pour aspirer les masses cristalliniennes fragmentées par le laser femto-seconde.

La fin de l’intervention consiste à la mise en place de l’implant intraoculaire.
Activité du service d’Ophtalmologie du CHU de Toulouse
450 000 opérations/an en France
1 200/an au CHU de Toulouse

À lire également

Martinique : une maison d’accueil pour les enfants hospitalisés de la Caraïbe

L’association ESA Caraïbes a présenté le 28 mars dernier son projet de « Maison d’Accueil Hospitalière Enfants de la Caraïbe – Dr. Serge Châlons » qui vise à accueillir les enfants et adolescents hospitalisés à la Maison de la Femme de la Mère et de l’Enfant du CHUM en amont et en aval de leur séjour, ainsi que leurs familles, pour de courte ou longue durée.

Le CHU Amiens-Picardie signe la charte « Lieu de Santé Sans Tabac »

Le CHU Amiens-Picardie a signé la charte « Lieu de Santé Sans Tabac » (LSST) portée par le RESeau de Prévention des ADDictions (RESPADD) en lien avec le Ministère de la Santé et soutenue fortement par l’Agence Régionale de Santé des Hauts-de-France. Cette signature vient souligner la démarche engagée dans la prévention depuis 2023.

Une IA permet aux urgentistes de diagnostiquer 99% des fractures du coude chez l’enfant 

Le CHU de Nantes a publié les résultats d’une étude démontrant l’apport décisif de l’intelligence artificielle dans le diagnostic des fractures du coude chez l’enfant. Menée auprès de 755 jeunes patients et publiée dans le European Journal of Radiology, cette étude confirme qu’un algorithme de deep learning1* , utilisé comme outil d’aide à la décision, améliore significativement la sensibilité diagnostique des cliniciens.