Psychiatrie : expérience de suivi à domicile de patients en détresse

Violence, tentative de suicide, crise familiale... Contrairement aux idées reçues et aux pratiques habituelles, l'hospitalisation de patients en détresse dans une unité psychiatrique n'est pas toujours la réponse adaptée. Le pôle universitaire de psychiatrie de l'AP-HM lance une expérience de prise en charge à domicile pour soutenir les personnes en grande souffrance psychique et leurs parents souvent à bout de souffle.

Violence, tentative de suicide, crise familiale… Contrairement aux idées reçues et aux pratiques habituelles, l’hospitalisation de patients en détresse dans une unité psychiatrique n’est pas toujours la réponse adaptée. Le pôle universitaire de psychiatrie de l’AP-HM lance une expérience de prise en charge à domicile pour soutenir les personnes en grande souffrance psychique et leurs parents souvent à bout de souffle.

Une équipe mobile composée d’un médecin et d’un infirmier se rend chez la personne. L’objectif est de trouver des solutions adaptées en concertation avec les familles et si possible de proposer une alternative à l’hospitalisation.

Désemparées face aux troubles de leur proche, les familles peuvent désormais contacter directement l’équipe spécialisée ULICE (Unité locale d’intervention de crise et d’évaluation). Après une évaluation téléphonique du degré d’urgence et de la pertinence de l’intervention l’équipe se rendra au domicile si cela s’avère nécessaire. L’expérience montre que le premier échange téléphonique permet bien souvent de différer la demande et d’explorer des ressources insoupçonnées.

Formée aux thérapies familiales, l’équipe propose une prise en charge intensive sur une durée limitée à 2 mois maximum, en utilisant les principes de la thérapie contextuelle qui recommande de traiter le contexte plutôt que l’individu isolé.

Pour l’instant, ULICE n’intervient pas en urgence. Cette activité se développe en réseau en collaboration avec les associations d’usagers, les structures sanitaires existantes et les services municipaux. L’expérience est menée depuis plusieurs mois dans les 8e, 9e et 10e arrondissements de Marseille.

Contact
Dr Samuel BOULOUDNINE
samuel.bouloudnine@ap-hm.fr
ULICE : 06 89 85 37 22

À lire également

Un quadruplet de dons croisés de reins entre 8 patients, une première en France 

Pour la première fois en France et en Suisse, quatre paires donneur/receveur ont été opérées de manière coordonnée dans le cadre d’un don croisé de reins avec donneurs vivants. Pilotée par l’Agence de la biomédecine, ce « quadruplet » constitue un défi médical et logistique considérable, qui a impliqué les CHU de Toulouse, Montpellier, Reims et Genève.

Sport intense et canicule : le CHU d’Angers met en garde contre le coups de chaleur

La France connait actuellement un épisode caniculaire précoce. Les événements sportifs, dédiés notamment à la course à pied, sont nombreux en cette période. Les sportifs sont particulièrement exposés aux risques liés aux fortes chaleurs. Dans ces conditions, des coups de chaleur d’exercice peuvent survenir, entraînant des hospitalisations, voire des décès. Les médecins réanimateurs et du sport du CHU d’Angers rappellent quelques recommandations de base, face à ces épisodes de fortes chaleurs qui se multiplient.

Hôpital Henry Gabrielle : un accompagnement inédit après les cancers du sang 

Les Hospices Civils de Lyon ont ouvert, à l’hôpital Henry Gabrielle, une unité de soins médicaux et de réadaptation (SMR) dédiée à l’onco-hématologie. Première structure de ce type au sein d’un CHU en France, elle propose une prise en charge globale, spécialisée et coordonnée des patients atteints de cancers du sang après des traitements intensifs. Conçue comme un maillon du parcours de soins, elle constitue l’aval direct du service d’hématologie de l’hôpital Lyon Sud. Elle assure la continuité de la prise en charge après la phase aiguë, dans une logique de parcours sécurisé et gradué, au service de la récupération physique, psychologique et sociale de patients fragilisés par une leucémie, un lymphome, un myélome, une greffe de moelle ou une thérapie par CAR-T cells.

Cancer du pancréas : au CHU Grenoble Alpes, l’innovation thérapeutique à l’honneur

Le CHU Grenoble Alpes lance l’étude ACAPELLA, première en Europe, pour évaluer une technologie innovante de radiothérapie interne ciblée (DaRT) chez des patients atteints de cancer du pancréas non opérable. Portée par ses équipes expertes en oncologie digestive, en endoscopie digestive et en radiothérapie, cette étude vise à offrir une alternative plus efficace à la radiothérapie conventionnelle, avec l’espoir d’améliorer significativement le pronostic de patients aujourd’hui en impasse thérapeutique.

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.