Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Rachis : Reims se dote d’une nouvelle technologie de chirurgie naviguée

« Naviguer, c’est réaliser une intervention chirurgicale en observant en temps réel l’anatomie du patient en 2D et en 3D, tout en implantant simultanément le matériel » explique le Docteur Christophe Mensa, chef du service de chirurgie orthopédique-traumatologique du CHU. Depuis le mois de mai, le CHU Reims dispose d’une technologie de chirurgie naviguée OArm®, permettant aux chirurgiens orthopédistes et aux neurochirurgiens de pratiquer des gestes sur la colonne vertébrale avec plus de précision et de sécurité, en suivant en direct leurs gestes sur écran. Une première en Champagne-Ardenne.
« Naviguer, c’est réaliser une intervention chirurgicale en observant en temps réel l’anatomie du patient en 2D et en 3D, tout en implantant simultanément le matériel » explique le Docteur Christophe Mensa, chef du service de chirurgie orthopédique-traumatologique du CHU. Depuis le mois de mai, le CHU Reims dispose d’une technologie de chirurgie naviguée OArm®, permettant aux chirurgiens orthopédistes et aux neurochirurgiens de pratiquer des gestes sur la colonne vertébrale avec plus de précision et de sécurité, en suivant en direct leurs gestes sur écran. Une première en Champagne-Ardenne.
Technique de pointe, l’O-Arm® est un scanner de bloc opératoire qui permet l’acquisition d’images en 3D de grande qualité durant l’intervention chirurgicale. En visualisant en temps réel les organes et tissus du patient, le chirurgien réalise des gestes techniques plus précis et moins invasifs, diminuant d’autant les complications et les douleurs postopératoires. Cette instantanéité contribue également à limiter fortement le besoin de réaliser des examens radiologiques supplémentaires à l’issue de l’intervention. Grâce à un temps d’acquisition des images très réduit (13 secondes), l’O-Arm® réduit significativement la  dose de rayons délivrée au patient et au personnel de bloc. 
Fiable et sécurisée, cette technique sera bientôt élargie à la chirurgie de la base du crâne "en ciblant des zones du cerveau de manière précise » explique le Docteur Christophe Eap. Une autre application est aussi envisagées "pour naviguer les fractures complexes du bassin en réduisant la taille des incisions et donc là encore faciliter les suites opératoires ». 
Un rapprochement entre l’orthopédie et la neurochirurgie
Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une coopération étroite entre les services de chirurgie orthopédique traumatologique et de neurochirurgie du CHU de Reims, de plus en plus d’interventions chirurgicales complexes étant gérées conjointement par un chirurgien orthopédique et un neurochirurgien. Cette synergie est d’autant plus forte que des staffs sont organisés avec le service de rhumatologie, permettant un une réflexion collégiale et pluridisciplinaire sur les cas les plus complexes et une amélioration constante de la prise en charge des patients. 

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Le rôle d’un centre antipoison : tout ce qu’il faut savoir 

Dans le cadre de notre série de reportages au CHU d’Angers, nous avons rencontré le responsable du Centre Antipoison et Toxicovigilance du Grand Ouest, le Pr Alexis Descatha. Intoxications, serpents exotiques, veille national champignons… ce dernier a accepté de nous parler des différentes missions de son service.

HAVISAINES : Le CHU d’Angers vise la bonne santé de ses agents

Depuis l’an dernier, le CHU d’Angers déploie HAVISAINES, un dispositif de promotion de la santé à destination de ses professionnels. Au micro de CHU Média, le Pr Alexis Descatha, médecin porteur du programme, revient notamment sur les quatre piliers sur lesquels ce dispositif repose : sport, alimentation, alcool, tabac.

Violences : fin de l’omerta à l’hôpital

La semaine dernière, la Conférence des Doyens de facultés de médecine a publié un communiqué de presse co-signé avec l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris (APHP), annonçant un engagement commun dans la lutte contre les violences au travail. Une déclaration qui fait suite aux récentes accusations de violences morales et sexuelles de Karine Lacombe à l’encontre du médecin urgentiste Patrick Pelloux.

L’ICI, nouveau temple de la cancérologie

Le CHU de Brest vient d’inaugurer son nouvel Institut de Cancérologie et d’Imagerie, surnommé ICI. Ce centre, promesse d’un hôpital centré sur l’humain et doté d’une technologie de pointe, est amené à devenir l’un des fers de lance européens dans le traitement du cancer, avec une capacité de 50 000 patients par an.

Dossier : La maladie de Parkinson 

Décrite pour la première fois dans An Essay on the Shaking Palsy (1817) par James Parkinson, un médecin anglais, la maladie de Parkinson, mentionnée souvent en abrégé « Parkinson », est une maladie neurodégénérative irréversible d’évolution lente. La maladie s’installe ainsi au cours d’une longue phase asymptomatique de plusieurs années. Les premiers symptômes ne se font en effet ressentir que lorsque 50 à 70% des neurones dopaminergiques du cerveau sont détruits. Ils se déclarent essentiellement progressivement sous la forme d’un tremblement de repos, d’un ralentissement des mouvements et d’une raideur musculaire. Néanmoins, de nombreux troubles moteurs et non moteurs peuvent s’ajouter à la liste, devenant de réels handicaps dans le quotidien de ceux qui la subissent.