Un équipement robotisé au service du geste interventionnel

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l'Artis zeego est une table de radiologie interventionnelle "robotisée" de dernière génération qui autorise une totale liberté de mouvement autour du patient.Le CHRU de Montpellier vient d'inaugurer la première salle française de radiologie interventionnelle chirurgicale dotée d'un bras articulé robotisé : l'Artis zeego, d'une imagerie 3D puissante intégrée sur un écran géant d'1,40m, d'images simultanées provenant de différentes modalités : scanner, IRM, angiographie, échographie... « Implantée au sein du bloc opératoire du pôle digestif de l'hôpital Saint Eloi cette salle hybride robotisée, à la fois radiologique et chirurgicale, présente de nombreux avantages tant pour le patient que pour les opérateurs. Elle ouvre de nouvelles perspectives d'interventions mixtes, de recherche et d'enseignement» explique le Professeur Gallix , chef du département d'imagerie.

Le CHRU de Montpellier vient d’inaugurer la première salle française de radiologie interventionnelle chirurgicale dotée d’un bras articulé robotisé : l’Artis zeego, d’une imagerie 3D puissante intégrée sur un écran géant d’1,40m, d’images simultanées provenant de différentes modalités : scanner, IRM, angiographie, échographie… « Implantée au sein du bloc opératoire du pôle digestif de l’hôpital Saint Eloi cette salle hybride robotisée, à la fois radiologique et chirurgicale, présente de nombreux avantages tant pour le patient que pour les opérateurs. Elle ouvre de nouvelles perspectives d’interventions mixtes, de recherche et d’enseignement» explique le Professeur Gallix , chef du département d’imagerie.

©Gaëlle Faugier-CHRU de Montpellierl’Artis zeego est une table de radiologie interventionnelle « robotisée » de dernière génération qui autorise une totale liberté de mouvement autour du patient. Une totale liberté de mouvement du détecteur corrélée à une vitesse de déplacement recordLa robotisation du bras multiaxial portant le détecteur numérique induit un total degré de liberté autour du patient. Grâce à un déplacement rapide du capteur et une acquisition rotationnelle unique, la visualisation de détails anatomiques auparavant invisibles est désormais possible et permettent un geste plus sûr. Par exemple, la délicate procédure qui consiste à séparer les tissus sains des tissus tumoraux pour un traitement interventionnel est facilitée. Quelque soit la position de la table, il est possible de pratiquer de l’imagerie en 3D et réaliser des acquisitions "scanner" de l’ensemble du corps humain, sans limitation.Toute l’information clinique est visualisée sur un écran haute résolution d’1,40m. Chaque praticien peut l’adapter à sa propre configuration. L’ensemble des images radiologiques acquises pendant le bilan pré-opératoire du patient (scanner, IRM) sont immédiatement accessibles pendant l’intervention et peuvent être fusionnées avec les images de fluoroscopie afin de renforcer la qualité du geste. Toutes les données d’imagerie pré et per-opératoires sont affichées sur un grand écran pour une précision du guidage thérapeutique et un confort de travail incomparable. Bénéfices pour les patientsGage de sécurité pour les patients notamment pour ceux qui souffrent de pathologies complexes ce matériel garantit une anesthésie idéalement monitorée et réduit le risque infectieux au maximum. De plus, la voie d’accès étant le plus souvent de très petite taille, on évite ainsi les larges cicatrices peu esthétiques. Ce progrès a aussi une incidence sur les durées d’hospitalisation, plus courtes et sur les suites opératoires, généralement plus légères.Les premières applications concernent les patients souffrant de cancers digestifsClassiquement, le traitement des tumeurs passe par l’exérèse chirurgicale (retrait d’un élément nuisible à l’organisme), la radiothérapie et la chimiothérapie. En association avec ces méthodes, les techniques dites de "radiologie interventionnelle" sont de plus en plus utilisées pour détruire des tumeurs localisées. Cette salle permet plusieurs approches possibles pour détruire une tumeur en utilisant un guidage radiologique. Les vaisseaux qui alimentent la tumeur peuvent être cathétérisés de manière très sélective afin d’injecter le traitement par chimiothérapie directement dans la tumeur, ce qui en augmente l’efficacité, et surtout diminue les effets secondaires. Si nécessaire, les vaisseaux de la tumeur peuvent être occlus afin de favoriser sa nécrose.L’échographie disponible en salle ainsi que le guidage scanner permettent le placement d’aiguilles ou d’électrodes dans une tumeur directement à travers la peau jusqu’aux parties les plus profondes de l’abdomen. Le guidage doit être extrêmement précis pour ne pas léser un organe vital. Une fois la tumeur atteinte, celle-ci peut être détruite par la chaleur en utilisant des courant électriques, du laser, des micro-ondes ou par congélation (cryoablation).Le guidage radiologique est aussi utilisé par le radiologue, ou le gastro-entérologue pour remettre en fonctionnement des organes vitaux tel que le foie. Il permet de désobstruer les canaux biliaires et d’insérer des stents.Après 3 mois d’utilisation, le Professeur Gallix a déjà réalisé 120 gestes de radiologie interventionnelle lourde, qu’il s’agisse de destruction de cancers du foie, de chimiothérapie intra-artérielle directement délivrée au contact des tumeurs, ou de traitement des obstructions des voies biliaires. Les interventions mixtes rendues possiblesQuelques patients ont pu bénéficier au cours d’une même intervention, de deux gestes complémentaires associant radiologie interventionnelle et chirurgie. Ainsi, le traitement de calculs multiples des voies biliaires, situés à l’intérieur du foie, a pu être effectué grâce à la collaboration étroite entre chirurgien et radiologue. Le matériel chirurgical, et notamment un endoscope permettant le retrait des calculs, a été positionné sous contrôle radiologique. Le retrait de calculs étant effectué par les deux spécialistes suivant leur localisation. Au cours d’une autre intervention, radiologues et chirurgiens ont positionné un cathéter directement dans les artères du foie pour permettre une chimiothérapie limitée à cet organe. Habituellement, ce placement nécessite une véritable opération. Dans cette procédure, l’ensemble du positionnement s’est effectué par une simple ponction au niveau de l’artère fémorale. Le malade a pu sortit le lendemain matin de l’intervention.L’objectif est mettre en place des interventions mixtes où la radiologie interventionnelle guidera le chirurgien afin de lui fournir des informations supplémentaires dont il ne dispose pas aujourd’hui. Ceci concernera plus particulièrement le traitement des cancers du foie et des maladies bénignes ou malignes des voies biliaires.Favoriser la mutualisation La salle de radiologie interventionnelle chirurgicale s’inscrit dans les objectifs du pôle digestif du CHRU de Montpellier qui privilégie une mutualisation des équipements. Son coût de 1,8 million d’euros justifie pleinement cette mise en commun ainsi que l’utilisation maximale des plages horaires disponibles.Des perspectives en matière d’enseignement et de rechercheCet équipement va enrichir la formation des étudiants et des spécialistes, par la mise en place de simulation d’interventions La salle opératoire de radiologie interventionnelle et de chirurgie mini-invasive servira également de support à la recherche clinique pour les équipes d’imagerie, de gastro-entérologie et de chirurgie abdominale et viscérale. En collaboration avec Siemens, de nouveaux outils de planification automatisée des trajets des aiguilles utilisées pour le traitement des tumeurs est en cours de mise en place. Ces outils informatiques permettent un guidage en temps réel des aiguilles à partir des images 3D.Des interventions mixtes, où radiologues interventionnels et chirurgiens viscéraux utiliseront notamment des techniques coelioscopiques, sont en cours de préparation.En matière d’enseignement, cet outil permettra l’apprentissage des techniques médico-chirurgicales mini-invasives dans le domaine du cancer en particulier. *Les applications imagerie 3D intégrée comportent : – syngo DynaCT. A l’instar des images en coupe d’un scanner, syngo DynaCT procure des images en coupe qui facilite la caractérisation des tissus mous, très utile pour les pathologies abdominales ;- syngo iPilot. Cette cartographie superpose des images 2D en temps réel (fluoroscopie) sur des images reconstruites en 3D (DynaCT, scanner, IRM) ;- syngo iGuide. Une programmation du trajet optimal à suivre est calculée avant la procédure. Puis, pendant le geste, syngo iGuide vérifie les écarts entre le chemin suivi et celui choisi par le médecin. ©Gaëlle Faugier-CHRU de MontpellierL’agencement de la salle de radiologie interventionnelle chirurgicaleest le fruit d’une collaboration entre les équipes de radiologie, de chirurgie digestive, de gastro-entérologie, d’anesthésie et de réanimation. Les intervenants ont dû prendre en compte l’encombrement des postes : système à rayons X, injecteur, respirateur, scialytiques, échographe et du matériel chirurgical complexe et les exigences d’hygiène et de sécurité. Le résultat, qualifié d’exemple de l’état de l’art au service d’un meilleur geste interventionnel, concilie les différentes contraintes tout en autorisant une organisation fluide et rapide

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