Création du premier DU en Sciences Infirmières

Auteur /Etablissement :
Jusqu’à récemment aucun cursus en Sciences Infirmières n’était proposé en France, contrairement au Canada ou en Suisse. Une lacune désormais comblée grâce au partenariat entre l’Université, le CHU de Limoges et l’Institut Universitaire de Formation et de Recherche en Soins (IUFRS) de Lausanne qui proposeront un DU en «Sciences Infirmières et Recherche Paramédicale», à partir de janvier 2013. Cette formation innovante sur le plan national, portée par la faculté de Médecine l’Université de Limoges, facilitera l’intégration progressive des diplômés infirmiers et paramédicaux dans une formation master puis doctorat en Sciences Infirmières.

Jusqu’à récemment aucun cursus en Sciences Infirmières n’était proposé en France, contrairement au Canada ou en Suisse. Une lacune désormais comblée grâce au partenariat entre l’Université, le CHU de Limoges et l’Institut Universitaire de Formation et de Recherche en Soins (IUFRS) de Lausanne qui proposeront un DU en «Sciences Infirmières et Recherche Paramédicale», à partir de janvier 2013. Cette formation innovante sur le plan national, portée par la faculté de Médecine l’Université de Limoges, facilitera l’intégration progressive des diplômés infirmiers et paramédicaux dans une formation master puis doctorat en Sciences Infirmières.
Très tôt structurée, la recherche paramédicale du CHU de Limoges est aussi très dynamique comme en témoignent ses différents projets retenus pour financement par la DGOS dans le cadre des premiers appels à projets : Programmes Hospitaliers de Recherche Infirmière (PHRI) et Paramédicale (PHRIP). Au lendemain de la réforme Licence-Master-Doctorat, l’idée de développer le premier Diplôme Universitaire en sciences infirmières prend donc vite forme dans l’esprit de Pascale Beloni, pilote du Comité de promotion de la recherche paramédicale et de l’innovation de la commission des soins du CHU de Limoges. A partir d’Avril 2011, elle évoque avec des enseignants de la Faculté de Médecine de l’Université de Limoges un projet de passerelle entre les Universités de Lausanne et Limoges pour organiser une filière en sciences Infirmières avec le soutien de Diane Morin, directrice de l’Institut de formation et de recherche en soins (IUFRS) de Lausanne.
Le travail entre l’Université et le CHU aboutit cette année, puisque à compter de cette rentrée 2012, les inscriptions pour le premier DU français en Sciences Infirmières vont être ouvertes. En janvier 2013, la Faculté de médecine de l’Université  de Limoges va accueillir une quinzaine d’étudiants ou professionnels du soin pour cette première promotion.

Sélectionnés à partir de leurs CV et lettre de motivation,
ils bénéficieront de l’enseignement prodigué par des professionnels paramédicaux, des médecins chercheurs de la Faculté de Médecine de l’Université et du CHU de Limoges, des formateurs de l’Institut de Formation des Cadres de Santé, de l’Institut de Formation en Soins Infirmiers, de la Coordination Générale des Soins du CHU de Limoges et du centre universitaire de l’IUFRS de Lausanne. « Perspectives théoriques en Sciences Infirmières », « Méthodologie de la recherche – Rédaction du protocole de recherche », « Droit, responsabilité, éthique », « Qualité des soins et gestion des risques », seront au programme. Une base documentaire online, « démarche de recherche »  sera également mise à la disposition des inscrits.

Les titulaires de ce nouveau diplôme universitaire pourront être référents des projets de recherche paramédicale et infirmière dans leurs établissements. Ce DU est une étape d’importance dans la perspective de création d’un Master en Sciences Infirmières actuellement à l’étude.

Responsable de la formation
Dr MARIN Benoit MCU-PH, UF Recherche Clinique et Biostatistique CHU Limoges ; Faculté de Médecine de l’Université de Limoges, UMR Inserm 1094 NeuroEpidémiologie Tropicale
Coordonnateurs pédagogiques associés
Pascale BELONI Cadre supérieur de santé Mission transversale : recherche paramédicale Coordination générale des soins CHU Limoges
Marie-Christine PARNEIX Directeur de Soins, Directrice de l’Institut de Formation des Cadres de Santé CHU Limoges
Inscriptions à compter du 27 août auprès du SUFOP, 209 Boulevard de Vanteaux 87000 Limoges / sufop@unilim.fr

À lire également

Cancer du poumon : une première bronchoscopie robotisée au CHU de Rouen

Le Pr Samy Lachkar, responsable de l’unité d’endoscopie respiratoire de Pneumologie du CHU de Rouen, a réalisé avec succès la première bronchoscopie robotisée au sein de l’établissement. Une innovation technologique importante dans la détection et le diagnostic précoce du cancer du poumon, l’un des cancers les plus meurtriers en France.

Le CHU de Rennes à la pointe de la génomique diagnostique

Avec l’acquisition d’un séquenceur « Long-read » de nouvelle génération financé grâce à la générosité des donateurs et mécènes du Fonds de dotation Nominoë, les équipes de génétique moléculaire et génomique et de cytogénétique du CHU de Rennes voient désormais différemment le génome de leurs patients en accédant à des régions jusqu’ici inaccessibles. Cet investissement de 900 000 euros augmente de manière significative les capacités de diagnostic de l’établissement et ouvre des perspectives inédites pour la recherche en génétique.

Endométriose : les 3 CHU du Grand Est au cœur d’un nouveau dispositif régional

Pathologie chronique encore insuffisamment diagnostiquée, l’endométriose touche près de 10 % des femmes en France, soit entre 1,5 et 2,5 millions de patientes. Elle se manifeste par des douleurs parfois invalidantes, peut impacter la fertilité et reste marquée par un délai de diagnostic moyen estimé à sept ans. Face à cet enjeu majeur de santé publique, le ministère de la Santé a lancé en 2022 une stratégie nationale visant à structurer la prise en charge, renforcer la recherche et réduire les délais diagnostiques. C’est dans ce cadre que s’inscrit la création du dispositif régional EndoGrandEst, porté par les CHU de Strasbourg, Nancy et Reims.

Myélome multiple, le CHU de Nantes au cœur de la recherche clinique pour faire progresser les traitements

Publiés le 29 mai 2026 dans la prestigieuse revue scientifique The New England Journal of Medicine par le Pr Cyrille Touzeau, les résultats d’un essai clinique international impliquant 162 centres, démontrent l’intérêt d’une immunothérapie par Teclistamab1 dès la première récidive de la maladie chez les patients atteints de myélome multiple2. Egalement présentés à l’occasion du congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), les résultats d’une étude clinique ayant évalué un traitement précoce par Elranatamab chez des patients atteints d’un myélome multiple pas encore symptomatique3, soulignent l’intérêt de ces nouvelles immunothérapies par anticorps bispécifiques pour le traitement du myélome.