Seul observatoire de la sinistralité professionnelle des acteurs de la santé, le rapport du Sou médical est toujours très attendu. Dans l’édition 2009 les évolutions majeures ne portent ni sur la fréquence des dommages corporels et matériels dont le nombre reste stable : 3 587 déclarations en 2009 contre 3 595 en 2008, ni sur la variation du taux de sinistralité (qui caractérise le nombre de déclarations pour 100 sociétaires médecins), puisque ce dernier baisse même légèrement : 1,06% en 2009 contre 1,2% en 2008. Les tendances fortes concernent le nombre croissant de recours présentés aux commissions régionales de conciliation et d’indemnisation (CRCI) et l’augmentation significative des dossiers à coût important particulièrement dans cinq spécialités dont la chirurgie. Ainsi, en 35 ans d’exercice un chirurgien risque 15 fois d’être mis en cause. Autre constat lourde de conséquences : la propension des juges à condamner les médecins «Certainement dans un souci de meilleure indemnisation des victimes commente Nicolas Gombault, Directeur Général du Sou médical qui précise que 61% des décisions de justice sont défavorables aux praticiens en 2009 contre 40% il y a 15 ans !»