Apanage des CHU, la recherche clinique, faite au lit du malade, constitue un des axes stratégiques de la politique de santé. Son financement est assuré par des crédits de l’assurance maladie à hauteur de 900 millions d’euros par an ce qui lui garantit une indépendance et une impartialité enviées par les autres pays. Stimulée par un dispositif d’accompagnement et confortée par l’excellence des équipes hospitalo-universitaires, la recherche biomédicale française se classe tout à fait honorablement : en 3ème position en Europe* et en 6ème position dans le monde. Cette exception française a d’ailleurs été saluée dans un récent article du Lancet signé par les Pr Volker Wenzel et Karl H. Lindner qui reconnaissent qu’en France, « le programme de soutien du gouvernement est un modèle qui permet le développement d’une importante recherche médicale non commerciale. »**. Les financements publics sont notifiés dans le cadre des missions d’enseignement, de recherche, de recours et d’innovations (MERRI) qui relèvent des missions d’intérêt général des établissements. Au sein de la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins (DHOS), il existe un service chargé de l’observation, de la prospective et de la recherche clinique (OPRC). A sa tête, le Dr Jean-Pierre Duffet assure le recensement, la gestion, le suivi et l’appui des programmes hospitaliers de recherche clinique (PHRC) et des programmes de Soutien aux Techniques Innovantes Coûteuses (STIC). Le Dr Jean-Pierre Duffet a accepté de répondre aux questions de RESEAU CHU.